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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2400509

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2400509

jeudi 24 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2400509
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B A, qui contestait le refus du préfet d'Ille-et-Vilaine de l’admettre exceptionnellement au séjour. Le requérant invoquait l’impossibilité de donner suite à une offre d’emploi et de subvenir aux besoins de sa famille. Le tribunal a jugé que ces circonstances ne constituent ni des considérations humanitaires ni des motifs exceptionnels au sens de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, rendant le moyen inopérant. En outre, le requérant n’a apporté aucun élément probant à l’appui de ses allégations. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 janvier 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler la décision du 7 décembre 2023 du préfet d'Ille-et-Vilaine rejetant sa demande d'admission exceptionnelle au séjour.

Il soutient que cette décision l'empêche de donner suite à une offre d'emploi et de subvenir aux besoins de sa famille.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 7° rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

2. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".

3. Si le requérant soutient que la décision attaquée lu interdit de donner suite à une offre d'emploi et de subvenir aux besoins de sa famille, de telles circonstances ne constituent ni considérations humanitaires ni des motifs exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, l'unique moyen de la requête est inopérant.

4. Par ailleurs, le requérant, qui ne produit aucun document à l'appui de sa requête, ne justifie aucunement de la réalité des circonstances qu'il invoque. Le moyen précité n'est donc manifestement pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.

5. Dans ces conditions, la requête doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Rennes, le 24 octobre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

signé

T. Jouno

La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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