lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2402663 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | TUYAA BOUSTUGUE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces, enregistrée les 13, 15, mai et 13 juin 2024, Mme B F, représentée par Me Tuyaa Boustugue, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 février 2024 du préfet du Morbihan portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays de renvoi et portant obligation de pointage deux fois par semaine au commissariat de police de Vannes ;
2°) d'enjoindre au préfet du Morbihan de lui délivrer un titre de séjour dans le délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et, à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne le refus de séjour :
- l'arrêté a été signé par une personne n'ayant pas compétence ;
- l'arrêté est insuffisamment motivé et souffre d'un défaut d'examen ;
- il n'est pas établi que l'avis médical de l'Office français de l'intégration et de l'immigration (OFII) comporte l'ensemble des informations prévues par l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 ;
- il n'est pas établi non plus que l'avis médical a été signé par les trois médecins membres du collège de médecins ;
- il n'est pas établi que le médecin qui a établi le rapport n'a pas fait partie du collège des médecins de l'OFII qui a rendu l'avis ;
- le préfet a pris sa décision en violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- l'arrêté n'a pas été signé par une personne ayant compétence ;
- il n'est pas suffisamment motivé et souffre d'un défaut d'examen ;
- le préfet a pris sa décision en violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision contestée sur sa situation personnelle ;
- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- le préfet a pris sa décision en violation des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle risque de subir en Géorgie des traitements inhumains ou dégradants au sens de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne l'obligation de pointage :
- la décision est disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire, enregistré le 17 mai 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Après levée, par Mme F du secret médical, le dossier médical de cette dernière a été transmis par l'OFII, lequel a produit le 12 juin 2024 un mémoire qui a été communiqué aux parties.
Mme F a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 28 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Etienvre,
- et les observations de Me Vaillant, substituant Me Tuyaa Boustugue, et représentant Mme F.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B F est une ressortissante géorgienne née en 1983. Entrée irrégulièrement en France le 22 mai 2022, elle a sollicité l'asile le 24 juin 2022. Sa demande a été rejetée le 14 septembre 2022 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). Le recours formé contre cette décision a été rejeté par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 25 octobre 2023. Mme F a concomitamment sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étranger malade. Le 12 février 2024, le préfet du Morbihan a, par arrêté, rejeté cette demande et a assorti son refus d'une obligation de quitter le territoire français, d'une décision fixant le pays de renvoi et d'une obligation de pointage. Mme F demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le refus de séjour :
2. En premier lieu, le préfet du Morbihan a donné délégation, selon arrêté du 29 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, à Mme A C, attachée d'administration et signataire de l'arrêté attaqué, aux fins de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de M. E, directeur de la citoyenneté et de la légalité et de Mme D, chef du bureau des étrangers et de la nationalité, notamment les arrêtés d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait sur lesquelles le préfet s'est fondé pour rejeter la demande de titre de séjour de Mme F et satisfait dès lors aux exigences de motivation.
4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'État. / Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. / Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée () ". Aux termes de l'article R. 425-11 de ce même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / Les orientations générales mentionnées au troisième alinéa de l'article L. 425-9 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé. ". Aux termes de l'article R. 425-13 du même code : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis est rendu par le collège dans un délai de trois mois à compter de la transmission du certificat médical. Lorsque le demandeur n'a pas présenté au médecin de l'office ou au collège les documents justifiant son identité, n'a pas produit les examens complémentaires qui lui ont été demandés ou n'a pas répondu à la convocation du médecin de l'office ou du collège qui lui a été adressée, l'avis le constate. / L'avis est transmis au préfet territorialement compétent, sous couvert du directeur général de l'office. ".
6. Le préfet a produit à l'instance une copie de l'avis émis le 2 février 2023 par le collège de médecins de l'OFII. Ce document permet d'identifier chacun des trois médecins signataires et révèle que le médecin rapporteur n'a pas siégé au sein de ce collège. Si Mme F soutient également qu'il n'est pas établi que l'avis médical de l'OFII comporte l'ensemble des informations prévues par l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette branche du moyen n'est cependant pas assortie des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
7. En cinquième lieu, la partie qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
8. Le préfet a rejeté la demande de Mme F au motif que si son état de santé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, en revanche, elle pouvait bénéficier effectivement d'un traitement approprié à son état de santé en Géorgie. Le préfet se prévaut à cet égard de l'avis émis en ce sens par le collège de médecins de l'OFII.
9. Il appartient dès lors à Mme F d'apporter des éléments de preuve contraire.
10. À cet effet, Mme F soutient que parmi les médicaments que son état de santé requiert, les produits pharmaceutiques commercialisés sous les noms Aprovel 150mg (substance active : lrbesartan), Lasilix Spécial 500mg (substance active : Furosemide), Optimizette 0.075mg (substance active : Desogestrel), Renvela 800mg (substance active : Sevelamer carbonate) et UN ALFA 0.25mg (substance active : Alfacalcidol) ne sont pas enregistrés sur le marché pharmaceutique de la Géorgie.
