vendredi 7 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2402780 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 17 mai et 5 juin 2024, la société Free Mobile, représentée Me Martin (cabinet Pamlaw-Avocats), demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 28 février 2024 par laquelle le maire de la commune de Paimpol s'est opposé à la déclaration préalable de travaux qu'elle a déposée en vue de l'installation d'une station relais de téléphonie sur un terrain situé 27, rue Raymond Pellier ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Paimpol, dans le cas où l'existence d'une décision tacite de non-opposition ne serait pas admise, à titre principal de lui délivrer une décision de non-opposition à la déclaration préalable qu'elle a déposée, dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard, à titre subsidiaire d'instruire à nouveau sa demande et de prendre une décision dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Paimpol la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'urgence est caractérisée compte tenu de l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par les réseaux de téléphonie mobile 4 G, très haut débit et 5G et des engagements qu'elle a pris en terme de taux de couverture au moyen de ses propres installations vis-à-vis de l'État d'ici 2027 et 2030 ; en outre, la partie de territoire sur laquelle la station relais doit être implantée n'est pas couverte par ses propres réseaux ; le projet ne porte pas atteinte à l'intérêt public tenant à la sécurité publique ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle a été prise en méconnaissance de la procédure contradictoire instaurée par les dispositions combinées des articles L. 121-1 et L. 1221-1 du code des relations entre le public et l'administration : à la date de la décision, elle était déjà titulaire d'une décision tacite de non-opposition dès lors qu'elle a, à la suite de la précédente ordonnance de référé du 5 janvier 2024 enjoignant au maire de la commune de Paimpol de réinstruire sa déclaration préalable, confirmé son intérêt et sa déclaration par un courrier reçu le 10 janvier 2024, qui a eu pour effet de déclencher le délai d'instruction d'un mois ; la décision d'opposition postérieure au 10 février 2024 s'analyse donc comme un retrait de la décision tacite de non-opposition ;
- elle méconnaît l'autorité de chose décidée qui s'attache à l'ordonnance rendue le 5 janvier 2024, le motif tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ayant déjà été considéré par le juge des référés comme ne pouvant pas fonder la décision ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le projet ne méconnaît pas les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : l'équipement du centre hospitalier de Paimpol situé à proximité est une hélisurface ne nécessitant pas de recueillir l'avis de la direction générale de l'aviation civile et cet avis fait de surcroît application de règles de surface de protection contre les obstacles qui ne s'appliquent pas à cet équipement ; l'autorité responsable de l'utilisation de l'hélisurface, seule compétente, a quant à elle considéré que le projet ne s'accompagne d'aucun danger particulier pour l'exploitation du site ;
- dans l'hypothèse où l'existence d'une décision tacite de non-opposition ne serait pas admise, l'indication de l'intégralité des motifs étant une obligation pour les autorités administratives en charge de l'instruction des demandes d'urbanisme, il en résulte, d'une part, que la décision en cause doit être présumée comporter l'intégralité des motifs susceptibles de fonder l'opposition prononcée et, d'autre part, qu'en cas de suspension, une nouvelle décision d'opposition ne pourra être prise pour des motifs que l'autorité aurait omis d'inscrire dans la première décision de telle sorte qu'il peut être enjoint au maire d'avoir à lui délivrer la décision de non-opposition qu'elle a sollicitée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juin 2024, la commune de Paimpol, représentée par la Selarl Le Roy, Gourvennec, Prieur, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société Free Mobile la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite : l'intérêt public s'oppose à la suspension de l'exécution de l'arrêté en litige, eu égard à la sécurité publique, à laquelle l'ouvrage projeté porte atteinte, dès lors que, par son implantation et sa hauteur, il perce la surface de protection autour de l'hélisurface et est ainsi susceptible de créer un danger pour la circulation des hélicoptères et le transport des personnes, patients et équipages, vers et depuis la zone de décollage et atterrissage ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- le moyen tiré de l'incompétence manque en fait ;
- elle ne méconnaît pas les dispositions des articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration : la société Free Mobile n'est pas bénéficiaire d'une autorisation tacite dès lors que son courrier du 5 janvier 2024 n'est qu'une demande d'exécuter la précédente ordonnance de référé dans les conditions et délais qu'elle a fixés et la décision contestée ne procède donc pas au retrait d'une décision tacitement acquise ;
- elle ne méconnaît pas l'autorité de chose décidée qui s'attache à l'ordonnance rendue le 5 janvier 2024, qui ne l'a été qu'au bénéfice de l'absence d'éclaircissements sur le calcul de la surface de protection de l'hélisurface ; des précisions ont été apportées postérieurement par la direction générale de l'aviation civile, à savoir que ce sont les dispositions d'un arrêté réglementant les hélistations qui ont été appliquées, ce qui est logique compte tenu que ces deux équipements ont la même fonction et ne se distinguent que par le caractère occasionnel ou non de leur utilisation, en appliquant la classe de performance la plus basse ;
- le risque est établi au sens de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : le danger est avéré dès lors que l'antenne perce la protection de l'hélisurface de l'établissement hospitalier sur 15,65 mètres et que le danger qu'elle représente est d'autant plus avéré si le vent vient du secteur sud/sud-ouest et nord/nord-est.
