mercredi 10 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2401569 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 mars 2024, M. B A demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 10 juillet 2023 par lequel le maire de la commune de Plouray ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par la société Free Mobile pour la création d'un relais de téléphonie mobile au lieudit " Mané Dravelen ".
Il soutient que :
- il a intérêt à agir, le projet étant de nature à entraîner une baisse de la valeur économique de son bien immobilier adjacent ;
- les travaux ont débuté ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige :
- il n'a pas été affiché sur le terrain d'assiette du projet ;
- le projet porte atteinte aux paysages et à l'environnement ;
- il existe un risque lié aux ondes électromagnétiques ;
- l'arrêté ne respecte pas le principe de la mutualisation des pylônes énoncé au II de l'article D 98-6-1 du code des postes et télécommunications ;
- le projet n'est pas compatible avec les objectifs climat et résilience énoncés dans la loi du 22 août 2021 en raison de l'augmentation de la consommation énergétique et de la consommation de matériaux ;
- le dossier unique d'information en mairie ne comporte pas les documents relatifs à l'exposition électromagnétique.
Par un mémoire, enregistré le 26 mars 2024, la commune de Plouray, représentée par la Selarl Lexcap, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. A le versement de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable :
- les conclusions en annulation ne relèvent pas de l'office du juge des référés ;
- la requête au fond est tardive : M. A ne justifie pas de la notification de son recours gracieux, de telle sorte qu'il n'a pas eu pour effet de proroger le délai de recours contentieux ; le délai de recours a ainsi commencé à courir le 1er septembre 2023, date du recours gracieux qui a marqué la connaissance acquise par M. A de la décision de non-opposition et était ainsi expiré le 6 décembre 2023, date de l'enregistrement de sa requête ;
- M. A ne justifie pas avoir notifié sa requête au fond conformément aux dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- M. A ne justifie pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme à défaut de démontrer l'incidence du projet sur les conditions d'occupation ou de jouissance du bien lui appartenant et alors que le projet est situé à une centaine de mètres des limites de la parcelle lui appartenant, non bâtie, dont elle est séparée par un important espace boisé ;
- à titre subsidiaire,
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite : les circonstances de l'espèce font obstacle à la caractérisation d'une urgence, le projet visant à permettre à la société Free Mobile d'assurer la couverture en téléphonie mobile, et particulièrement en 3G et 5G du territoire de la commune de Plouray, conformément aux engagements qu'elle a pris à l'égard de l'État et ce projet étant facilement réversible ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige :
* les conditions d'affichage d'une autorisation d'urbanisme sont sans incidence sur sa légalité ;
* les dispositions du II de l'article D. 98-6-1 du code des postes et communications électroniques ne posent aucune obligation aux opérateurs de mutualiser les utilisations d'antennes-relais et, en tout état de cause, ces dispositions relèvent d'une législation distincte du droit de l'urbanisme et ne sont pas opposables aux autorisations d'urbanisme ;
* le moyen tiré de la méconnaissance du II de l'article L. 34-9 du code des postes et communications électroniques à raison d'une insuffisance du dossier d'information déposée en mairie par la société Free Mobile est inopérant s'agissant d'une réglementation indépendante du droit de l'urbanisme ;
* le moyen tiré de la méconnaissance des objectifs climat et résilience énoncés dans la loi du 22 août 2021 n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé ;
* le moyen tiré de la perte de valeur vénale de la propriété du demandeur est inopérant, une autorisation d'urbanisme étant délivré sous réserve du droit des tiers ;
* les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ne sont pas méconnues : le secteur d'implantation du projet est caractérisé par une dominante rurale et forestière sans caractère remarquable et n'est pas un paysage significatif ou protégé ; l'impact paysager du projet, eu égard à ses caractéristiques, apparaît particulièrement limité.
