vendredi 12 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2403248 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS COUDRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 12 et 26 juin 2024, la communauté de commune de l'Oust à Brocéliande communauté, représentée par la Selarl Cabinet Coudray, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'enjoindre à l'association Les Landes de :
- lui remettre sans délai l'ensemble des biens du service financés au moyen de subventions publiques, notamment régionales dans le cadre de sa désignation comme nouvelle gestionnaire de la réserve naturelle régionale des landes de Monteneuf et du centre d'hébergement " Les Landes " ;
- lui communiquer un inventaire complet et précis des biens du service public, pièces comptables et justificatifs à l'appui dont elle seule dispose (bilans, factures, fléchage des financements publics reçus notamment), comportant les informations suivantes pour l'ensemble des biens :
* la désignation du bien,
* l'année d'acquisition,
* la valeur initiale,
* la part de financement public et le financeur le cas échéant (région, Oust à Brocéliande communauté pour les biens mis à disposition ou autre)
* le total des amortissements réalisés,
* la valeur nette comptable,
* l'état qualificatif actuel,
- lui communiquer la liste de ses cocontractants habituels (fournisseurs notamment t) et les contrats en cours au moment de la reprise,
- d'assortir ces injonctions d'une astreinte de 500 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
2°) de mettre à la charge de l'association Les Landes la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'urgence est caractérisée : elle ne dispose toujours pas de l'ensemble des biens du service que l'association a l'obligation de lui transférer en raison de leur financement public à leur origine et elle n'est pas en mesure de déterminer avec précision desquels il s'agit ; elle ne peut assurer la gestion normale de son service public en l'absence de communication de l'inventaire demandé que seule l'association peut lui fournir et ce défaut de communication l'a contrainte à racheter en urgence de nombreux équipements neufs qu'elle aurait pu obtenir à moindre coût auprès de l'association ; deux véhicules mentionnés dans l'état des immobilisations qui lui a été transmis demeurent encore conservés sans raison valable par l'association ;
- la mesure sollicitée est utile : elle doit obtenir un inventaire des biens du service pour être en mesure d'assurer le bon fonctionnement de son service public ; aucune des deux conventions conclues entre les parties pour la période 2022-2024, en cours au moment de leur résiliation, ne prévoit le sort des biens en cas de rupture anticipée du contrat pour quelque motif que ce soit, notamment pour un motif d'intérêt général tiré de la reprise en régie de l'activité et elle ne dispose pas d'autre moyen que de saisir le juge des référés ; les engagements de l'association sont insuffisants et l'obligation de mettre à sa disposition l'ensemble des biens meubles et immeubles, dès lors qu'elle est la nouvelle gestionnaire de la réserve, ressort expressément de l'article 10 de la convention conclue avec la région ; l'association ne lui fournit notamment pas les informations utiles au rachat des biens laissés sur place, ce qui va la contraindre à en racheter d'autres pour poursuivre son activité.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juin 2024, l'association Les Landes, représentée par la Selas Seban Armorique, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la communauté de communes de l'Oust à Brocéliande communauté la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la demande de remise sans délai de l'ensemble des biens du service financés au moyen de subventions publiques n'est ni urgente ni utile : la provenance des fonds ayant permis de financier un bien est indépendante de l'obligation d'en assurer le transfert pour la poursuite de l'activité de service public considérée et seule compte la nécessité de transférer un bien considéré comme étant indispensable à la poursuite de l'activité ; en tout état de cause, l'affectation du financement régional était globale car liée à sa mission et elle ne peut identifier précisément les matériels et équipements à acquérir dans le cadre de la mission de gestion de la réserve qui lui était impartie et elle n'est pas soumise à l'obligation de tenir une comptabilité analytique ; l'utilité de la restitution des véhicules n'est pas établie : elle s'engage à les remettre mais aucune demande n'avait été formulée avant le 