Vu :
- la requête au fond n° 2402298 ;
- l'ordonnance de référé n° 2306615 du 5 janvier 2024 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'aviation civile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 juin 2024 :
- le rapport de Mme Plumerault,
- les observations de Me Mirabel, substituant Me Martin, représentant la société Free mobile, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe en insistant sur l'absence de risque pour la sécurité publique du projet ;
- les observations de Me Maccario, représentant la commune de Paimpol, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'elle développe en soulignant que l'antenne relais va constituer un danger permanent pour l'utilisation de l'hélisurface.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. La société Free Mobile a déposé en mairie de Paimpol, le 17 juillet 2023, un dossier de déclaration préalable pour l'implantation d'une station relais de téléphonie mobile sur un terrain situé 27 rue Raymond Pellier, parcelles cadastrées section AP nos 284 et 594, à laquelle le maire de la commune s'est opposé, par arrêté du 11 août 2023. Saisi par la société Free Mobile sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge des référés a, par ordonnance du 5 janvier 2024, suspendu l'exécution de cet arrêté et enjoint au maire de Paimpol de reprendre l'instruction du dossier de déclaration préalable de la société Free Mobile, en tenant compte des motifs de son ordonnance dans un délai de deux mois à compter de sa notification. Par arrêté du 28 février 2024, le maire de Paimpol s'est de nouveau opposé à cette déclaration préalable. La société Free Mobile demande d'ordonner la suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de l'exécution de ce dernier arrêté.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / Lorsque la suspension est prononcée, il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision dans les meilleurs délais. La suspension prend fin au plus tard lorsqu'il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision ".
En ce qui concerne les moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige :
3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable () ". Aux termes de l'article R. 424-1 du même code : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : / a) Décision de non-opposition à la déclaration préalable () ". L'article R. 423-23 du code de l'urbanisme prévoit que : " Le délai d'instruction de droit commun est de : / a) Un mois pour les déclarations préalables (.). Aux termes de l'article R. 424-1 du même code : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction déterminé comme il est dit à la section IV du chapitre III ci-dessus, le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : / a) Décision de non-opposition à la déclaration préalable () ".
4. D'autre part, l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration prévoit que : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 () sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Cet article L. 211-2 requiert la motivation, notamment, des décisions qui retirent ou abrogent une décision créatrice de droits.
5. Il ressort des pièces du dossier que la société Free Mobile a, à la suite de l'ordonnance du 5 janvier 2024 du juge des référés, demandé, par un courrier du 8 janvier 2024 reçu à la mairie de Paimpol le 10 janvier suivant, de procéder à l'instruction de sa demande. Si dans ce courrier, elle a demandé que l'instruction soit faite dans les conditions et délais prévus par cette ordonnance, qui avait enjoint à la commune de Paimpol de reprendre l'instruction de la déclaration préalable dans un délai de deux mois à compter de sa notification, une telle mention ne pouvait avoir aucune incidence sur l'application du délai légal d'un mois à compter de la confirmation de sa demande par la société Free Mobile à partir duquel une décision de non-opposition tacite est née, soit en l'espèce le10 février 2024. Dans ces conditions, l'arrêté du 28 février 2024 portant opposition à la déclaration préalable en litige doit être regardé comme une décision de retrait de cette décision tacite de non-opposition. Or il ne ressort pas des pièces du dossier que ce retrait aurait été précédé de la procédure contradictoire prévue par les dispositions précitées de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public. Le moyen tiré de ce que cette décision de retrait est entachée d'un vice de procédure apparaît ainsi propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à sa légalité.
