mardi 21 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2402454 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BLANCHOT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 avril 2024, Mme D, représentée par Me Blanchot, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 25 mars 2024 par laquelle le préfet du Finistère a clôturé sa demande de renouvellement de titre de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet du Finistère à titre principal de lui renouveler son titre de séjour et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai d'une semaine suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, à titre subsidiaire de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement d'une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite : l'urgence est présumée dans le cas d'une demande de renouvellement de titre de séjour ; en tout état de cause, la décision préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation, dès lors qu'elle est titulaire d'un contrat de travail saisonnier que son employeur souhaite prolonger jusqu'à fin octobre 2024 alors que son attestation de prolongation d'instruction de sa demande n'est valable que jusqu'au 8 mai 2024, qu'elle ne peut plus prétendre aux aides sociales et qu'elle sera contrainte de quitter son logement social ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- elle est insuffisamment motivée en droit et en fait et est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, méconnaît les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et de l'article 20 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne et est, à tout le moins, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation : le père de son enfant français participe financièrement à son entretien et à son éducation en procédant à des transferts d'argent à hauteur de ses revenus et par le biais d'échanges téléphoniques réguliers depuis leur séparation ; elle est installée avec sa fille en métropole depuis plus de trois ans ; elle ne peut rejoindre Mayotte, dès lors qu'elle est dépourvue de tout titre de séjour en cours de validité ni retourner aux Comores, pays qu'elle a quitté depuis de nombreuses années et qui obligerait sa fille française à vivre dans un pays dont elle n'a pas la nationalité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mai 2024, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie : la requérante n'a pas produit de justificatifs suffisants pour démontrer la contribution effective du père français à l'entretien et à l'éducation de sa fille, elle bénéficie actuellement d'une attestation de prolongation d'instruction valide jusqu'au 8 mai 2024 et il lui est loisible de compléter une nouvelle demande de renouvellement de titre de séjour sur l'administration numérique des étrangers en France (ANEF) ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- elle est motivée en fait et en droit : le service instructeur a sollicité auprès de Mme C des éléments complémentaires en lui fournissant des indications explicites sur ce qui était demandé, lui a laissé un délai raisonnable pour répondre aux sollicitations et, après plusieurs échanges, l'a avisée d'un dernier rappel près de trois semaines avant la clôture effective de sa demande ;
- elle ne méconnaît pas les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : il n'existe aucune vie commune entre la requérante et le père de l'enfant et celle-ci ne rapporte pas la preuve de la contribution effective du père français à l'entretien et à l'éducation de sa fille et ne produit aucune décision de justice ;
- elle ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation : Mme C est en France métropolitaine depuis une date récente, n'apporte aucun élément attestant de ce qu'elle aurait noué des liens intenses et stables sur le territoire en dehors de sa cellule familiale, ses revenus sont aléatoires et rien ne s'oppose à ce qu'elle poursuive une vie professionnelle ainsi qu'une vie privée et familiale normale à Mayotte où réside le père de sa fille et où elle a obtenu précédemment plusieurs titres de séjour, la clôture de la demande n'a pas pour objet ni pour effet de la séparer de sa fille, laquelle peut poursuivre sa scolarité à Mayotte et se rapprocher géographiquement de son père ;
- Mme C ne peut pas se prévaloir des stipulations de l'article 20 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne dès lors qu'elle n'exerce pas son droit au séjour et de libre circulation en tant que citoyenne européenne et qu'au surplus, elle ne justifie pas de ressources suffisantes, stables et régulières pour pouvoir se maintenir plus de trois mois sur le territoire métropolitain ; l'examen de sa demande de titre de séjour est régi par les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu :
- la requête au fond n° 2402453 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 mai 2024 :
- le rapport de Mme Plumerault,
- les observations de Me Mazouin substituant Me Blanchot, représentant Mme C, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'elle développe, insiste sur l'urgence dès lors que la requérante va basculer d'un séjour régulier vers un séjour irrégulier, que l'ensemble des aides sociales dont elle bénéficiait vont lui être retirées la plaçant ainsi que sa fille en situation de précarité, le père de l'enfant résidant à Mayotte, souligne que le préfet du Finistère demande à Mme C des pièces qui ne sont pas requises, aucune condition de durée n'étant exigée pour la participation du parent français à l'entretien de l'enfant, laquelle doit seulement être effective au moment de la demande de titre de séjour, expose que la décision interrompt le processus d'intégration de Mme C, alors que les préfectures de Mayotte et de l'Hérault lui ont précédemment délivré des titres de séjour.