Par un mémoire enregistré le 2 avril 2024, la société Free Mobile, représentée par Me Martin, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. A le versement de la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable :
- les conclusions à fin d'annulation ne relèvent pas de l'office du juge des référés ;
- la requête ne satisfait pas aux exigences de l'article R. 411-1 du code de justice administrative dès lors que n'y figure pas le domicile du requérant ;
- elle est tardive à défaut pour le requérant d'avoir introduit un recours gracieux dans le délai de recours contentieux ;
- à supposer que le courrier du 1er septembre 2023 remis aux services municipaux s'analyse comme un recours gracieux, il n'est pas justifié qu'il lui ait été notifié en méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite : le projet a une faible emprise et il existe un intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par son réseau de téléphonie mobile, alors que le territoire de la commune de Plouray est confronté à des trous de couverture en 3G et 4G ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- le projet ne porte pas atteinte aux lieux avoisinants : la parcelle d'assiette du projet ne fait l'objet d'aucune protection particulière au titre des paysages et le milieu dans lequel le projet litigieux a vocation à s'insérer ne présente pas de caractéristiques susceptibles de lui conférer un intérêt pouvant le rendre incompatible avec l'implantation d'une station relais du type de celle qui est ici en cause ;
- le moyen tenant aux risques liés aux ondes électromagnétiques est inopérant et en tout état de cause, en l'état actuel des connaissances scientifiques, aucun lien de causalité n'est établi entre l'émission des ondes émises par les stations relais de téléphonie mobile et des éventuels risques pour la santé, qui justifieraient qu'il soit fait application du principe de précaution ;
- le moyen tiré du défaut d'affichage sur le terrain est inopérant et, en tout état de cause, manque en fait, l'arrêté ayant été affiché à compter du 26 juillet 2023 ;
- le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article D. 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques est inopérant en vertu du principe d'indépendance des législations et manque en droit, aucune obligation de mutualisation des sites et des pylônes ne pesant sur les opérateurs de téléphonie mobile ; enfin, il ne relève pas du contrôle du service instructeur ni de la compétence du juge administratif de se prononcer sur l'opportunité du projet ;
- le moyen tiré de ce que la décision attaquée aurait pour effet d'augmenter la consommation énergétique et la consommation de matériaux non compatibles avec les objectifs de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021, dite " climat et résilience " est irrecevable faute de précision et manque en tout état de cause en droit, aucune disposition de cette loi n'interdisant la construction d'un équipement public pour ces motifs ;
- les vices qui entachent le dossier d'information en mairie ne peuvent utilement être retenus au soutien d'une décision d'opposition à travaux ;
- les autorisations d'urbanisme étant délivrées sous réserve du droit des tiers, le requérant ne peut se prévaloir utilement d'une perte de valeur vénale de son bien, laquelle n'est pas étayée.
Vu :
- la requête au fond n° 2306607 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des postes et des communications électroniques ;
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 3 avril 2024 :
- le rapport de Mme Plumerault,
- les observations de M. A, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, souligne les nuisances paysagères et patrimoniales du projet, fait valoir qu'il a notifié son recours gracieux et son recours contentieux, qu'il est voisin du terrain d'assiette du projet et qu'il souhaite créer un verger de pommiers sur son terrain, que l'antenne d'une hauteur de 43 mètres va dépasser la cime des arbres, insiste sur l'impact du projet sur la santé, la faune et la flore alors qu'il existe des habitations, notamment une ferme, à proximité du terrain d'assiette du projet ;
- les observations de Me Colas, représentant la commune de Plouray, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, insiste sur l'irrecevabilité de la requête tant en raison de sa tardiveté que du défaut d'intérêt à agir du requérant, sur l'urgence pour la société Free Mobile à couvrir le territoire concerné alors que l'ouvrage est aisément démontable, expose que la dalle est déjà coulée, fait valoir que le projet ne méconnaît pas l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- les observations de Me Mirabel, représentant la société Free Mobile, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, insiste sur l'urgence pour la société d'installer cette station de relais de téléphonie mobile pour couvrir les trous de couverture du territoire en 3G et 4G, souligne qu'il n'existe dans le secteur aucune protection au niveau des paysages, que des pylônes électriques existent à proximité et que l'antenne sera de type treillis, que le préjudice d'angoisse invoqué est inopérant, dès lors que la construction de la station et son fonctionnement sont indépendants.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La société Free Mobile a déposé, le 22 juin 2023, à la mairie de Plouray, un dossier de déclaration préalable de travaux portant sur l'installation d'une installation de radiotéléphonie mobile, sur un terrain cadastré section YM n° 23 situé au lieudit " Mané Dravelen ". Par arrêté du 10 juillet 2023, le maire de la commune de Plouray ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable. M. A a formé, le 1er septembre 2023, un recours gracieux qui a été rejeté par décision du 7 octobre 2023. Il demande la suspension de l'exécution de l'arrêté du 10 juillet 2023.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / Lorsque la suspension est prononcée, il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision dans les meilleurs délais. La suspension prend fin au plus tard lorsqu'il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision ".