15 avril 2024, bien que la communauté de communes aient les éléments de leur valorisation ; s'agissant des biens listés dans la correspondance du 15 avril 2024, à savoir les cuissards servant à aller dans l'eau pour le suivi amphibien, le bidon d'essence pour les machines d'entretien de la réserve, des livres, la communauté de communes n'établit pas le caractère impératif de leur transfert et l'impact de leur absence sur la gestion du service public ; s'agissant des autres biens mentionnés par la communauté de communes, à savoir l'autolaveuse nécessaire à l'entretien, le sèche-linge et la machine à laver, le matériel d'accueil et les supports pédagogiques, ces éléments ont été laissés sur place ;
- la mesure tendant à se voir communiquer un inventaire complet et précis des biens du service public n'est ni urgente ni utile : la communauté de communes est entrée en possession de l'ensemble des biens de l'association, elle n'a jamais manifesté son souhait de récupérer le matériel informatique ; la détermination de la valeur nette comptable des biens ne sert que pour la question indemnitaire entre cocontractants et est indépendante de l'exécution au quotidien de sa mission de service public par la communauté de communes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 26 juin 2024 :
- le rapport de Mme Plumerault,
- les observations de Me Guillon-Coudray, représentant la communauté de communes de l'Oust à Brocéliande communauté, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'elle, souligne que l'inventaire des biens est essentiel pour lui permettre d'assurer la continuité du service public, que sans cet inventaire, le fonctionnement est en mode dégradé sauf à la contraindre à réaliser des investissements conséquents comme des véhicules ou des éléments pédagogiques, que l'enjeu est de savoir ce que la communauté de communes est disposée à reprendre et à quel prix et qu'il est essentiel de savoir quels biens ont été financés par la Région ;
- les observations de Me Treheux, représentant l'association Les Landes, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'elle développe, expose que l'association a tout mis en œuvre pour que le transfert se fasse dans de bonnes conditions, qu'elle a laissé tout le matériel nécessaire à l'activité, que la question de la propriété des biens n'entre pas dans l'office du juge du référé mesures-utiles et que la détermination de la valeur indemnitaire des biens sera faite ultérieurement, souligne que l'association a toujours justifié de ses rapports d'activité, qu'elle n'avait aucune obligation de fléchage des subventions, qu'elle est disposée à remettre les véhicules à la communauté de communes, qui ne s'est jamais positionnée sur leur reprise, que les autres biens dont le transfert est demandé sont toujours sur place ou ne sont plus d'actualité, qu'en tout état de cause, la communauté de communes n'aurait pas été dispensée de l'achat de petites fournitures, qu'elle n'a aucunement manifesté la volonté de prise du matériel informatique ;
- et les explications du président et des membres du conseil d'administration de l'association Les Landes.
La clôture de l'instruction a été différée à l'issue de l'audience en dernier lieu au mardi 10 juillet 2024 à 16 heures.
Par un mémoire, enregistré le 4 juillet 2024, l'association Les Landes, conclut aux mêmes fins que précédemment par les mêmes moyens.
Elle fait valoir qu'elle communique un inventaire complet des biens du service public, à la date du 31 décembre 2023, comportant les éléments de valorisation requis par la communauté de communes de l'Oust à Brocéliande communauté.
Par un mémoire, enregistré le 8 juillet 2024, la communauté de commune de l'Oust à Brocéliande communauté conclut aux mêmes fins que précédemment par les mêmes moyens.
Elle soutient en outre que les éléments transmis ne sont pas suffisants : dans l'inventaire transmis, dans l'immense majorité des biens, seule une valeur vénale est indiquée et non pas une valeur nette comptable de la majorité des biens et il est nécessaire que l'association lui confirme que ces biens sont totalement amortis ; l'association ne fournit aucune indication sur la méthode de calcul de la valeur vénale des biens, certains biens sont valorisés alors qu'ils lui appartiennent, l'utilisation de subventions publiques pour l'acquisition des différents biens n'apparaît pas ; elle ne retrouve pas la valeur d'origine des 230 097 euros de la maison locale MDM.
Par un mémoire, enregistré le 9 juillet 2024, l'association Les Landes, conclut aux mêmes fins que précédemment par les mêmes moyens.
