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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2401587

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2401587

lundi 6 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2401587
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS JURICAR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 mars 2024, Mme A B, représentée par la société d'avocats Juricar, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Finistère lui aurait refusé la délivrance d'un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet du Finistère de lui délivrer un tel titre, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire, enregistré le 29 mars 2024, le préfet du Finistère conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction et au rejet du surplus.

Il soutient que la requérante est en possession d'un certificat de résidence de dix ans depuis le 15 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle le président du Tribunal administratif de Rennes a donné délégation à M. Jouno, vice-président, pour exercer les attributions prévues à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur l'exception de non-lieu à statuer :

1. Si, ainsi que le relève le préfet, un certificat de résidence de dix ans, prévu par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, a été remis à Mme B le 15 novembre 2023, cette circonstance, antérieure à l'introduction de la présente requête, ne constitue pas une cause de non-lieu à statuer.

Sur la recevabilité de la requête :

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

3. Ainsi qu'il a été dit au point 1, Mme B est détentrice d'un certificat de résidence de dix ans depuis le 15 novembre 2023. Ainsi, contrairement à ce qu'elle allègue, aucune décision implicite de refus de délivrance d'un " titre de séjour " ne lui a été opposée. Les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, qui sont dénuées d'objet, sont manifestement irrecevables et doivent, à ce titre, être rejetées sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il en va de même, par voie de conséquence, des conclusions accessoires, présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet du Finistère.

Fait à Rennes, le 6 mai 2024.

Le président de la 2ème chambre,

signé

T. Jouno

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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