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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2403795

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2403795

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2403795
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de Mme A, ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet du Finistère refusant de lui délivrer un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant un retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de Mme A.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2024, Mme B A, représentée par Me Blanchot, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 avril 2024 par lequel le préfet du Finistère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée à l'expiration de ce délai et lui a interdit de revenir en France pendant un an ;

2°) d'enjoindre au préfet du Finistère de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans le délai d'une semaine ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- l'arrêté contesté n'est pas motivé, ce qui révèle en outre un défaut d'examen de sa situation particulière ;

- la décision refusant le titre de séjour :

- a été prise à la suite d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il n'est pas établi que le médecin rapporteur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) n'a pas siégé au sein du collège de médecins qui a rendu l'avis sur lequel s'est fondé le préfet ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est illégale en raison de l'illégalité du refus de délivrance d'un titre de séjour ;

- a été prise à la suite d'une procédure irrégulière ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales;

- la décision fixant le pays de destination :

- doit être annulée en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement contestée ;

- méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision lui interdisant de revenir en France pendant un an :

- est privée de base légale en raison de l'illégalité de la mesure d'éloignement qui la fonde ;

- méconnaît l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2024, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 juillet 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 de la ministre des affaires sociales et de la santé et du ministre de l'intérieur relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, devenu R. 425-11,

R. 313-23, devenu R. 425-12, et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

- le code de justice administrative ;

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Berthon ;

- les observations de Me Blanchot, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, de nationalité congolaise (République démocratique du Congo), née en 2001, est entrée en France le 14 février 2022 selon ses déclarations. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision du directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 29 juillet 2022, confirmée le 27 janvier 2023 par la Cour nationale du droit d'asile. Le 31 octobre 2023, elle a demandé une carte de séjour temporaire en qualité d'étranger malade. Par l'arrêté contesté du 29 avril 2024, le préfet du Finistère a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être éloignée à l'expiration de ce délai et lui a interdit de revenir en France pendant un an.

Sur la légalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :

2. L'arrêté contesté vise le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment le 3° de l'article L. 611-1 de ce code. Il mentionne les éléments de fait pertinents sur lesquels il se fonde, en particulier ceux qui sont relatifs aux conditions du séjour de Mme A en France, à sa santé, à sa situation privée et familiale et à son insertion. Il comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivé.

3. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que le préfet du Finistère a procédé à un examen de la situation particulière de Mme A.

4. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. ". L'article R. 425-13 du même code dispose : " Le collège à compétence nationale mentionné à l'article R. 425-12 est composé de trois médecins, il émet un avis dans les conditions de l'arrêté mentionné au premier alinéa du même article. La composition du collège et, le cas échéant, de ses formations est fixée par décision du directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Le médecin ayant établi le rapport médical ne siège pas au sein du collège. ".

5. Il ressort des pièces produites en défense par le préfet du Finistère que le médecin qui a établi le rapport médical qui a permis au collège des médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rendre son avis sur l'état de santé de la requérante n'a pas siégé au sein de ce collège. Le moyen tiré du vice de procédure doit donc être écarté.

