vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2404062 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | VELEZ DE LA CALLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés le 11 juillet 2024, le 10 août 2024, et le 4 septembre 2024, M. C B, représenté par Me Velez de la Calle, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 9 juillet 2024 par lequel le préfet du Morbihan lui a retiré sa carte de séjour pluriannuelle, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet du Morbihan de lui restituer sa carte de séjour pluriannuelle ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence ;
- il n'a pas été précédé d'une procédure contradictoire ;
- il est entaché d'un défaut de motivation et d'examen complet de sa situation ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Par deux mémoires en défense, enregistré le 26 juillet 2024 et le 28 août 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Radureau,
- et les observations Me Velez de la Calle représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, né le 23 février 1978, de nationalité arménienne, est entré irrégulièrement en France en 2005 avec sa compagne avec laquelle il a eu quatre enfants. Il s'est vu délivrer plusieurs titres de séjour au titre de la vie privée et familiale dont le dernier était valable jusqu'au 1er juillet 2025. Par un arrêté du 4 juillet 2024, le préfet du Morbihan a procédé au retrait de ce dernier titre de séjour, sur le fondement de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, au motif que le comportement de M. B présente une menace pour l'ordre public, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, le préfet du Morbihan a donné délégation, selon arrêté du 29 mai 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, à M. A, directeur de la citoyenneté et de la légalité, pour notamment signer les arrêtés portant sur le séjour et l'éloignement des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. Aux termes de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être retirée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. ".
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : /1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ;() ". L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Enfin, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que par un courrier du 19 avril 2024, remis à M. B le 22 avril 2024, le préfet du Morbihan l'a informé de son intention de faire application des dispositions de l'article L. 432-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de lui retirer le titre de séjour pluriannuel qui lui avait été délivré le 21 novembre 2023. Ce courrier précisait qu'en application des dispositions du code des relations entre le public et l'administration, M. B disposait d'un mois pour présenter ses observations et qu'il pouvait se faire assister d'un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. Par suite le moyen tiré de ce que la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1, L. 121-2 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration n'aurait pas été mise en œuvre, préalablement au retrait du titre de séjour pluriannuel délivré à M. B, doit être écarté.
6. En troisième lieu, l'arrêté retirant le titre de séjour délivré à M. B, lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, vise les textes applicables, notamment les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fondant ces décisions. Il fait état de la menace à l'ordre public que représente M. B et précise sa situation administrative, familiale et personnelle. Ainsi, les décisions attaquées mentionnent l'ensemble des circonstances de fait et des motifs de droit au regard desquels le préfet du Morbihan a décidé de retirer le titre de séjour délivré à M. B et lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai. Le moyen tiré du défaut de motivation doit, dès lors, être écarté.
7. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la motivation des décisions de retrait du titre de séjour et d'éloignement sans délai, que le préfet du Morbihan, qui n'avait pas à faire état de tous les éléments de la vie privée et familiale du requérant, a procédé à un examen suffisamment approfondi de la situation personnelle de M. B. Par suite, le moyen tiré de ce que l'autorité préfectorale n'a pas procédé à un examen complet de la situation du requérant doit également être écarté.
8. En cinquième lieu, pour fonder la décision de retrait du titre de séjour délivré à M. B le préfet du Morbihan s'est fondé sur le jugement du tribunal correctionnel de Vannes du 12 juillet 2023 et l'arrêt de la cour d'appel de Rennes du 13 octobre 2023, le condamnant à une peine d'emprisonnement de quatre ans assortie d'un sursis probatoire de deux ans pendant trente mois, pour s'être rendu coupable d'extorsion par violence, menaces ou contraintes, de dégradation ou détérioration d'un bien le 9 juillet 2023, de menaces de mort réitérées commises sur personne ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civile de solidarité du 1er mai au 9 juillet 2023, ainsi que pour port d'arme à feu. Il a notamment tenu compte de la motivation du jugement et de l'arrêt de la cour d'appel mentionnant la gravité des faits, la persistance dans la violence et l'absence de remise en cause permettant de craindre une réitération des faits alors que la fille du requérant, comme le précise l'arrêt de la cour, avait indiqué que son père " avait violenté sa mère entre 2007 et 2009 " et qu'il convenait de prendre au sérieux ses menaces de mort répétées. Enfin si le requérant invoque son état de santé et en particulier le diagnostic de bipolarité, la cour d'appel n'a pas retenu l'abolition de son discernement mais seulement son altération. Dans ces conditions, alors qu'il ressort des mentions portées sur les décisions du juge pénal que M. B a entretenu depuis plusieurs années un climat de violence à l'encontre de sa femme, dont il est séparé depuis l'année 2015, et proféré des menaces de mort, visant également ses enfants, le préfet du Morbihan a pu estimer que le comportement de M. B constituait une menace pour l'ordre public et lui retirer pour ce motif son titre de séjour.