6. En second lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que le projet en litige a pour objet l'implantation d'une antenne relais de téléphonie mobile d'une hauteur de 32,70 mètres à une distance de 480 mètres de l'hélisurface du centre hospitalier de Paimpol. Pour s'opposer à ce projet, le maire de Paimpol a considéré que le projet était de nature à porter atteinte à la sécurité publique en raison du danger pour la circulation des hélicoptères en direction et en provenance de l'hélisurface. Pour prendre son arrêté, le maire s'est approprié un avis de la direction générale de l'aviation civile, laquelle a, en s'appuyant par analogie sur les dispositions de l'arrêté du 29 septembre 2009 relatif aux caractéristiques techniques de sécurité applicables à la conception, à l'aménagement, à l'exploitation et à l'entretien des infrastructures aéronautiques terrestres utilisées exclusivement par des hélicoptères à un seul axe rotor, dit " A hélistations ", et plus spécifiquement sur son annexe III relative à la prise en compte des obstacles autour de ces infrastructures, conclu que l'antenne perçait la surface de protection de cette hélisurface sur 15,65 mètres. Toutefois, il est constant que, pour effectuer son calcul, la direction générale de l'aviation civile a retenu une pente de 4,5 % correspondant uniquement à la classe de performance la plus basse sans qu'aucune explication ne soit réellement donnée sur les raisons de ne pas retenir d'autres classes de performance. Par suite, ainsi que l'avait déjà relevé la précédente ordonnance de référé, le risque pour la sécurité publique n'est pas, en l'état de l'instruction, caractérisé. Dès lors, le moyen tiré de ce que le maire de la commune de Paimpol a, en s'opposant à la déclaration préalable de la société Free Mobile, fait une inexacte application des dispositions de l'article R 111-2 du code de l'urbanisme est également propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse.
8. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen de la requête n'est susceptible, en l'état de l'instruction, de créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
En ce qui concerne l'urgence :
9. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
10. Eu égard à l'intérêt public qui s'attache à la couverture du territoire national par les réseaux de téléphonie mobile tant 4G que 5 G, aux intérêts propres de la société Free Mobile qui a pris des engagements vis-à-vis de l'État quant à la couverture du territoire par son propre réseau, et à la circonstance qu'il résulte de l'instruction, en particulier des cartes produites au dossier par la société requérante, qu'il existe des trous de couverture par le réseau de téléphonie mobile de la société Free Mobile dans la partie du territoire de la commune de Paimpol sur laquelle la station relais doit être implantée, la condition d'urgence doit être regardée comme remplie, sans qu'y fasse obstacle l'intérêt public invoqué par la commune tenant à la préservation de la sécurité publique, dès lors, ainsi qu'il a été dit précédemment, qu'aucun danger caractérisé n'est établi en l'état de l'instruction.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conditions d'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative étant réunies, il y a lieu de suspendre l'exécution de la décision en litige.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
12. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que la société Free Mobile est titulaire d'une décision tacite de non-opposition. Ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte sont, par suite, sans objet et doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la commune de Paimpol doivent, dès lors, être rejetées.
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Paimpol le versement à la société Free Mobile de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision du 28 février 2024 par laquelle le maire de la commune de Paimpol s'est opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par la société Free Mobile en vue de l'installation d'une station relais de téléphonie mobile sur un terrain situé situé 27, rue Raymond Pellier est suspendue.
Article 2 : La commune de Paimpol versera à la société Free Mobile une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions de la commune de Paimpol présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Free Mobile et à la commune de Paimpol.
Fait à Rennes, le 7 juin 2024.
Le juge des référés,
signé
F. Plumerault La greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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01/06/2026
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01/06/2026
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026