vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2403552 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | DOUARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 juin et 26 août 2024, M. C A, représenté par Me Cohadon demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 avril 2024 par lequel le préfet du Morbihan a retiré sa carte de séjour pluriannuelle, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire national pour une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet du Morbihan de procéder au réexamen de sa situation administrative et de procéder à l'effacement de son signalement dans le système d'information Schengen ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
La décision de retrait de titre de séjour ;
- est entachée d'erreurs de fait et de défaut d'examen particulier de sa situation personnelle
- est entachée d'erreur de droit dès lors qu'elle a été retirée passé un délai raisonnable de 4 mois ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
- méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
La décision d'obligation de quitter le territoire français :
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
La décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les dispositions du II° de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
La décision fixant le pays de destination :
- est entachée d'un vice de procédure, en méconnaissance du principe du contradictoire ;
- méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La décision de placement en centre de rétention administrative :
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 551-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
La décision d'interdiction de retour sur le territoire national pour une durée de deux ans :
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît les dispositions du III° de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juillet 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé de prononcer ses conclusions en application des dispositions des articles L. 732-1 et R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Grondin,
- et les observations de Me Cohadon représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant albanais né le 20 juin 1994 et entré régulièrement en France le 6 juillet 2017, bénéficie en dernier lieu d'une carte de séjour pluriannuelle, délivrée sur le fondement des dispositions des article L. 423-7 et L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et qui expire le 21 avril 2025. Entre 2016 et 2023, il a été condamné à de nombreuses reprises, notamment pour des faits de vols, conduite de véhicule sans permis, ou encore de trafic et détention de produits stupéfiants. Par un jugement du tribunal judiciaire de Lorient du 3 avril 2023, il a été condamné à une peine d'un an et demi d'emprisonnement pour des faits de détention non autorisée de stupéfiant en état de récidive, et conduite d'un véhicule à moteur malgré une suspension de permis de conduire administrative ou judiciaire. Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 28 avril 2024 par lequel le préfet du Morbihan a retiré sa carte de séjour pluriannuelle pour des motifs de trouble à l'ordre public, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire national pour une durée de deux ans.
Sur l'étendue du litige :
2. Par un jugement du 21 août 2024 enregistré sous le numéro 2403552, la magistrate désignée du tribunal a statué sur les conclusions de la requête de M. A tendant à l'annulation des décisions litigieuses d'obligation de quitter le territoire français, de refus de délai de départ volontaire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour en France. Par suite la formation collégiale du tribunal, doit seulement statuer sur les conclusions de la requête dirigées contre l'arrêté du préfet du Morbihan du 28 avril 2024 en tant qu'il porte retrait de titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. En premier lieu, le préfet n'a pas à mentionner tous les éléments de la vie privée et familiale de M. B mais seulement ceux sur lesquels il s'est fondé pour prendre son arrêté. Il en résulte que les circonstances selon laquelle l'arrêté litigieux ne ferait pas état de l'intégralité de la procédure administrative antérieure, ou d'éléments important de la situation personnelle ou familiale de l'intéressé, ne sont pas de nature à caractériser un défaut d'examen particulier de la situation du requérant, lorsque le préfet n'en n'a pas eu connaissance ou lorsque ces éléments ne sont pas susceptibles d'influencer le sens des décisions attaquées.
4. Il en résulte que si le requérant se prévaut de ce que le préfet n'a pas mentionné qu'il a exécuté une précédente obligation de quitter le territoire français dans l'espoir d'obtenir sa régularisation, qu'il a fait l'objet d'un refus d'entrée, qu'il n'a pu revenir en France qu'en janvier 2021, et que sa mère est décédée en Albanie, il n'y est aucunement tenu, alors que ces circonstances ne sont pas susceptibles d'influencer la décision litigieuse.
5. Par ailleurs, si l'intéressé soutient le préfet n'a pas fait état d'une précédente demande de titre de séjour en qualité de parent de français sur laquelle il n'aurait pas été statué, il n'a produit aucune pièce attestant avoir effectivement adressé une telle demande, la seule copie du courrier du 30 janvier 2020 ne permettant pas de s'assurer qu'elle a été envoyée aux services de la préfecture.
6. Enfin, si M. A invoque des erreurs de faits relatives aux détentions des 12 août 2022 et 3 avril 2024 mentionnées à tort dans la décision attaquée, celle-ci ne fait aucunement mention de telles condamnations. Par ailleurs, si le requérant fait état d'une erreur de fait relative à une période de détention en 2022 mentionnée à tort dans la décision attaquée, cette erreur est, compte tenu de l'exactitude des autres éléments pris en compte pour évaluer la réalité de l'intégration du requérant, et notamment du récapitulatif des condamnations dont il a fait l'objet, est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée, et n'est pas de nature à révéler un défaut d'examen de la situation de M. A.
7. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être retirée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public () ".
