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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2403011

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2403011

vendredi 13 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2403011
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMAONY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un refus de titre de séjour du préfet du Finistère. Après le rejet de sa demande de référé suspension, la requérante n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois prévu par l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 du même code, le président de la 5ème chambre a constaté le désistement d’office de la requête. L’ordonnance donne acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 mai 2024, Mme A B demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du préfet du Finistère du 10 avril 2024 portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet du Finistère dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 150 € par jour de retard, de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale " ou à tout le moins, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de L'État la somme de 1 500 € en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2024, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.

Par un courrier notifié le 27 juin 2024, Mme B a été informée que sa demande de référé suspension avait été rejetée et que, à défaut de réception, dans le délai d'un mois à compter de la notification de ce courrier, de la confirmation du maintien de ses conclusions demandant l'annulation de la décision ayant fait l'objet du référé, elle serait réputée s'en être désistée en application des dispositions de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale le 27 juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements () ".

2. Aux termes de l'article R. 612-5-2 du même code : " En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté () ".

3. Par une ordonnance n° 2403012 du 25 juin 2024, le juge des référés a rejeté la requête de Mme B aux fins de suspension de l'exécution de la décision du préfet du Finistère du 10 avril 2024 portant refus de délivrance d'un titre de séjour, au motif qu'il n'était pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. Le courrier de notification de cette ordonnance, dont la requérante a accusé réception le 27 juin 2024, l'informait qu'à défaut de réception de la confirmation du maintien de sa requête à fin d'annulation des décisions en litige dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'ordonnance de rejet, elle sera réputée s'être désistée de cette requête. Mme B ne s'est pas pourvue en cassation contre l'ordonnance rendue par le juge des référés et n'a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai indiqué ci-dessus. Elle doit donc être réputée s'être désistée d'office de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au préfet du Finistère.

Fait à Rennes le 13 septembre 2024.

Le président de la 5ème chambre,

signé

N. Tronel

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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