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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2401711

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2401711

jeudi 13 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2401711
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 mars 2024, M. D C, représenté par

Me Maral, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 novembre 2023 par lequel le préfet du Finistère a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a obligé à remettre son passeport et à se présenter une fois par semaine au commissariat de police de Brest ;

2°) d'enjoindre au préfet du Finistère de lui délivrer un titre de séjour temporaire ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre au préfet du Finistère de lui restituer son passeport et les autres documents en sa possession ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

S'agissant du refus de titre de séjour :

- la compétence du signataire de l'arrêté attaqué n'est pas établie ;

- la décision est entachée d'une insuffisance de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- il n'est pas établi que le médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui a établi le rapport médical n'a pas siégé au sein du collège de médecins ;

- il ne pourra pas bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé en Géorgie en méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il entend lever le secret médical ;

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision n'est pas motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne peut pas bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine ;

- il encourt des risques de subir des traitements inhumains ou dégradants en cas de retour en Géorgie en l'absence de traitement approprié à son état de santé ;

S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- il est fondé à exciper de l'illégalité des décisions de refus de titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français ;

S'agissant de la décision fixant les obligations de présentation aux services de police :

- il est fondé à exciper de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2024, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 février 2024.

Des pièces, enregistrées le 27 mai 2024, présentées pour M. C, n'ont pas été communiquées.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Grenier a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant géorgien né le 21 juin 1980, est entré en France au mois de novembre 2019. Le 4 mai 2023, il a demandé la délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé. Par un arrêté du 21 novembre 2023, dont M. C demande l'annulation, le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé, l'a obligé à remettre son passeport aux services de la police nationale de Brest et à se présenter une fois par semaine à ces mêmes services pour indiquer les diligences accomplies en vue de son départ.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. François Drapé, secrétaire général de la préfecture du Finistère. Par un arrêté du 30 août 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 29-2023-104 du 8 septembre suivant, le préfet du Finistère a donné délégation à M. B à l'effet de signer en toutes matières, en cas d'absence ou d'empêchement du préfet, tous les actes relevant des attributions de ce dernier, à l'exception de décisions aux nombres desquelles ne figurent pas la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police (). ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".

4. L'arrêté attaqué mentionne les textes dont il fait application, notamment, dans ses motifs, l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il relève que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), par son avis du 3 novembre 2023, a estimé que l'état de santé de

M. C nécessite une prise en charge médicale, que le défaut de soins devrait entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'il est cependant en mesure de bénéficier d'un traitement médical approprié dans son pays d'origine. L'arrêté mentionne également l'avis du préfet du Finistère sur la demande de titre de séjour pour soins du requérant ainsi que les éléments pertinents relatifs à sa situation administrative, professionnelle et personnelle, pour estimer que la décision portant refus de titre de séjour ne porte pas une atteinte disproportionnée aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le préfet du Finistère prend ainsi en compte l'ensemble de la situation du requérant. Les exigences liées au secret médical font obstacle à ce que l'arrêté attaqué donne davantage d'éléments de fait sur la situation médicale du requérant. Alors même que l'article

L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas mentionné dans les visas mais dans les motifs de l'arrêté attaqué, la décision de refus de titre de séjour comporte ainsi les considérations de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant refus de titre de séjour doit, en conséquence, être écarté.

5. En troisième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet du Finistère a procédé à un examen suffisant de la situation de M. C. Le moyen tiré de l'erreur de droit à ne pas avoir procédé à un tel examen doit, par suite, être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (). ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé (). ". Selon l'article R. 425-12 du même code : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre (). ". L'article 5 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles

R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que : " Le collège de médecins à compétence nationale de l'office comprend trois médecins instructeurs des demandes des étrangers malades, à l'exclusion de celui qui a établi le

rapport (). ".

7. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à l'autorité administrative de se prononcer sur la demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade au vu de l'avis émis de manière collégiale par un collège de médecins nommés par le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Préalablement à l'avis rendu par ce collège d'experts, un rapport médical, relatif à l'état de santé de l'intéressé et établi par un médecin instructeur, doit lui être transmis. Le médecin instructeur à l'origine de ce rapport médical ne doit pas siéger au sein du collège de médecins qui rend l'avis transmis au préfet. Au nombre des éléments de procédure que doit mentionner l'avis rendu par le collège de médecins figurent, notamment, en principe, le nom du médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui a établi le rapport médical de façon à permettre à l'autorité administrative de s'assurer, préalablement à sa décision, que ce médecin ne siège pas au sein du collège qui rend l'avis et les noms des médecins ayant siégé au sein du collège en vue de délivrer l'avis.

8. Il ressort des pièces du dossier que l'avis émis le 3 novembre 2023 par le collège des médecins de l'OFII concernant l'état de santé de M. C a été pris au vu du rapport médical établi par un médecin qui n'a pas siégé au sein du collège. En outre, cet avis comporte le nom, le prénom et la signature des trois médecins qui le composaient et indique expressément que l'état de santé de M. C nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité pour lui, mais qu'il peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine et voyager sans risque vers son pays d'origine. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que les décisions litigieuses seraient intervenues au terme d'une procédure irrégulière.

9. En dernier lieu, sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, et compte tenu, le cas échéant, de l'abstention d'une des parties à produire les éléments qu'elle est seule en mesure d'apporter et qui ne sauraient être réclamés qu'à elle-même, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve de l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

10. Si le demandeur entend contester le sens de cet avis, il appartient à lui seul de lever le secret relatif aux informations médicales qui le concernent, afin de permettre au juge de se prononcer en prenant en considération l'ensemble des éléments pertinents, notamment l'entier dossier du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de l'OFII, en sollicitant sa communication, ainsi que les éléments versés par le demandeur au débat contradictoire.

11. Il ressort des pièces du dossier que M. C est atteint du syndrome du virus de l'immunodéficience humaine (VIH), d'une hépatite C et d'un carcinome épidermoïde, pour lequel il a été opéré en 2023. Il est également atteint de troubles psychiatriques. Il prend un traitement composé d'une dizaine de médicaments pour lutter contre ces différentes pathologies. Les certificats médicaux qu'il produit confirment qu'il souffre de plusieurs pathologies graves nécessitant une prise en charge médicale, sans cependant être de nature à remettre en cause l'avis du collège des médecins de l'OFII selon lequel il sera en mesure de disposer effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Le rapport de l'Organisation suisse d'aide aux réfugiés (OSAR) de 2018 concernant la situation générale du système de soin en Géorgie, au demeurant assez ancien invoqué par M. C, fait état de considérations générales sur le système de soins en Géorgie sans permettre d'établir qu'il ne pourra pas y être pris en charge. Par suite, et sans qu'il soit besoin de demander la communication de l'entier dossier médical de

M. C, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article

L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction applicable en l'espèce : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article

L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour (). ".

13. Ainsi qu'il a été dit au point 4, la décision portant refus de titre de séjour est suffisamment motivée. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, prise sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doit, en conséquence, être écarté par application des dispositions citées ci-dessus de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

14. En deuxième lieu, le moyen tiré de l'erreur de droit à ne pas avoir procédé à un examen suffisamment approfondi de la situation de M. C doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5.

15. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié (). ".

16. Pour les motifs exposés au point 11, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.

17. En dernier lieu, pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que M. C risque de subir des traitements inhumains ou dégradants au sens de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales faute de pouvoir disposer en Géorgie d'un traitement approprié à son état de santé doit être écarté.

18. Par suite, les conclusions de M. C tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

19. Il résulte de ce qui est dit au point précédent que le moyen tiré de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, soulevé à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination, doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de présentation aux services de police :

20. Il résulte de ce qui est dit au point précédent que le moyen tiré de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination, soulevé à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant les obligations de présentation de

M. C aux services de police doit être écarté.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation, n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par

M. C ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

23.Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et

l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et au préfet du Finistère.

Délibéré après l'audience du 30 mai 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Grenier, présidente,

- Mme Pellerin, première conseillère,

- M. A, magistrat honoraire.

Rendu public par mise à disposition du greffe, le 13 juin 2024.

La présidente-rapporteure,

Signé

C. GrenierL'assesseure la plus ancienne

dans le grade,

Signé

C. PellerinLa greffière,

Signé

I. Le Vaillant

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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