6. Le préfet du Finistère a estimé, au vu notamment de l'avis du collège de médecins de l'OFII du 2 avril 2024, que si l'état de santé de Mme A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, celle-ci peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié en République démocratique du Congo, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de ce pays. La requérante produit au dossier un examen médical daté du 12 décembre 2023 selon lequel elle présente un kyste de l'ovaire gauche, des certificats médicaux établis les 21 et 31 mars 2023 et le 7 février 2024 par des médecins psychiatres, qui attestent notamment qu'elle souffre d'un " état de stress post-traumatique avec idées suicidaires et situation sociale complexe " et a été hospitalisée en février et mars 2023 dans un service de psychiatrie et, enfin, un certificat rédigé le 28 mars 2023 par un interne en médecine mentionnant sans plus de précision que son état de santé nécessite un suivi régulier et un traitement quotidien, ce qui est corroboré par des attestations du " Centre accueil précarité " du CHU de Brest. Toutefois, aucun de ces documents ne conclut à l'indisponibilité ou à l'absence d'accès effectif aux traitements appropriés à l'état de santé de Mme A dans son pays. Dès lors, ils ne remettent pas en cause la teneur de l'avis du collège des médecins de l'OFII du 2 avril 2024 et l'appréciation du préfet. Par ailleurs, les éléments généraux contenus dans le rapport " MedCOI " établi en 2021 par l'European union agency for asylum (EUAA), cités par la requérante, ne suffisent pas à établir qu'elle ne pourrait, à titre personnel, bénéficier des traitements appropriés à ses pathologies dans son pays d'origine. Enfin, Mme A ne justifie pas de façon probante que ses ressources ne lui permettraient pas de faire face au coût du traitement dont elle a besoin. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir qu'en refusant de lui délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet du Finistère aurait fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. L'illégalité du refus de titre de séjour n'ayant pas été démontrée, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait privée de base légale doit être écarté.

8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. () ".

9. Mme A ne résidait en France que depuis deux ans environ à la date de l'arrêté contesté. Elle ne justifie d'aucune vie familiale ni d'aucune insertion particulière en France. Elle a vécu jusqu'à l'âge de 21 ans en République démocratique du Congo où elle n'établit pas qu'elle n'a plus aucune attache. Dans ces conditions, l'arrêté contesté n'a pas porté à son droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée, contraire aux stipulations rappelées au point précédent.

Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :

10. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que Mme A n'est pas fondée à se prévaloir de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français à l'appui des conclusions qu'elle a dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi.

11. La décision contestée, dès lors qu'elle vise l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et mentionne que Mme A " n'apporte aucun élément permettant de considérer qu'elle serait exposée à des peines ou des traitements contraires à ladite Convention " est suffisamment motivée. Il s'en déduit aussi que le préfet du Finistère a procédé à un examen de la situation particulière de la requérante.

12. Mme A soutient qu'elle encourt un risque de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en République démocratique du Congo en ce que ce retour risquerait d'affecter gravement son état de santé. Toutefois, eu égard à ce qui a été dit précédemment sur sa possibilité d'être soignée dans son pays, les moyens tirés de la violation de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.

Sur la légalité de l'interdiction de retour sur le territoire français :

13. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que Mme A n'est pas fondée à se prévaloir de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision contestée.

14. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français (). ". Selon l'article L. 613-2 du même code : " () les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ". Enfin, l'article L. 612-10 du même code dispose : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".

15. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit par ailleurs faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.

16. L'arrêté contesté vise les articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne que Mme A est entrée en France le 14 février 2022 et indique qu'elle ne justifie d'aucune insertion particulière en France où elle ne réside que depuis peu de temps. En outre, il est constant que la requérante n'avait jamais fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement et, ainsi qu'il a été rappelé au point précédent, le préfet n'était pas tenu d'indiquer expressément qu'elle ne représentait pas une menace pour l'ordre public. Il ressort donc de la lecture intégrale de l'arrêté attaqué que la situation de Mme A a fait l'objet d'un examen au regard des quatre critères prévus par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'insuffisante motivation de la décision contestée et de l'erreur de droit au regard des critères fixés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

17. Alors même qu'elle n'a jamais fait l'objet d'une mesure d'éloignement et ne présente pas une menace pour l'ordre public, Mme A ne peut se prévaloir ni d'une durée de séjour importante en France ni d'une insertion particulière dans la société française. Par suite, la décision du préfet du Finistère de lui interdire tout retour en France pendant un an n'est pas entachée d'erreur d'appréciation.

18. Pour les raisons déjà exposées au point 9, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision contestée aurait méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la requête aux fins d'annulation doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 191.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et au préfet du Finistère.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024 à laquelle siégeaient :

M. Berthon, président,

Mme Plumerault, première conseillère,

Mme Pellerin, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

Le président-rapporteur,

signé

E. BerthonL'assesseure la plus ancienne

dans le grade

signé

F. PlumeraultLa greffière,

signé

I. Le Vaillant

La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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