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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2401817

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2401817

lundi 1 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2401817
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantTOUCHARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des pièces, enregistrées les 29 mars et 5 juin 2024, M. A C, représenté par Me Touchard, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 décembre 2023 par lequel le préfet du Morbihan a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le pays de renvoi et le contraint à se présenter deux fois par semaine au commissariat de Vannes ;

2°) d'enjoindre au préfet du Morbihan de l'admettre au séjour à compter de la date de notification de jugement à intervenir, en lui délivrant un titre de séjour dans un délai maximum de 7 jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ou, à défaut, de réexaminer son dossier dans le délai de deux mois qui suivront la notification du jugement à intervenir et ce, sous astreinte définitive de 100 euros par jour de retard, tout en lui délivrant une autorisation de séjour dans les 7 jours suivant la notification du jugement, laquelle sera valable pendant la durée d'instruction de sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 1 700 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne le refus de séjour :

- la décision est insuffisamment motivée et souffre d'un défaut d'examen ;

- il n'est pas établi que l'avis émis par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ait été rendu à l'issue d'une délibération collégiale ;

- cet avis n'est pas signé ;

- aucune pièce ne permet de connaître les raisons à l'origine du sens de cet avis ;

- le préfet n'établit aucunement qu'il pourrait bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié à son état de santé ; il a commis une erreur manifeste d'appréciation et pris sa décision en violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- s'agissant de sa vie privée et familiale en France, le préfet a commis une erreur de droit, une erreur de fait, une erreur manifeste d'appréciation et porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de l'admettre exceptionnellement au séjour ainsi qu'une erreur de droit.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision n'est pas motivée et souffre d'un défaut d'examen ;

- il est fondé à exciper de l'illégalité du refus de séjour ;

- le préfet a pris sa décision en violation du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;

- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

En ce qui concerne la décision l'astreignant à se présenter régulièrement au commissariat de Vannes :

- elle sera annulée par voie de conséquence.

Par un mémoire, enregistré le 15 avril 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 22 février 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Etienvre,

- et les observations de Me Touchard, représentant M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. A C est un ressortissant de la République Démocratique du Congo né en 1960. Entré régulièrement en France le 28 juin 2022, il a sollicité l'asile. Sa demande a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 4 janvier 2023. Le recours formé contre cette décision a été rejeté par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 13 mars 2023. Concomitamment à sa demande d'asile, M. C a déposé le 10 octobre 2022 une demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade. Par arrêté du 14 décembre 2023, le préfet du Morbihan a rejeté sa demande et a assorti sa décision d'une obligation de quitter le territoire français et d'une décision fixant le pays de renvoi. M. C demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne le refus de séjour :

2. En premier lieu, la décision attaquée comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé et satisfait dès lors aux exigences de motivation.

3. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du même code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. (). / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. ". Aux termes de l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé (). ". Aux termes de l'article R. 425-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le rapport médical mentionné à l'article R. 425-11 est établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration à partir d'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement le demandeur ou par un médecin praticien hospitalier inscrits au tableau de l'ordre, dans les conditions prévues par l'arrêté mentionné au deuxième alinéa du même article. Le médecin de l'office peut solliciter, le cas échéant, le médecin qui suit habituellement le demandeur ou le médecin praticien hospitalier. Il en informe le demandeur. Il peut également convoquer le demandeur pour l'examiner et faire procéder aux examens estimés nécessaires. Le demandeur présente au service médical de l'office les documents justifiant de son identité. À défaut de réponse dans le délai de quinze jours, ou si le demandeur ne se présente pas à la convocation qui lui a été fixée, ou s'il n'a pas présenté les documents justifiant de son identité le médecin de l'office établit son rapport au vu des éléments dont il dispose et y indique que le demandeur n'a pas répondu à sa convocation ou n'a pas justifié de son identité. Il transmet son rapport médical au collège de médecins () ". Aux termes de l'article R. 425-13 de ce code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. Lorsque le demandeur n'a pas présenté au médecin de l'office ou au collège les documents justifiant son identité, n'a pas produit les examens complémentaires qui lui ont été demandés ou n'a pas répondu à la convocation du médecin de l'office ou du collège qui lui a été adressée, l'avis le constate. / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'office ". Par ailleurs, il est prévu à l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'avis rendu par le collège de médecins de l'OFII est émis " conformément au modèle figurant à l'annexe C du présent arrêté, précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège ".

5. D'une part, le préfet du Morbihan a versé au dossier l'avis émis par le collège de médecins de l'OFII le 30 janvier 2023 dans le cadre de l'instruction de la demande de délivrance de M. C d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Cet avis révèle qu'il a été émis collégialement par trois médecins du collège. Le document produit par le préfet comporte par ailleurs la signature de chacun de ces trois médecins. Cet avis n'avait enfin pas à exposer précisément les raisons pour lesquelles ce collège a estimé que l'intéressé pouvait bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié à son état de santé.

6. D'autre part, la partie qui justifie d'un avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

7. Pour rejeter la demande de M. C, le préfet du Morbihan a estimé que si l'état de santé de l'intéressé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, en revanche, celui-ci pouvait bénéficier d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine.

8. Le préfet se prévaut à cet effet de l'avis émis en ce sens le 30 janvier 2023 par le collège de médecins de l'OFII. Il appartient dès lors au requérant de produire des éléments justifiant du contraire ce qu'il ne fait pas. Les différents éléments médicaux produits le 5 juin 2024 ainsi que le certificat médical établi le 19 janvier 2024 par le docteur B n'ont en effet pas cette portée. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet a procédé à une inexacte application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

9. En quatrième lieu, à la date de l'arrêté attaqué, M. C était célibataire et sans enfants à charge. Celui-ci a par ailleurs vécu dans son pays jusqu'à l'âge de 62 ans. Dans ces conditions, et compte-tenu du caractère récent de l'entrée en France du requérant et de ses conditions de séjour, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de celui-ci au respect de sa vie privée et familiale. Il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que le préfet ait commis une erreur de fait ou une erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de M. C.

10. En cinquième et dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C ait demandé à être admis exceptionnellement au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou que le préfet ait examiné si l'intéressé pouvait obtenir un titre de séjour sur ce fondement.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents () ". Aux termes de l'article L. 613-1 de ce même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ".

12. Le préfet s'étant fondé sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour.

13. En deuxième lieu, M. C n'est pas fondé, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, à exciper de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour.

14. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ".

15. Comme indiqué au point 8, M. C ne produit aucun document établissant, contrairement à ce qu'a estimé le préfet et le collège de médecins de l'OFII, qu'il ne pourrait pas bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié à son état de santé.

16. En quatrième lieu, le préfet n'a pas, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale.

17. En cinquième et dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision attaquée sur la situation personnelle du requérant.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

18. Aucune pièce du dossier ne vient révéler qu'en fixant la République Démocratique du Congo comme pays de renvoi, le préfet a porté une atteinte disproportionnée au droit de M.C qui y a vécu jusqu'à l'âge de 62 ans, au respect de sa vie privée et familiale.

En ce qui concerne l'obligation de se présenter régulièrement au commissariat de Vannes :

19. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, M. C n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée doit être annulée par voie de conséquence.

Sur les conclusions aux fins d'injonction :

20. Le présent jugement de rejet, n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de M. C ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les conclusions tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens.

22. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet du Morbihan.

Délibéré après l'audience du 17 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Etienvre, président,

M. Terras, premier conseiller,

Mme Le Berre, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2024.

Le président-rapporteur,

Signé

F. Etienvre

L'assesseur le plus ancien,

Signé

F. Terras

La greffière,

Signé

E. Douillard

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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