Elle fait valoir en outre que :
- l'analyse de l'inventaire dans la dernière version transmise permet à la communauté de communes de l'Oust à Brocéliande communauté de se positionner sur le sort des biens nécessaires à l'exécution de la mission de service public dont elle a décidé de la reprise en régie ;
- de nombreux biens ne sont pas amortissables et la discussion de leur valeur marchande peut se faire entre les parties ;
- les biens immobilisables sont identifiés aux termes de l'état des immobilisations ;
- pour la réalisation de l'inventaire, s'agissant des biens pour lesquels la valeur nette comptable n'est pas indiquée, la valeur renseignée correspond à leur valeur vénale qui a été déterminée en considération des prix pratiqués sur le marché, de l'état du bien relativement à sa valeur d'achat neuf, du temps de travail nécessaire à la valorisation de ses biens, - en particulier dans la constitution des outils pédagogiques - et des produits de recherche archéologiques et de valorisation du patrimoine et de la biodiversité ;
- elle confirme l'impossibilité d'identifier des biens acquis sur seules subventions publiques, alors de surcroît que les subventions en question correspondent à des subventions d'exploitation et non d'investissement, excluant ainsi tout fléchage ;
- elle verse également les rapports annuels certifiés de 2023 ;
Par un mémoire, enregistré le 10 juillet 2024 à 10 h30, la communauté de communes de l'Oust à Brocéliande communauté conclut aux mêmes fins que précédemment par les mêmes moyens.
Elle fait valoir en outre que :
- la valeur vénale d'un bien ne peut être établie sans la valeur initiale et la date d'acquisition ;
- en tant qu'association subventionnée, l'association Les Landes doit pouvoir tracer l'utilisation des subventions qui lui ont été allouées, ce qui en l'espèce constituait une obligation contractuelle.
Considérant ce qui suit :
1. La communauté de communes de l'Oust à Brocéliande communauté et l'association Les Landes ont conclu une convention de partenariat et une convention de mise à disposition des espaces (bâtiments et espaces naturels) pour la période du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2024 pour le développement économique, la promotion, la commercialisation, l'animation touristique, la valorisation et le suivi scientifique du patrimoine du site des menhirs de Monteneuf, incluant la gestion du centre d'hébergement " Les Landes ". L'association avait également en charge la gestion de la réserve naturelle régionale classée espace remarquable de Bretagne des landes de Monteneuf. Par une délibération du 29 juin 2023, le conseil communautaire a validé la reprise du site et de l'activité en régie directe par la communauté de communes à compter du 1er janvier 2024 et autorisé son président à résilier ces deux conventions pour motif d'intérêt général. Par un arrêté du 1er février 2024, le président du conseil régional de Bretagne a abrogé l'arrêté du 28 novembre 2013 désignant l'association Les Landes comme gestionnaire de la réserve naturelle régionale des landes de Monteneuf et a désigné comme gestionnaire la communauté de communes de l'Oust à Brocéliande communauté. Dans ce contexte, la communauté de communes a sollicité, par un premier courrier du 8 novembre 2023 adressé à l'association Les Landes qu'elle lui fournisse un inventaire du mobilier avant le 1er décembre 2023. Une première trame d'inventaire a été fournie par l'association à la fin de l'année 2023. Insatisfaite des documents fournis, la communauté de communes a adressé à l'association Les Landes, le 15 avril 2024, une mise en demeure d'avoir à lui restituer notamment les moyens et données nécessaires à l'activité et financés par des fonds régionaux et d'établir un inventaire complet des biens et de leur valeur lui permettant de se positionner sur leur éventuel rachat ou non des éléments nécessaires à la reprise de l'activité. Estimant ne pas avoir obtenu de réponse satisfaisante de la part de l'association Les Landes, en dépit de plusieurs relances, la communauté de communes de l'Oust à Brocéliande communauté saisit le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
3. En premier lieu, il est constant que, dans le cadre de la présente instance, l'association Les Landes a complété la trame d'inventaire qu'elle avait initialement produite à la fin de l'année 2023 par la production d'un inventaire exhaustif des biens présents sur place, sur la base de l'état des lieux réalisé le 3 janvier 2024 par un commissaire de justice, comportant pour chacun d'eux soit leur valeur vénale déterminée en considération des prix pratiqués sur le marché et de l'état du bien relativement à sa valeur d'achat neuf, du temps de travail nécessaire à la valorisation de ses biens s'agissant des outils pédagogiques, soit, lorsque ces biens sont amortissables, leur valeur nette comptable. Cet inventaire fait également apparaître les biens propriété de la communauté de communes. Il résulte également de l'instruction que l'association avait précédemment communiqué à la communauté de communes en avril 2024 l'état des immobilisations au 31 décembre 2023 pour l'ensemble du matériel amortissable et, dans le cadre de la présente instance, a communiqué les rapports annuels certifiés de 2023 établis par le commissaire au compte. Si l'association Les Landes ne fournit pas, au moins pour les principaux biens non amortissables, ni leur prix et date d'acquisition ni facture à l'appui de ses évaluations, l'ensemble des documents produits permet néanmoins à la communauté de communes de pouvoir désormais se positionner sur le rachat ou non des biens nécessaires pour garantir la continuité du service public et d'entamer des négociations éventuelles sur leur valeur marchande avec l'association. La mesure sollicitée tendant à se voir communiquer un inventaire complet et précis des biens du service public, avec l'ensemble des éléments demandés, n'apparaît, par suite, pas utile.
