jeudi 20 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2402018 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | MOULIN |
Vu les procédures suivantes :
I- Par une requête, enregistrée le 10 avril 2024 sous le n°2402018, M. F E, représenté par Me Moulin et Me Birrien, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre le préfet d'Ille-et-Vilaine de procéder à un nouvel examen de sa situation sous astreinte de 50 euros par jour de retard dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir en application des dispositions des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de la justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de titre de séjour :
- la décision est entachée d'un vice d'incompétence ;
- le procédure contradictoire n'a pas été respecté avant l'édiction de l'obligation de quitter le territoire français ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a méconnu l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision portant refus de titre de séjour étant illégale, la décision portant obligation de quitter le territoire doit être également annulée par la voie de l'exception d'illégalité ;
- le préfet a méconnu l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. E ne sont pas fondés.
II- Par une requête, enregistrée le 10 avril 2024 sous le n°2402020, Mme B D E, représentée par Me Moulin et Me Birrien, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 mars 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre le préfet d'Ille-et-Vilaine de procéder à un nouvel examen de sa situation sous astreinte de 50 euros par jour de retard dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir en application des dispositions des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de la justice administrative ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle développe les mêmes moyens que ceux soulevés dans l'instance n° 2402018.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 avril 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé de prononcer ses conclusions en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Roux,
- et les observations de Me Moulin, représentant M. et Mme E.
Considérant ce qui suit :
1. M. et Mme E, nés respectivement en 1974 et 1983, sont de nationalité albanaise et sont entrés en France irrégulièrement, en juin 2017, en compagnie de leur enfant. Leurs demandes d'asile ont été rejetées en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 30 janvier 2018. Les demandes de titre de séjour formées par M. E à raison de son état de santé ou sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont également été rejetées. Mme E a bénéficié d'un titre de séjour pour raison de santé entre les 22 février et 21 novembre 2019. Le 1er août 2022, M. et Mme E ont chacun déposé une demande de titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par deux arrêtés du 11 mars 2024, dont les requérants demandent l'annulation, le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de leur délivrer le titre demandé, les a obligés à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
Sur la jonction :
2. Les requêtes nos 2402018 et 2402020, présentées pour M. et Mme E, sont relatives à la situation d'un couple d'étrangers, présentent à juger des questions connexes et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre afin d'y statuer par un seul jugement.
Sur l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
3. A supposer que M. et Mme E aient entendu demander le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire, toutefois, ils ne justifient pas avoir introduit chacun une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle. Par suite, il y a lieu de rejeter de telles demandes tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
4. En premier lieu, le préfet d'Ille-et-Vilaine a donné délégation, selon arrêté du 11 décembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, à Mme C A, directrice des étrangers en France, aux fins de signer notamment les décisions attaquées contenues dans les arrêtés litigieux. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des arrêtés attaqués doit être écarté.
5. En second lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes de l'article L. 122-1 du même code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales () ".
6. D'autre part, aux termes du paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ". Aux termes du paragraphe 2 de ce même article : " Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Si le moyen tiré de la violation de l'article 41 précité par un État membre de l'Union européenne est inopérant, dès lors qu'il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que cet article ne s'adresse qu'aux organes et aux organismes de l'Union, le droit d'être entendu, qui fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union, implique que l'autorité préfectorale, avant de prendre à l'encontre d'un étranger une décision défavorable à ses intérêts, mette l'intéressé à même de présenter ses observations écrites et lui permette, sur sa demande, de faire valoir des observations orales, de telle sorte qu'il puisse faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue sur la mesure envisagée avant qu'elle n'intervienne.
7. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme E ont présenté chacun une demande de titre de séjour. Ils ne peuvent donc soulever utilement le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions combinées des articles L. 121-1 et L.122-1 du code des relations entre le public et l'administration. Par ailleurs, lorsqu'ils ont sollicité la délivrance d'un titre de séjour, ils ne pouvaient ignorer qu'en cas de refus, le préfet pourrait prendre une obligation de quitter le territoire français. Pour l'instruction de leurs demandes, ils ont pu préciser à l'administration les motifs pour lesquels ils demandaient que leur soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de ces demandes qu'ils jugeaient utiles. Il leur était loisible, au cours de l'instruction de leurs demandes, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. et Mme E aient demandé un entretien avec les services préfectoraux ni qu'ils aient été empêchés de s'exprimer et de porter à la connaissance de l'administration des éléments pertinents relatifs à leurs situations avant que ne soient pris les arrêtés portant notamment refus de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de ce que M. et Mme E ont été privés du droit d'être entendus résultant du principe général du droit de l'Union européenne tel qu'il est notamment exprimé au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.
Sur les décisions portant refus de séjour :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. () ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () " Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".
9. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme E ont séjourné en France que le temps de l'instruction de sa demande d'asile puis de leur maintien en situation irrégulière sans chercher à régulariser leur situation hormis la période du 22 février au 21 novembre 2019 durant laquelle Mme E a bénéficié d'un titre de séjour en raison de sa situation médicale. Si les requérants produisent des bulletins de salaires témoignant de leurs efforts d'insertion par le travail depuis 2020 pour Mme E et depuis 2021 pour Mme E et font état de leur maîtrise de la langue française, néanmoins, ils ne font état d'aucune attache particulière en dehors du cercle familial, pas plus qu'ils n'établissent ne plus disposer d'attaches dans leur pays d'origine où réside leur famille et notamment la première fille de M. E qui est encore mineure. Par suite, il y a lieu d'écarter le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que celui tiré d'une erreur manifeste d'appréciation. En outre, il résulte de l'ensemble de ces considérations que M. et Mme E ne sont pas fondés à soutenir que les décisions leur refusant la délivrance de titre de séjour porterait atteinte à leur droit à mener une vie privée et familiale et méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions des articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En second lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
11. Il ressort des pièces du dossier que les présents arrêtés n'ont ni pour objet ni pour effet de séparer M. et Mme E et leur enfant. Par ailleurs, M. et Mme E ne font état d'aucun obstacle à la scolarisation de leur enfant en Albanie. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations rappelées au point 10 doit être écarté.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. D'une part, il résulte de ce qui a été dit précédemment que les requérants n'établissent pas que les décisions portant refus de séjour qui leur ont été opposées seraient entachées d'illégalité. Par suite, le moyen, invoqué par voie d'exception, tiré de l'illégalité de ces décisions à l'appui des conclusions d'annulation dirigées contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
13. D'autre part, il y a lieu d'écarter les moyens tirés de la méconnaissance des article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 11.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des actes attaqués doivent être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
15. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation des requêtes de M. et Mme E n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fin d'injonction et d'astreinte présentées par les intéressés doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par M. et Mme E doivent, dès lors, être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. et Mme E sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme E et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Le Roux, premier conseiller,
Mme René, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 juin 2024.
Le rapporteur,
Signé
P. Le Roux
Le président
Signé
G. Descombes
La greffière,
Signé
L. Garval
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°s 2402018
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026