LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2403911

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2403911

lundi 15 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2403911
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 juillet 2024, la communauté d'Agglomération du Pays de Saint-Malo, Saint-Malo Agglomération, représentée par Me Lahalle, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion immédiate et sans délai de M. C A et Mme B D, et de tous occupants de leur chef, de libérer les emplacements qu'ils occupent sans droit ni titre de l'aire d'accueil des gens du voyage de Saint-Malo, rue des prairies, sous astreinte de 500 euros par jour de retard dès la notification de l'ordonnance à intervenir ;

2°) d'autoriser au besoin Saint-Malo Agglomération à faire procéder à leur expulsion aux frais, risques et périls des intéressés en recourant à l'intervention d'un huissier / commissaire de justice et de toute personne dont l'assistance serait utile, au besoin avec le concours de la force publique ;

3°) de mettre à la charge de M. A et Mme D la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

sur l'urgence :

- les requérants ont été prévenus de la fermeture de l'aire depuis le 2 mai 2024, soit plus de deux mois avant la date prévue, ce qui leur a laissé un temps suffisant pour retrouver une autre aire de stationnement en attendant la réouverture programmée début août 2024 ;

- un ordre de service a été adressé à la Sarl Brel pour qu'elle exécute les travaux de réfection des locaux sanitaires des aires d'accueil des gens du voyage de Saint-Malo et de Cancale mis à sa charge en vertu du marché public passé entre les parties ;

- à défaut de pouvoir réaliser les travaux, d'une part, elle s'expose aux pénalités contractuelles, mais d'autre part les autres usagers qui se sont conformés à ses demandes seront pénalisés, faute de pouvoir réaliser les travaux dans les délais programmés ;

sur la mesure d'expulsion :

- elle est fondée à solliciter la libération immédiate des emplacements occupés par M. A et Mme D ou de tous occupants de leur chef dès lors qu'ils sont occupants sans droit ni titre.

L'ensemble des diligences ont été accomplies par le greffe du tribunal, d'une part, et par la police municipale de Saint-Malo, d'autre part, pour notifier la procédure à M. A et Mme D, qui n'ont pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Le Roux, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 12 juillet 2024 :

- le rapport de M. Le Roux, juge des référés,

- les observations de Me Lahalle, représentant la communauté d'Agglomération du Pays de Saint-Malo, Saint-Malo Agglomération, qui conclut aux mêmes fins que sa requête, par les mêmes moyens qu'il développe.

M. A et Mme D n'étaient ni présents, ni représentés.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".

2. Lorsqu'il est saisi, sur le fondement de ces dispositions, de conclusions tendant à ce que soit ordonnée l'expulsion d'un occupant sans titre du domaine public, le juge des référés y fait droit dès lors que la demande ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité. Il lui incombe de prendre en compte, d'une part, la nécessité d'assurer le fonctionnement normal et la continuité du service public et, d'autre part, la situation de l'occupant en cause ainsi que les exigences qui s'attachent au respect de sa dignité et de sa vie privée et familiale.

3. En vertu du II de l'article 9 de la loi du 5 juillet 2000 modifiée relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage, sous certaines conditions tenant notamment aux modalités d'accueil et d'habitat des gens du voyage dans la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale dont cette commune est membre, le maire, le propriétaire ou le titulaire de droits réels d'un terrain sur lequel des gens du voyage stationnent bénéficient de la possibilité de demander au préfet de mettre ceux-ci en demeure de quitter les lieux dans un certain délai, sauf à ce qu'il puisse être procédé à l'évacuation forcée de leurs résidences mobiles. Ces dispositions ne sauraient faire obstacle, alors même que les conditions à leur application se trouveraient réunies, à la saisine du juge des référés de conclusions tendant à ce que, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion d'occupants sans titre du domaine public soit ordonnée (Conseil d'État, 1er juillet 2020, n°437113).

4. Il résulte de l'instruction que par un arrêté du 2 mai 2024, le président de la communauté d'Agglomération du Pays de Saint-Malo a décidé de fermer l'aire d'accueil des gens du voyage de Saint-Malo, située rue des prairies, du lundi 8 juillet 2024 au plus tard à 16h00 au vendredi 05 août 2024 à 9h00 en vue de procéder à des travaux d'assainissement et d'entretien du réseau de canalisations de récupération des eaux usées de cette aire d'accueil, incluse dans le schéma départemental d'accueil des gens du voyage, en raison de l'état des installations et de la présence de déchets susceptibles de mettre en danger l'état de santé des usagers de l'aire. Il résulte de l'instruction que cette mesure a été notifiée aux occupants actuels de cette aire d'accueil, néanmoins, M. A et Mme D, qui stationnent sur cette aire, se sont maintenus dans les lieux ainsi que le souligne le rapport de constatation établi par la police municipale de Saint-Malo le 8 juillet 2024 à 17h00. Les intéressés ne justifiant désormais d'aucun titre à occuper la parcelle en cause, la demande d'expulsion ne se heurte, dès lors, à aucune contestation sérieuse du caractère irrégulier de l'occupation du domaine public.

5. Il résulte de tout ce qui précède que la demande de la communauté d'Agglomération du Pays de Saint-Malo ne se heurte à aucune contestation sérieuse et présente les caractères d'urgence et d'utilité exigés par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il y a dès lors lieu de prescrire à M. A, à Mme D et à tous occupants de leur chef, de quitter les lieux au plus tard dans un délai de deux jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Faute pour eux d'avoir libéré les lieux dans ce délai, la communauté d'Agglomération du Pays de Saint-Malo pourra procéder à leur expulsion d'office au besoin avec le concours de la force publique, sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé ce délai.

6. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge des défendeurs la somme que la communauté d'Agglomération du Pays de Saint-Malo demande sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est enjoint à M. A, à Mme D et à tous occupants de leur chef de quitter l'aire d'accueil des gens du voyage de Saint-Malo, sise rue des prairies, qu'ils occupent illégalement dans un délai de deux jours à compter de la notification de la présente ordonnance. A défaut d'avoir exécuté cette injonction dans ce délai, la communauté d'Agglomération du Pays de Saint-Malo pourra procéder à leur expulsion d'office au besoin avec le concours de la force publique, sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé ce délai.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté d'Agglomération du Pays de Saint-Malo, à M. C A et à Mme B D.

Fait à Rennes, le 15 juillet 2024.

Le juge des référés,

signé

P. Le RouxLa greffière d'audience,

signé

I. LouryLa République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions