jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2403903 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BEGUIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 juillet 2024, M. D C, représenté par Me Beguin, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 11 juin 2024 du préfet d'Ille-et-Vilaine portant refus de délivrance d'un titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de
trente jours, fixation du pays de destination et interdiction de retour d'une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard, de lui délivrer un titre de séjour ou à tout le moins de réexaminer sa situation et dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de faire procéder à l'effacement de la mention de sa non-admission dans le système d'information Schengen procédant de la décision portant interdiction de retour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros en application de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il n'a pas été précédé d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- il est entaché d'une erreur de droit dans l'application de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnait l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'erreur manifeste d'appréciation entachant la décision portant interdiction de retour sur le territoire français ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 août 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Descombes,
- et les observations de Me Delagne, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
1. Par une décision du 26 septembre 2024, le bureau d'aide juridictionnelle a admis M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Les conclusions aux fins d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sont donc devenues sans objet et il n'y a plus lieu de statuer sur cette demande.
Sur les conclusions d'annulation :
2. En premier lieu, le préfet d'Ille-et-Vilaine a donné délégation, du 23 mars 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture d'Ille-et-Vilaine du même jour, à Mme B A, directrice des étrangers en France et signataire de l'arrêté attaqué, aux fins de signer, notamment les décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
3. En deuxième lieu, il ressort des motivations de l'arrêté contesté que le préfet
d'Ille-et-Vilaine mentionne les considérations de droit fondant ses décisions. Le préfet précise par ailleurs que M. C, de nationalité géorgienne, né en juin 1992, est entré en France en août 2016, que sa demande d'asile a été définitivement rejetée par les instances d'asile le
27 septembre 2017, que les 20 février 2018 et 26 août 2019, il a fait l'objet d'arrêtés portant obligation de quitter le territoire qui ont été confirmés par deux jugements du tribunal administratif de céans des 2 août 2018 et 30 septembre 2019, que l'intéressé ne justifie pas avoir mis à exécution les mesures d'éloignement dont il a fait l'objet et s'est maintenu ainsi de manière irrégulière sur le territoire national, que le 18 octobre 2021, il a déposé auprès des services de la préfecture
d'Ille-et-Vilaine une première demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions des articles L.423-23 et L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que s'il fait valoir, au titre de son insertion au sein de la société française, des attestations établies par différentes associations, confirmant qu'il y est bénévole depuis 2019, ces témoignages ne sont pas suffisants pour caractériser une insertion d'une particulière intensité, qu'alors même qu'il justifie d'une promesse d'embauche en vue d'un contrat à durée indéterminée lui permettant d'exercer en tant que garagiste, dès lors qu'il ne dispose pas d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, il ne satisfait pas aux conditions d'obtention d'un titre de séjour autorisant l'exercice d'une activité professionnelle salariée, qu'il se déclare célibataire et sans enfants à charge, que s'il se prévaut de la présence régulière en France de sa mère, et de sa sœur, il ne justifie pas de liens d'interdépendance allégués avec cette dernière et ne justifie pas d'autres liens personnels ou familiaux d'une particulière intensité sur le territoire français, ni d'une insertion quelconque.
Le préfet précise qu'eu égard à l'ancienneté de son séjour, le requérant ne justifie pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires permettant son admission au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, il indique que M. C entre dans les prévisions du 1° de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui permet le refus de la délivrance d'un titre de séjour à tout étranger n'ayant pas satisfait à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français
dans les formes et délais prescrits par l'autorité administrative et que l'intéressé ne fait état d'aucune circonstance particulière l'exposant à des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Il résulte de ce qui précède que le préfet du Morbihan mentionne précisément les éléments de fait et de droit sur lesquels il se fonde pour prendre l'arrêté contesté. Le moyen tiré du défaut de motivation doit, par suite, être écarté.