11. Toutefois, l'Optimizette est une pilule contraceptive sans rapport, par conséquent, avec le traitement de l'insuffisance rénale dont souffre Mme F. S'agissant, par ailleurs des autres produits, seul l'Aprovel figure parmi le traitement médicamenteux prescrit à la requérante. Or, il ressort, et sans que cela soit contesté par Mme F, des observations de l'OFII que selon la base de données " MEDCOI " établie et mise à la disposition des États membres par l'Agence de l'Union européenne pour l'asile et la fiche MedCOI 23/11/2020 BMA 14251, l'Irbesartan est disponible à Aversi et à Tbilisi. Si Mme F fait également valoir que les séances de dialyse, dont elle a actuellement besoin à raison de trois jours par semaine, sont uniquement disponibles à Tbilissi, rien n'impose à la requérante d'être domiciliée dans la commune de Sagaredjo dont elle est originaire et qui est distante d'environ 60 kilomètres de Tbilissi. Rien au dossier ne vient en tout cas établir que Mme F serait dans l'impossibilité de résider à Tbilissi ou à proximité immédiate. Si Mme F fait en outre valoir que la Géorgie exclut la possibilité d'une transplantation des personnes décédées, aucune pièce du dossier ne vient révéler que la requérante devait bénéficier à la date de l'arrêté attaqué, d'une telle transplantation. Enfin, le seul rapport du Rapporteur spécial sur les droits des personnes handicapées des Nations Unies, publié le 3 janvier 2024, ne permet pas d'établir que Mme F éprouverait, en raison de sa maladie, des difficultés pour accéder en Géorgie aux soins que son état de santé requiert. Il s'ensuit que la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet a procédé à une inexacte application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
12. En sixième et dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'époux de la requérante, M. G, ressortissant géorgien, fait également l'objet d'une mesure d'éloignement. Dans ces conditions, et compte tenu du caractère très récent de l'entrée en France de la requérante et de ses conditions de séjour, et dans la mesure où rien ne fait obstacle à ce que le couple quitte le territoire français avec leurs trois enfants, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, le préfet du Morbihan a donné délégation, selon arrêté du 29 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, à Mme A C, attachée d'administration et signataire de l'arrêté attaqué, aux fins de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de M. E, directeur de la citoyenneté et de la légalité et de Mme D, chef du bureau des étrangers et de la nationalité, notamment les arrêtés d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () / 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents () ". Aux termes de l'article L. 613-1 de ce même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ".
15. Le préfet s'étant fondé sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour.
16. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressée.
17. En quatrième lieu, la requérante ne peut utilement se prévaloir de la violation des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relative à la délivrance de la carte de séjour temporaire mention " vie privée et familiale ".
18. En cinquième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet ait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision contestée sur la situation personnelle de l'intéressée.
19. En sixième lieu, il ne ressort pas davantage des pièces du dossier que, pour les motifs exposés au point 12, le préfet ait porté une atteinte disproportionnée au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale.
20. En septième et dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dispositions que dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
21. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'a pas, compte tenu notamment de l'âge des enfants de Mme F, nés en 2015 et 2018, accordé une attention primordiale à l'intérêt supérieur de ceux-ci.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
22. Mme F, dont la demande d'asile a été rejetée tant par l'OFPRA que par la CNDA, ne produit aucun document établissant la réalité des craintes qu'elle déclare éprouver en cas de retour en Géorgie.
En ce qui concerne l'obligation de se présenter deux fois par semaine les mardi et jeudi à 10 heures au commissariat de Vannes :
23. Si Mme F, domiciliée à Vannes, se prévaut de ce qu'elle doit bénéficier trois fois par semaine de séances de dialyse d'une durée de quatre heures chacune, il ne ressort pas pour autant que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en lui imposant de se présenter deux fois par semaine les mardi et jeudi à 10 heures au commissariat de Vannes.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
24. Le présent jugement de rejet, n'impliquant aucune mesure d'exécution, les conclusions aux fins d'injonction de Mme F ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
25. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, le versement d'une somme au titre des frais exposés par Mme F et non compris dans les dépens.
26. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée, que la requête de Mme F doit être rejetée.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B F et au préfet du Morbihan.
Copie en sera adressée à l'Office français de l'immigration et de l'insertion.
Délibéré après l'audience du 1er juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Etienvre, président,
M. Terras, premier conseiller,
Mme Le Berre, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2024.
Le président-rapporteur,
Signé
F. Etienvre
L'assesseur le plus ancien,
Signé
F. Terras
La greffière,
Signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026