vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2403984 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 1ère Chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2024, M. A B, représenté par Me Cohadon, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 juin 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique à son conseil sous réserve du renoncement de ce dernier à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat à la mission d'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des articles L.423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation médicale ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français et celle fixant une interdiction de retour sur le territoire :
- elles se trouvent privées de base légale pour être fondée sur la décision de refus de séjour illégale ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays d'éloignement :
- elle est illégale et méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 août 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.
L'Office français de l'immigration et de l'intégration a produit des pièces le 23 août 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Radureau,
- et les observations Me Cohadon représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, de nationalité russe, né le 7 septembre 1987, a sollicité son admission au séjour au titre de l'asile le 7 mars 2018. Par arrêté du 18 juillet 2018, le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé le transfert de M. B vers la Pologne. M. B ayant été déclaré en fuite ce transfert n'a pu être réalisé. La demande d'asile de M. B a finalement été enregistrée à la préfecture d'Ille-et-Vilaine le 9 avril 2019. Sa demande d'admission au statut de réfugié ayant été rejetée par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 22 juillet 2019, confirmée par décision de la Cour nationale du droit d'asile du 20 novembre 2019, M. B a sollicité un réexamen de sa demande d'asile qui a également été définitivement rejeté le 18 novembre 2020. Il a sollicité un titre de séjour pour raisons médicales le 29 mai 2020. Par des avis du 5 octobre 2020 et 29 juin 2022 le collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a estimé que son état nécessitait une prise en charge médicale, mais que, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé en Russie, M. B pourrait y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Le préfet ne s'étant pas prononcé sur sa demande de titre de séjour, il a demandé à M. B de présenter un nouveau dossier médical de demande de titre de séjour pour raisons de santé. Le collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) s'est prononcé le 3 novembre 2023 dans le même sens que ses précédents avis. Par un arrêté du 3 juin 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé le pays à destination duquel il sera, le cas échéant, renvoyé et prononcé une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. En premier lieu, lorsque le préfet, statuant sur la demande de titre de séjour, examine d'office si l'étranger est susceptible de se voir délivrer un titre sur un autre fondement que l'asile, tous les motifs de rejet de la demande, y compris donc les motifs se prononçant sur les fondements examinés d'office par le préfet, peuvent être utilement contestés devant le juge de l'excès de pouvoir. Ainsi que le fait valoir le préfet, M. B a transmis deux attestations de bénévolat du 19 avril 2021 et du 17 octobre 2023 établies par le Secours Populaire Français ainsi qu'une attestation de suivi de cours de français auprès de l'association AGIRabcd. En outre le formulaire de demande de titre de séjour étranger malade, que l'intéressé a rempli le 23 octobre 2023, mentionne explicitement les pièces à fournir obligatoirement. Il est ainsi notamment demandé la présentation de documents tels que des bulletins de salaires des trois derniers mois, un diplôme, une promesse d'embauche, un contrat de travail et au titre de l'item des éléments concernant l'" Intégration dans la société française ".
3. Dans ces conditions, alors que M. B devait transmettre des informations actualisées sur sa situation personnelle dont il pouvait alors faire état, la circonstance que le préfet d'Ille-et-Vilaine a examiné d'office s'il pouvait se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des articles L 423-23 et L 435- 1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans lui avoir préalablement demandé d'apporter des pièces complémentaires sur sa situation personnelle, alors que sa demande portait sur un titre de séjour pour raison médicales, n'est pas de nature à établir l'existence d'un défaut d'examen de sa situation. Il appartenait au requérant qui sollicitait un titre de séjour, quel que soit son fondement, de porter à la connaissance du préfet tous les éléments utiles pour lui permettre d'apprécier l'ensemble de sa situation et statuer sur son droit au séjour. Par ailleurs, l'arrêté attaqué comporte une motivation en fait et en droit démontrant que le préfet a pris en compte les éléments, portés à sa connaissance, concernant la situation administrative, personnelle et familiale de M. B. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 (). ".
5. M. B soutient qu'il est présent sur le territoire depuis le 5 mars 2018 soit depuis plus de 6 ans, qu'il suit des cours de français et s'investit dans diverses associations et qu'il dispose une promesse d'embauche de la société BRC sur un poste de bardeur en contrat à durée indéterminée à temps complet. Cependant, il est célibataire et sans enfant. La durée de sa présence en France résulte des délais liés à l'examen de sa demande d'asile et des retards pris dans celui lié à sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. Pour louables que soient ses efforts d'apprentissage du français et ses activités de bénévolat au sein d'associations, ils ne suffissent pas à établir l'existence de liens anciens et stables sur le territoire. La seule promesse d'embauche datée du 18 juin 2024, postérieure à l'arrêté attaqué, pour un emploi de bardeur dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée ne permet pas d'établir son insertion professionnelle à la date de l'arrêté attaqué. Il n'établit pas être dépourvu de toutes attaches dans son pays d'origine où il a vécu plus de trente ans avant de venir sur le territoire. Par suite, la décision portant refus de titre de séjour ne méconnaît pas l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation.