4. En troisième lieu, il résulte de la motivation précédemment exposée que contrairement à ce que soutient M. C, le préfet a procédé à un examen suffisant de sa situation particulière.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui () dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
6. M. C fait valoir qu'il aide sa sœur handicapée, qu'il s'investit dans le monde associatif, bénéficie d'une promesse d'embauche et est inscrit dans une agence d'intérim. Cependant, ainsi qu'il a été précédemment exposé, M. C, qui se déclare célibataire et sans enfants à charge, n'a pas satisfait à deux précédentes mesures d'éloignement et séjourne depuis irrégulièrement en France où il est entré en 2016. Les seules attestations qu'il produit concernant sa participation à des cours de français ou à des activités bénévoles ne sont pas de nature à établir son intégration dans la société française. De même la seule production de promesses d'embauche ou d'attestation d'inscription dans une agence d'intérim n'est pas suffisante pour démontrer son insertion professionnelle. Également, si le requérant produit plusieurs certificats médicaux dont le plus récent, qui date de deux ans avant le dépôt de sa demande d'admission au séjour, relève qu'il constitue une aide pour sa mère dans l'accompagnement de sa sœur handicapée, il ne justifie pas toutefois qu'il serait la seule personne présente auprès de sa sœur si bien que sa présence lui serait indispensable. En outre, et alors même que son père est décédé en Géorgie, il ne justifie pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'à l'âge de 21 ans. Par suite, en refusant le titre de séjour sollicité
par M. C sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressée au respect de sa vie privée et familiale par rapport aux buts en vue desquels ce refus a été pris. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit doit être écarté.
7. En cinquième lieu, pour les mêmes motifs, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de cet arrêté sur la situation personnelle de M. C doivent également être écartés.
8. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article
L. 412-1 () ".
9. En présence d'une demande de régularisation, présentée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
10. En l'espèce, ni la situation familiale de M. C telle que précédemment décrite, ni la promesse d'embauche versée à l'instance, ne permettent d'établir que le préfet aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant à M. C un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que, comme il a été dit, l'intéressé n'avait pas satisfait à de précédentes mesures d'éloignement. Le moyen présenté en ce sens doit, dès lors, être écarté.
11. En septième lieu, aux termes de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, issu de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration : " La délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à tout étranger : /
1° N'ayant pas satisfait à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français dans les formes et les délais prescrits par l'autorité administrative () ".
12. M. C soutient que le préfet a commis une erreur de droit en faisant application de cet article pour une obligation de quitter le territoire français édictée antérieurement à son entrée en vigueur. Toutefois, les dispositions précitées de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, issues de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration, sont entrées en vigueur le 28 janvier 2024. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait méconnu le principe de non-rétroactivité des lois dès lors que les dispositions de l'article L. 431-1-1 étaient applicables à la date de la décision attaquée, la date de dépôt de la demande de titre de séjour étant à cet égard sans incidence. Au demeurant et en tout état de cause, à supposer ce motif erroné, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision en se fondant sur les seuls autres motifs de sa décision.
13. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ".
Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 (). ".
14. En l'espèce, pour prendre les décisions contestées d'interdiction de retour sur le territoire français, le préfet s'est fondé sur les circonstances qu'alors même que la présence en France de M. C ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, il a fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement, que la durée de présence en France de l'intéressé est liée aux délais d'examen de sa demande d'asile, de sa demande de titre de séjour et de son maintien irrégulier sur le territoire français, qu'il ne justifie pas de l'ancienneté des liens avec la France et ne justifie pas de liens familiaux et personnels en France, autre qu'avec sa mère et sa sœur.
Le requérant n'apporte pas d'élément de nature à remettre en cause le prononcé et la durée de l'interdiction de retour en litige, qui sont justifiés par les considérations sus-rappelées. Il s'ensuit que le moyen tiré d'une méconnaissance de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. C doivent être rejetées.
Sur les conclusions d'injonction sous astreinte :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Les conclusions d'injonction sous astreinte doivent, par suite, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. L'État n'étant pas, dans la présente instance, la partie perdante, les conclusions tendant à ce que soit mis à sa charge les frais exposés par M. C et non compris dans les dépens doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire présentée par M. C.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, à Me Beguin et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Le Roux, premier conseiller,
M. Le Bonniec, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 octobre 2024.
Le président-rapporteur,
signé
G. Descombes
L'assesseur le plus ancien,
signé
P. Le Roux
Le greffier,
signé
J-M. Riaud
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026