Le préfet du Finistère n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante comorienne née le 12 mars 1988, a rejoint en 2017 Mayotte. Mère d'une enfant française née le 7 mai 2019 à Mamoudzou, elle a bénéficié de titres de séjour temporaires en cette qualité, le dernier valable jusqu'au 15 février 2024. Ayant rejoint la métropole en mars 2023, la préfecture de l'Hérault a procédé à une modification de son dernier titre. Mme C ayant déménagé sur Brest, a sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Toutefois, par décision du 25 mars 2024, sa demande a été clôturée au motif qu'elle n'avait pas transmis, en dépôt de plusieurs rappels, les justificatifs de la participation continue et régulière du père de l'enfant à l'entretien de celui-ci. Mme C demande la suspension de l'exécution de cette décision.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Mme C justifiant avoir déposé le 26 avril 2024 une demande d'aide juridictionnelle, il y a lieu, par suite, de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". L'article L. 423-8 du même code dispose que : " Pour la délivrance de la carte de séjour prévue à l'article L. 423-7, lorsque la filiation est établie à l'égard d'un parent en application de l'article 316 du code civil, le demandeur, s'il n'est pas l'auteur de la reconnaissance de paternité ou de maternité, doit justifier que celui-ci contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant, dans les conditions prévues à l'article 371-2 du code civil, ou produire une décision de justice relative à la contribution à l'éducation et à l'entretien de l'enfant. / Lorsque le lien de filiation est établi mais que la preuve de la contribution n'est pas rapportée ou qu'aucune décision de justice n'est intervenue, le droit au séjour du demandeur s'apprécie au regard du respect de sa vie privée et familiale et au regard de l'intérêt supérieur de l'enfant ".
6. Il résulte de ces dispositions que lorsque le demandeur est le parent d'un enfant reconnu par un ressortissant français, il doit démontrer, conformément aux prescriptions de l'article L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que l'auteur de cette reconnaissance de paternité contribue effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant à la date de la décision attaquée, sans que la condition de durée posée par l'article L. 423-7 du même code ne trouve à s'appliquer.
7. Mme C est la mère d'une enfant, née le 7 mai 2019, reconnue par un ressortissant français, M. B A, dont elle s'est séparée peu après la naissance. Si elle soutient que le père contribue effectivement à l'éducation et à l'entretien de son enfant, elle ne produit comme justificatifs de cette contribution, que la preuve de trois virements antérieurement à la décision contestée, de 40 euros le 4 août 2023, de 90 euros le 6 février 2024 et de 150 euros le 4 mars 2024. Eu égard au nombre limité de ces virements et en l'absence de toute pièce établissant l'existence de liens entre M. B A et sa fille autre que des attestations rédigées par la requérante elle-même et le père de l'enfant postérieurement à la décision contestée et des captures d'écran des appels téléphoniques échangés entre eux entre février et avril 2024, le préfet du Finistère a pu considérer que les éléments produits étaient insuffisants pour justifier de la réalité de la participation effective de M. B A à l'entretien et à l'éducation de sa fille. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées n'est par suite pas, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
8. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que la requérante ne justifie pas, par les éléments qu'elle produit, entretenir des liens intenses, stables et anciens sur le territoire français. Si elle a travaillé entre les mois de mai et septembre 2023, elle s'est ensuite retrouvée sans emploi et n'a travaillé que trois semaines en mars 2024 en intérim et un mois en avril 2024. Par ailleurs, la décision attaquée, qui refuse la délivrance d'un titre de séjour à Mme C, n'a pas pour objet ni pour effet de la séparer de son enfant. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ne sont pas davantage propres, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
9. En troisième lieu, il résulte des dispositions combinées des articles 20 et 21 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne et de l'article 7 de la directive 2004/38/CE du Parlement européen et du Conseil, du 29 avril 2004, relative au droit des citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres, intitulé " Droit de séjour de plus de trois mois ", telles qu'interprétées par la Cour de justice de l'Union européenne, qu'elles ne confèrent au ressortissant mineur d'un État membre, en sa qualité de citoyen de l'Union, ainsi que, par voie de conséquence, au ressortissant d'un État tiers, parent de ce mineur et qui en assume la charge, un droit de séjour dans l'État membre d'accueil à la double condition que cet enfant soit couvert par une assurance maladie appropriée et que le parent qui en assume la charge dispose de ressources suffisantes. L'État membre d'accueil, qui doit assurer aux citoyens de l'Union la jouissance effective des droits que leur confère ce statut, ne peut refuser à l'enfant mineur, citoyen de l'Union, et à son parent, le droit de séjourner sur son territoire que si l'une au moins de ces deux conditions, dont le respect permet d'éviter que les intéressés ne deviennent une charge déraisonnable pour ses finances publiques, n'est pas remplie. Eu égard à ce qui a été dit au point précédent, il n'est pas établi, ni même allégué que Mme C satisfait à ces conditions. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 20 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne n'est ainsi pas, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
10. En dernier lieu, aucun des autres moyens invoqués et analysés ci-dessus n'est davantage propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse.
11. Il résulte de ce qui précède que l'une des conditions mises à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, il y a lieu, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, de rejeter les conclusions à fin de suspension de la requête de Mme C.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
12. La présente ordonnance qui rejette les conclusions à fin de suspension de la requête de Mme C n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par l'intéressée doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme C doivent, dès lors, être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme C est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de Mme C est rejetée.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet du Finistère.
Fait à Rennes, le 21 mai 2024.
Le juge des référés,
signé
F. Plumerault La greffière d'audience,
signé
J. Jubault
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026