6. Il résulte de ce qui a été indiqué au point 5 que M. B ne justifie d'aucun motif exceptionnel de nature à justifier son admission au séjour sur le fondement de la vie privée ou familiale ou au titre de son insertion professionnelle. Il ne fait pas davantage état de considérations humanitaires. Par suite, l'arrêté attaqué n'est pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il refuse son admission exceptionnelle au séjour.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. () ".
8. La partie qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration venant au soutien de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
9. Aux termes de la décision de refus de titre de séjour opposée à M. B, et rendue suite à l'avis du 3 novembre 2023 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), le préfet d'Ille-et-Vilaine a estimé que l'état de santé du requérant nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pouvait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins dans son pays d'origine, il pouvait y bénéficier d'un traitement approprié, et que l'état de santé de l'intéressé lui permettait de voyager sans risque vers son pays d'origine.
10. Pour contester l'avis des médecins de l'OFII, M. B indique qu'il souffre d'une pathologie cérébrale spastique diplégique entrainant des troubles de la marche très lourds avec un périmètre de marche limité à 150 mètres et sans amélioration depuis 2022 nécessitant des séances de kinésithérapie multi-hebdomadaires, des injections de toxine botulique tous les 6 mois, une prise d'antalgiques quotidienne et des périodes d'hospitalisations. Il cite également des rapports sur le système de santé russe et en Tchétchénie et invoque la pénurie des ressources humaines médicales mobilisées par le conflit russo-ukrainien. Cependant par ces éléments et deux documents médicaux le concernant, antérieurs à l'avis du collège de médecins de l'OFII, M. B n'établit pas que sa pathologie ne pourrait pas être prise en charge en Russie, au regard du système de santé du pays, ni même que tout ou partie des médicaments qui lui sont administrés en France n'y seraient pas disponibles, même sous la forme de molécules substituables. Si le conflit russo-ukrainien est susceptible de mobiliser les personnels soignants en Russie, M. B ne démontre pas pour autant qu'il serait dans une situation telle qu'il ne pourrait pas effectivement et personnellement être pris en charge. Dès lors le requérant ne peut être regardé comme présentant des éléments susceptibles de remettre en cause l'avis des médecins de l'OFII. Par suite ce moyen doit être écarté. La décision de refus de délivrance d'un titre de séjour n'ayant pas d'incidence sur la prise en charge médicale de M. B, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.
11. En quatrième lieu, les conclusions à fin d'annulation de la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour étant rejetées, le moyen tiré du défaut de base légale de l'obligation de quitter le territoire français en conséquence de l'exception d'illégalité de la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour doit être écarté. Il en va de même de l'exception d'illégalité tirée du défaut de base légale de la décision fixant une interdiction de retour sur le territoire.
12. En cinquième lieu, aux termes des articles 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Il appartient à l'étranger qui conteste son éloignement de démontrer qu'il y a des raisons sérieuses de penser que, si la mesure incriminée était mise à exécution, il serait exposé à un risque réel de se voir infliger des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays d'éloignement méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en raison de l'état de santé de M. B, doit être écarté. Le requérant invoque également sa crainte de faire l'objet d'un enrôlement forcé dans les forces armées tchéchènes en raison du conflit russo-ukrainien et les mauvais traitements pouvant être infligés aux personnes revenant en Tchétchénie après le rejet de leur demande d'asile. S'il produit des copies d'ordres de mobilisation et fait référence à différents rapports, il n'établit pas qu'il se trouverait effectivement et personnellement dans la situation d'être mobilisé malgré sa pathologie alors qu'il ne fait pas l'objet d'une mesure d'éloignement vers la Tchétchénie mais vers la Russie. Enfin, ainsi qu'il a été dit sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile. Dans ces conditions M. B ne démontre pas être actuellement, personnellement et directement exposé à des risques de représailles ou de traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine, la Russie, qui serait contraire aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée.
Sur les frais de l'instance :
15. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement au requérant, de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Blanchard, premier conseiller,
Mme Villebesseix, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
Le président-rapporteur,
signé
C. Radureau
L'assesseur le plus ancien,
signé
A. Blanchard La greffière d'audience,
signé
A. Bruézière
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2403984
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