mercredi 29 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2401196 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | TUYAA BOUSTUGUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 mars 2024, et un mémoire enregistré le 25 avril 2024, Mme A B, représentée par Me Tuyaa Boustugue, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 10 novembre 2023 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
3°) d'enjoindre à cette autorité de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Tuyaa Boustugue d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision refusant le renouvellement de son titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'elle n'a pas été convoquée à un examen médical par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et que celui-ci n'a pas demandé de complément d'information auprès du médecin ayant rempli le certificat médical, en méconnaissance de l'article 7 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les articles 21 et 26 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de la mesure sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les articles 21 et 26 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 avril 2024, et un mémoire, enregistré le 2 mai 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Ambert et les observations de Me Dahi, substituant Me Tuyaa Boustugue et représentant Mme B, ont été entendus au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante de la République démocratique du Congo (RDC) née le 3 septembre 1980, est entrée irrégulièrement en France le 26 février 2020. Elle a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par une décision du 30 septembre 2021. Son recours à l'encontre de cette décision a été rejeté par la Cour nationale du droit d'asile le 25 octobre 2022. Elle a bénéficié d'une carte de séjour temporaire, délivrée sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et valide du 5 septembre 2022 au 4 septembre 2023. Le 14 août 2023, elle a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour. Par un arrêté du 10 novembre 2023, le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé le renouvellement de celui-ci, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la demande d'aide juridictionnelle :
2. Par une décision du 25 janvier 2024, le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Rennes a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur sa demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions en annulation de la décision lui refusant le renouvellement de son titre de séjour :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des motifs de fait et de droit au regard desquels le préfet d'Ille-et-Vilaine a pris la décision attaquée. Le moyen tiré du caractère insuffisant de la motivation de l'arrêté attaqué doit ainsi être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. () ". Aux termes de l'article R. 425-12 du même code : " () Le collège de médecins peut entendre et, le cas échéant, examiner le demandeur et faire procéder aux examens estimés nécessaires. () ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. () ". Aux termes de l'article 7 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'établissement de l'avis, le collège de médecins peut demander, dans le respect du secret médical, tout complément d'information auprès du médecin ayant rempli le certificat médical. Le demandeur en est informé. / Le complément d'information peut être également demandé auprès du médecin de l'office ayant rédigé le rapport médical. Le demandeur en est informé. / Le collège peut convoquer le demandeur. () ".
5. Il ressort des pièces du dossier qu'un rapport médical relatif à la situation de Mme B a été établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) le 15 septembre 2023 à partir d'un certificat médical du 11 août 2023. C'est ainsi, nécessairement, au vu de ce rapport du 15 septembre 2023 que le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, a rendu son avis du 5 octobre 2023 visé dans l'arrêté litigieux. Cet avis mentionne qu'il a été rendu et signé par les trois médecins qui composent le collège, dont aucun n'a rédigé le rapport médical. Si Mme B soutient que le collège de médecins de l'OFII aurait dû demander un complément d'information auprès du médecin ayant rempli le certificat médical et la convoquer préalablement pour un examen, il résulte des dispositions précitées de l'article R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 7 de l'arrêté du 27 décembre 2016 précité que le complément d'information auprès du médecin ayant rempli le certificat médical et la convocation du demandeur pour l'examiner ne sont qu'une faculté pour le collège de médecins de l'OFII. Par suite, le moyen tiré d'un vice de procédure doit être écarté.
6. En troisième lieu, l'arrêté attaqué mentionne l'avis émis le 5 octobre 2023 par un collège de médecins de l'OFII. Cet avis a été rendu au vu d'un rapport médical du 15 septembre 2023 établi par un médecin de l'OFII à partir d'un certificat médical du 11 août 2023. Le rapport médical fait notamment état de huit consultations avec un psychologue entre novembre 2020 et décembre 2021. Au regard de ces éléments, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation de Mme B doit être écarté.