9. M. B invoque l'ancienneté de son arrivée en France en 2005, la présence de ses quatre enfants sur le territoire, celle de sa mère et son insertion. Il ressort cependant des pièces du dossier qu'il est célibataire, séparé de la mère de ses enfants depuis l'année 2015 et s'est vu retirer l'autorité parentale sur ses enfants par le jugement du tribunal correctionnel de Vannes. Dans le cadre de la présente instance il n'apporte pas d'éléments sur la nature et l'intensité des liens qu'il entretenait avec ses enfants depuis qu'il est de leur mère. S'il justifie avoir exercé une activité professionnelle sous la forme de missions d'intérim, il est constant qu'il est sans emploi depuis 2020. S'il vit avec sa mère qui réside régulièrement en France, il n'établit pas pour autant qu'il serait privé de toute attache dans son pays d'origine. Dans ces circonstances particulières, eu égard à la menace à l'ordre public qu'il représente, le requérant n'établit pas, en dépit de la durée de sa présence en France, que la décision attaquée l'obligeant à quitter le territoire français porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise, au nombre desquels figurent notamment la prévention des infractions pénales et la protection de l'ordre public. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, par suite, être écarté. Pour les mêmes motifs, le préfet du Morbihan n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
10. En dernier lieu, M. B invoque le trouble bipolaire lourd dont il souffre, qui lui a été diagnostiqué en 2021, et indique qu'il ne pourra pas être traité en Arménie. Cependant ainsi que le fait valoir le préfet du Morbihan, en se fondant notamment sur une fiche MedCoi, la pathologie de M. B peut être prise en charge dans son pays d'origine et il n'apparaît pas qu'au regard des médicaments qui lui sont actuellement prescrits pour traiter sa pathologie il ne pourrait pas y bénéficier d'un traitement de même nature. En outre, en l'absence de saisine du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), il n'est pas établi qu'à la date de la décision attaquée l'état de santé de M. B justifierait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en raison de la pathologie dont souffre M. B, doit être écarté. Il en va de même de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
12. Il ressort des pièces du dossier que pour fonder la décision d'interdiction de retour sur le territoire le préfet du Morbihan s'est fondé sur " les circonstances propres au cas d'espèce ", a mentionné " le comportement " de M. B " troublant gravement l'ordre public " et retenu qu'une interdiction de retour sur le territoire de deux ans ne méconnaissait pas la vie privée et familiale de l'intéressé. Dans les circonstances de l'espèce en fixant à deux ans cette durée d'interdiction de retour sur le territoire alors qu'il n'est pas contesté que M. B a séjourné en France depuis l'année 2005, que sa mère y réside régulièrement, qu'il n'avait pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, le moyen tiré du défaut d'examen de sa situation pour fixer la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français doit être accueilli.
13. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 4 juillet 2024 doit être annulé en tant seulement qu'il fixe la durée d'interdiction de retour sur le territoire français.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement, qui fait droit aux seules conclusions à fin d'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. B, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions aux fins d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés aux litiges :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le requérant demande au titre des dépenses exposées et non comprises dans les dépens. Les conclusions présentées à ce titre par M. B doivent dès lors être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 4 juillet 2024 du préfet du Morbihan est annulé en tant seulement qu'il fixe la durée d'interdiction de retour sur le territoire français de M. B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet du Morbihan.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Radureau, président,
M. Blanchard, premier conseiller,
Mme Villebesseix, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
Le président-rapporteur,
signé
C. Radureau
L'assesseur le plus ancien,
signé
A. Blanchard La greffière d'audience,
signé
A. Bruézière
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2404062
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026