3. En premier lieu, aux termes du II de l'article D 98-6-1 du code des postes et des communications électroniques : " L'opérateur fait en sorte, dans la mesure du possible, de partager les sites radioélectriques avec les autres utilisateurs de ces sites. () ". En vertu du principe de l'indépendance des législations, il n'appartient pas à l'autorité en charge de la délivrance des autorisations d'urbanisme de veiller au respect de la réglementation des postes et des communications électroniques, mais seulement de se prononcer sur la conformité du projet aux règles d'urbanisme en vigueur. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions n'est pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
5. Pour l'application de ces dispositions, l'autorité administrative doit apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
6. Il ressort des pièces du dossier, en particulier des photographies figurant dans le dossier de déclaration préalable, que le projet en litige est implanté sur un terrain situé dans un secteur de la commune naturel et arboré ne présentant toutefois pas de caractère particulier. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet, composé d'un pylône treillis en acier galvanisé ton gris servant de support aux antennes, s'élevant à une hauteur de 43,86 mètres sur une faible largeur serait de nature à impacter sensiblement le paysage environnant. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que le maire de la commune de Plouray aurait, en ne s'opposant pas au projet en litige, méconnu les dispositions précitées n'est pas davantage propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
7. En troisième lieu, il appartient à l'autorité administrative compétente pour se prononcer sur l'octroi d'une autorisation en application de la législation sur l'urbanisme, de prendre en compte le principe de précaution énoncé à l'article 5 de la Charte de l'environnement et rappelé par l'article L. 110-1 du code de l'environnement auquel renvoie l'article R. 111-26 du code de l'urbanisme. Toutefois ces dispositions ne lui permettent pas, indépendamment des procédures d'évaluation des risques et des mesures provisoires et proportionnées susceptibles, le cas échéant, d'être mises en œuvre par les autres autorités publiques dans leur domaine de compétence, de refuser légalement la délivrance d'une autorisation d'urbanisme en l'absence d'éléments circonstanciés sur l'existence, en l'état des connaissances scientifiques, de risques, même incertains, de nature à justifier un tel refus d'autorisation.
8. Il ne ressort des pièces du dossier, alors qu'il n'est pas contesté que l'installation répond aux normes et seuils en vigueur sur le territoire national, aucun élément circonstancié de nature à établir l'existence, en l'état des connaissances scientifiques, d'un risque pouvant résulter, pour le public, de son exposition aux champs électromagnétiques émis par les antennes-relais de radiotéléphonie et justifiant que, indépendamment des procédures d'évaluation des risques et des mesures provisoires et proportionnées susceptibles, le cas échéant, d'être mises en œuvre par les autorités compétentes, le maire de Plouray s'oppose aux travaux déclarés par la société Free Mobile. Le moyen tiré de la méconnaissance du principe de précaution n'est ainsi pas de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
9. Enfin, aucun des autres moyens invoqués par M. A et analysés ci-dessus n'est davantage propre, en l'état de l'instruction, à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
10. Il résulte de ce qui précède que l'une des conditions auxquelles les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonnent la suspension d'une décision administrative n'est pas remplie. Les conclusions de M. A tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 10 juillet 2023 par lequel le maire de la commune de Plouray ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par la société Free Mobile pour la création d'un relais de téléphonie mobile au lieudit " Mané Dravelen " ne peuvent, par suite et sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par la commune de Plouray et la société Free Mobile ni sur la condition d'urgence, qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
11. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A la somme que la commune de Plouray et la société Free Mobile demandent au titre des frais exposés par elles et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Plouray et de la société Free Mobile présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à la commune de Plouray et à la société Free Mobile.
Fait à Rennes, le 10 avril 2024.
Le juge des référés,
signé
F. Plumerault La greffière d'audience,
signé
J. Jubault
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026