7. En quatrième lieu, la partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
8. Il ressort des pièces du dossier que Mme B est atteinte d'un cholestéatome de l'oreille moyenne, d'un léiomyome intramural de l'utérus et d'un état de stress post-traumatique. Pour refuser de délivrer à Mme B le titre de séjour sollicité en raison de son état de santé, le préfet s'est approprié l'avis précité du collège de médecins de l'OFII du 5 octobre 2023 selon lequel l'état de santé du demandeur nécessite une prise en charge médicale et que si le défaut de prise en charge médicale peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, toutefois, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et l'état de santé de l'intéressé peut lui permettre de voyager sans risque vers son pays d'origine. Mme B conteste l'appréciation portée sur la disponibilité d'un traitement approprié en RDC compte tenu de la difficulté à y trouver un appareillage auditif, d'effectuer une surveillance audiométrique annuelle, des coûts du traitement ainsi que du caractère limité des soins psychiatriques, ainsi qu'en fait état un rapport du Bureau européen d'appui en matière d'asile (EASO) d'août 2021. Elle joint également au dossier une facture d'achat du 11 mai 2023 d'un appareil auditif, d'un montant de 1 600 euros, des certificats médicaux des 3 septembre 2021 et 21 août 2023 ainsi qu'une ordonnance médicale du 18 mars 2024. Toutefois, aucun des documents ainsi produits ou invoqués ne révèle que le traitement spécifiquement prescrit à Mme B serait indisponible en RDC. Ces différentes pièces ne suffisent ainsi pas à remettre en cause l'avis du collège de médecins de l'OFII selon lequel Mme B peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, les moyens tirés d'une erreur d'appréciation, de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la violation de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
9. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Mme B soutient qu'elle fait preuve d'une volonté d'intégration avancée en dépit de son handicap. Elle fait état d'un contrat de travail à temps partiel auprès d'une société de nettoyage, qu'elle ne joint toutefois pas au dossier. Toutefois, ces seuls éléments ne sont pas de nature à révéler une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit ainsi être écarté.
10. En sixième lieu, Mme B soutient que la décision lui refusant le renouvellement de son titre de séjour méconnaît les dispositions des articles 21 et 26 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Cependant, il résulte des dispositions de son article 51, que la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne s'adresse " aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union ". Or, la décision attaquée n'a pas été prise dans le cadre de la mise en œuvre du droit de l'Union européenne. Par suite, Mme B ne peut utilement invoquer ces dispositions.
Sur les conclusions en annulation de l'obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 3, l'arrêté attaqué est suffisamment motivé. Le moyen tiré du caractère insuffisant de la motivation de l'arrêté attaqué doit ainsi être écarté.
12. En deuxième lieu, si Mme B soutient que l'arrêté attaqué ne fait pas état de son handicap, il mentionne toutefois l'avis émis le 5 octobre 2023 par un collège de médecins de l'OFII. La pathologie précise de Mme B n'est pas mentionnée dans l'arrêté attaqué dès lors que cette information est couverte par le secret médical. Au regard de ces éléments, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de sa situation doit être écarté.
13. En troisième lieu, pour les motifs énoncés au point 9, le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. En quatrième lieu, Mme B soutient qu'elle a subi des viols en réunion avant son départ de la RDC. Toutefois, elle n'apporte aucun élément circonstancié à cet égard, alors qu'il n'est pas contesté qu'elle a vécu un parcours migratoire traumatique après avoir quitté la RDC. Si elle estime que son insertion professionnelle actuelle en France est inenvisageable en cas de retour en RDC, elle n'établit pas son actuelle insertion professionnelle en France en se bornant à faire référence à un contrat de travail à temps partiel auprès d'une société de nettoyage, qu'elle ne joint au demeurant pas au dossier. Aussi, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a pas commis d'erreur d'appréciation au regard des conséquences de l'obligation de quitter le territoire français sur sa situation personnelle.
15. En cinquième lieu, pour les motifs énoncés au point 10, le moyen tiré de la méconnaissance des articles 21 et 26 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.
Sur les conclusions en annulation de la décision fixant le pays de destination :
16. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
17. La seule situation de vulnérabilité de Mme B, résultant tant de son état physique et psychique que des sévices qu'il n'est pas contesté qu'elle a subis hors de RDC, ne suffit pas, à elle seule, à révéler qu'elle risquerait d'être exposée à des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en RDC. Par ailleurs, aucun autre élément propre à sa situation particulière ne suggère qu'elle pourrait être exposée à de quelconques mauvais traitements dans son pays.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la requête doit être rejetée. Il en va ainsi, en particulier, des conclusions présentées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de Mme B tendant à son admission, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête présentée par Mme B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au préfet d'Ille-et-Vilaine et à Me Tuyaa Boustugue.
Délibéré après l'audience du 15 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jouno, président,
M. Albouy, premier conseiller,
M. Ambert, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 mai 2024.
Le rapporteur,
signé
A. AmbertLe président,
signé
T. Jouno
La greffière,
signé
S. Guillou
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026