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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2402028

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2402028

jeudi 20 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2402028
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. B..., attaché d'administration, qui contestait le classement de son poste dans le groupe n°4 du RIFSEEP. La juridiction a jugé que le document du 11 octobre 2023, émanant d'un directeur adjoint, constituait un acte préparatoire et non une décision faisant grief, le rendant insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Par conséquent, les conclusions dirigées contre ce document et les rejets implicites des recours gracieux ont été déclarées irrecevables. Aucun texte spécifique n'a été appliqué au fond, la décision se fondant sur les principes généraux de la recevabilité des recours contentieux.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 avril et 19 novembre 2024, M. A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 11 octobre 2023 par laquelle le préfet de la région Bretagne a classé son poste dans le groupe n°4 de fonctions régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP), ainsi que les décisions par lesquelles les préfets de la région Bretagne et des Côtes-d’Armor ont implicitement rejeté ses recours gracieux ;

2°) d’enjoindre au préfet de la région Bretagne et au préfet des Côtes d'Armor, dans un délai de deux mois de d’examiner à nouveau le contenu de ses missions, et de classer son poste dans un groupe de fonctions correspondant aux critères et orientations exposés par la circulaire du 5 décembre 2014 et la note de gestion du ministère de la transition écologique du 28 juillet 2023.

Il soutient que :
- les décisions attaquées n'ont pas été régulièrement notifiées ;
- ces décisions ne sont pas motivées ;
- elles méconnaissent le principe de non-rétroactivité des actes administratifs ;
- elles méconnaissent la réglementation relative à la mise en œuvre du RIFSEEP.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2024, le préfet des Côtes-d’Armor conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :
- le document attaqué constitue un acte préparatoire ni opposable ni annulable.
- les moyens soulevés par M. B... ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Le Roux,
- et les conclusions de M. Moulinier, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :


1. M. B... est attaché d'administration du ministère de la transition écologique en position normale d’activité. Depuis le 1er septembre 2016, il occupe un poste de chargé de contentieux au Pôle juridique interministériel de la préfecture des Côtes d'Armor. Il demande l’annulation de la décision du 11 octobre 2023 par laquelle le préfet de la région Bretagne a classé son poste dans le groupe n°4 de fonctions régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l’expertise et de l’engagement professionnel (RIFSEEP) et des décisions par lesquelles les préfets de la région Bretagne et des Côtes-d’Armor ont implicitement rejeté ses recours gracieux.

Sur la recevabilité de la requête :

2. Il résulte de l’examen du document daté du 11 octobre 2023 émanant du directeur adjoint de la direction régionale de l'environnement, de l’aménagement et du logement qu’il propose de classer le poste de chargé de contentieux occupé par M. B... dans le groupe de fonction n°4 selon la note de gestion du 28 juillet 2023 du ministère de la transition écologique. Il s’agit donc d’un document préparatoire à la décision administrative du préfet compétent devant le cas échéant arrêté ce classement. Par suite, ce document ne fait pas grief à M. B... qui n’est donc pas fondé à en demander l’annulation. Il s’ensuit qu’il n’est pas davantage fondé à demander l’annulation des décisions implicites de rejet de ses recours gracieux dirigés contre ce préparatoire. Il peut, s’il s’y croit fondé, demander à son employeur de lui communiquer la décision par laquelle a été décidé le nouveau classement de son poste.

3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... doit être rejetée en toutes ses conclusions.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B..., au préfet de la région Bretagne et au préfet des Côtes d'Armor.



Délibéré après l'audience du 6 novembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Descombes, président,
M. Le Roux, premier conseiller,
Mme Le Berre, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2025.




Le rapporteur,
Signé
P. Le Roux
Le président,
Signé
G. Descombes


La greffière,


Signé


L. Garval


La République mande et ordonne au préfet de la région Bretagne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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