vendredi 28 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2400890 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 19 février 2024, M. C B demande au tribunal :
1°) de condamner Mme F D, directrice de l'école Sainte-Anne de Port-Louis à lui verser la somme de 10 000 euros au titre de son préjudice moral ;
2°) de condamner l'école Sainte-Anne de Port-Louis aux entiers dépens.
Il soutient que :
- il n'a pu voir son fils du 28 août au 8 décembre 2023 car son ancienne partenaire,
Mme A E, l'a inscrit à l'école Sainte-Anne de Port-Louis alors qu'il s'était opposé à toute inscription dans un autre établissement ;
- l'équipe pédagogique de l'école Sainte-Anne ne lui répond pas et lui refuse l'accès au logiciel de suivi de la scolarité de son fils ;
- il détient l'autorité parentale sur son fils et dispose de droits légaux, y compris le droit d'être informé et consulté sur la scolarité de son enfant ;
- l'école Sainte-Anne a inscrit son fils sans obtenir un certificat de radiation de l'école précédente, ce qui constitue une faute professionnelle grave ;
- il a subi un préjudice moral du fait de cette situation administrative complexe.
La procédure a été communiquée à l'école Sainte-Anne de Port-Louis et au rectorat de l'académie de Rennes qui n'ont pas produits de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (). ".
2. Par la présente requête, M. B demande au tribunal de l'indemniser en raison du préjudice moral subi du fait de l'inscription de son fils dans l'école Sainte-Anne de Port-Louis sans son accord. Il est constant que cette inscription a été faite par son ancienne compagne. Par suite, le présent litige résulte d'un différend entre M. B et Mme E, mère de l'enfant et porte sur l'autorité parentale sur l'enfant et en particulier l'exécution du jugement du 3 janvier 2024 du juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Saint-Nazaire. Ce litige, qui oppose deux personnes privées, relève, par conséquent, de la compétence du juge judiciaire. Il y a lieu, par suite, en application des dispositions du 2° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, de rejeter la requête de M. B comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétente pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B, à l'école Sainte-Anne et au recteur de l'académie de Rennes.
Copie en sera adressée pour information au directeur diocésain de l'enseignement catholique du Morbihan.
Fait à Rennes, le 28 juin 2024.
La présidente de la 3ème chambre,
signé
C. Grenier
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2400890
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