4. En deuxième lieu, la communauté de communes fait valoir que, conformément aux obligations contractuelles de l'association Les Landes, l'ensemble des moyens acquis sur crédits régionaux au titre des budgets annuels de la réserve naturelle doit lui être transféré, en sa qualité de nouvelle gestionnaire, et ce sans indemnité et qu'il est dès lors nécessaire que ces biens soient précisément recensés. Toutefois, l'association Les Landes indique qu'elle est dans l'incapacité d'identifier les biens qui auraient été acquis grâce à des subventions publiques. Dès lors, alors que n'est pas communicable un document dont l'existence n'est pas établie, la mesure sollicitée par la communauté de communes se heurte à une contestation sérieuse et ne peut qu'être rejetée.
5. En troisième lieu, il est constant que la plupart des biens utilisés pour la gestion de la réserve naturelle ont été laissés sur place. S'agissant plus particulièrement des véhicules, l'association Les Landes indique qu'ils sont garés chez un responsable de l'association pour des raisons de sécurité et s'engage, dès que la communauté de communes lui en fera la demande, ce que cette dernière n'établit pas avoir effectué à la date de la présente ordonnance, à les restituer. L'association indique également avoir laissé sur place les ordinateurs spécialisés et nécessaires à la continuité des activités, ce que la communauté de communes ne conteste pas sérieusement alors que l'état des lieux de sortie réalisé par le commissaire de justice mentionne effectivement la présence de plusieurs unités centrales, écrans d'ordinateurs et claviers. La mesure sollicitée tendant à se voir remettre sans délai l'ensemble des biens du service financés au moyen de subventions publiques est, dès lors, ni utile et se heurte, en tout état de cause à une contestation sérieuse compte tenu de ce qui a été dit au point précédent.
6. En revanche, dans le dernier état de ses écritures, la communauté de communes demande également à se voir communiquer la liste des cocontractants habituels (fournisseurs notamment) de l'association Les Landes et des contrats en cours au moment de la reprise. Il ne résulte pas de l'instruction que l'association, en dépit de la mise en demeure du 15 avril 2024 qui lui a été adressée par la communauté de communes, aurait déjà produit ces documents. Leur communication, dans le cadre de la reprise de l'activité antérieurement exercée par l'association, est nécessaire et urgente pour assurer la continuité et le bon fonctionnement du service public. Cette communication ne se heurte par ailleurs à aucune contestation sérieuse, l'association ne donnant aucune explication quant au retard apporté à cette communication. Il y a lieu, par suite de lui enjoindre d'y procéder dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai jusqu'à la date à laquelle l'ordonnance aura reçu exécution.
Sur les frais liés au litige :
7. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions d'aucune des parties à l'instance, tendant au versement à leur profit de sommes sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à l'association Les Landes de communiquer à la communauté de communes de l'Oust à Brocéliande communauté la liste de ses cocontractants, notamment fournisseurs, habituels ainsi que les contrats qu'elle a conclus, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé ce délai jusqu'à la date à laquelle l'ordonnance aura reçu exécution.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions de l'association Les Landes présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté de communes de l'Oust à Brocéliande communauté et à l'association Les Landes.
Fait à Rennes, le 12 juillet 2024.
Le juge des référés,
signé
F. PlumeraultLa greffière,
signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026