8. D'une part, si le requérant se prévaut de ce que son titre de séjour lui a été retiré, passé un délai raisonnable de quatre mois suivant sa dernière condamnation, aucune disposition légale ou réglementaire n'impose à l'administration d'agir dans de tels délais raisonnables. Si l'intéressé se prévaut à ce titre d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 3 octobre 2023 (n° 2311470), ce jugement, relatif à un retrait de titre de séjour faisant suite à une annulation contentieuse et à une injonction de réexamen, ne peut utilement être invoqué au cas d'espèce.
9. D'autre part, M. A fait valoir qu'il ne représente plus une menace pour l'ordre public dès lors qu'il s'est amendé en prison où il fait valoir qu'il a arrêté la consommation de drogues, a bénéficié d'un suivi médical, a exercé une activité professionnelle, et que le juge d'application des peines a estimé que l'ensemble de ces éléments, associés au soutien familial dont il dispose, justifiait un aménagement de peine, le service pénitentiaire d'insertion et de probation ayant d'ailleurs estimé qu'il présentait un faible risque de récidive. Toutefois, le préfet n'est pas lié par cette appréciation portée par le juge d'application des peines. Par ailleurs, si sa période de détention a été l'occasion pour M. A de s'amender et de travailler, et même s'il dispose d'attaches familiales solides ainsi que de perspectives d'embauche sérieuses, il ressort néanmoins des pièces du dossier que depuis son entrée en France, et même après la naissance de son fils en 2019, le requérant a été régulièrement condamné entre 2016 et son incarcération le 3 mars 2023. C'est ainsi qu'il a été condamné le 5 avril 2016 par le tribunal correctionnel de Dieppe à trois mois d'emprisonnement pour vol par ruse, effraction ou escalade dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt, aggravé par une autre circonstance, le 10 juillet 2018 par le tribunal correctionnel de Rennes à quatre mois d'emprisonnement pour vol en réunion en récidive, le 30 novembre 2019 par le tribunal de grande instance de Lorient à 300 euros d'amende pour conduite d'un véhicule sans permis, le 26 octobre 2021 par le tribunal judiciaire de Lorient à cent-vingt jours-amende à sept euros pour conduite de véhicule sans permis, le 8 avril 2022 par le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon à deux ans d'emprisonnement dont un an avec sursis probatoire pour importation non autorisée de stupéfiants, trafic et détention non autorisée de stupéfiants et transport non autorisé de stupéfiants, et encore le 3 avril 2023 par tribunal judiciaire de Lorient à une peine d'un an et six mois d'emprisonnement pour des faits de détention non autorisée de stupéfiants en récidive et conduite d'un véhicule à moteur malgré une suspension administrative ou judiciaire du permis de conduire. Ces condamnations, qui concernent des délits de gravité croissante en lien avec du trafic de stupéfiants, sont récentes, répétées, et ont été commises après des périodes d'incarcération. Dès lors le préfet a pu, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation, considérer que M. A représentait toujours une menace pour l'ordre public à la date de l'arrêté litigieux.
10. En troisième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Ces stipulations ne garantissent pas à un étranger le droit de choisir le lieu le plus approprié pour développer sa vie privée et familiale.
11. Si M. A fait valoir qu'il vit en France depuis 2017, qu'il y entretient une relation stable avec sa compagne et leur fils né en 2019, toutefois, d'une part, ces relations ont été interrompues par son incarcération et, d'autre part, compte tenu des condamnations récurrentes déjà rappelées, l'intégration dans la société française de M. A ne peut être regardée comme établie, alors même qu'il présente une promesse d'embauche et un projet professionnel sérieux. Par ailleurs, M. A ne déclare pas avoir d'autre famille en France et ne démontre pas être dépourvu de liens familiaux dans son pays d'origine. Ainsi, au vu de ses multiples condamnations, de nature à établir, comme l'a estimé le préfet du Morbihan, que M. A constitue toujours une menace pour l'ordre public à la date de la décision attaquée, et en dépit de la durée de sa présence en France et de la présence de son enfant et de sa compagne, il ressort des pièces du dossier que le préfet n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris la décision attaquée et n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur la situation personnelle du requérant doit être écarté.
12. En dernier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, de tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.
13. Si le requérant soutient que le préfet a méconnu ces dispositions en lui retirant son titre de séjour, la décision lui refusant un titre de séjour n'a toutefois ni pour objet ni pour effet en elle-même de procéder à son éloignement ou de le séparer de son enfant. Dans ces conditions et eu égard à la circonstance selon laquelle son comportement doit être regardé comme constituant une menace pour l'ordre public, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaîtrait l'intérêt supérieur de son enfant garanti par l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
14. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions de M. A tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet du Morbihan du 28 avril 2024.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions d'annulation présentées par M. A, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, il y a lieu de rejeter ses conclusions d'injonction, y compris celles tendant à enjoindre au préfet du Morbihan de procéder à l'effacement de son signalement dans le système d'information Schengen.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme de 1 000 euros que M. A sollicite au titre des frais qu'il a exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au préfet du Morbihan.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Grondin, premier conseiller,
Mme Villebesseix, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.
Le rapporteur,
signé
T. Grondin
Le président,
signé
C. Radureau
La greffière d'audience,
signé
A. Bruézière
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
1
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026