jeudi 10 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2404307 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 23 et 30 juillet, 30 septembre et 1er octobre 2024, M. A B demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 19 juillet 2024 par lequel le préfet du Morbihan a refusé de renouveler son titre de séjour ;
2°) d'accueillir sa plainte ;
3°) de condamner l'État à lui verser des dommages et intérêts.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 septembre 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens / () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ".
2. En premier lieu, en évoquant, d'une part, la situation de précarité qu'il subit en raison, selon lui, du refus de renouvellement de son titre de séjour - notamment la suppression des aides qu'il percevait de la caisse d'allocations familiales et la procédure d'expulsion diligentée à son encontre - et d'autre part, en soutenant qu'il n'a jamais été destinataire de ce refus dans la mesure où il a déménagé chez ses parents, M. B ne soulève que des moyens inopérants à l'appui de ses conclusions d'annulation.
3. En deuxième lieu, il n'appartient pas à la juridiction administrative d'enregistrer les plaintes de particuliers. Les conclusions en ce sens sont, en conséquence, manifestement irrecevables.
4. En troisième lieu, les conclusions indemnitaires, seulement formulées dans les écritures enregistrées le 1er octobre 2024, sont des conclusions nouvelles formées après l'expiration du recours contentieux, le 24 septembre 2024. Elles sont, par suite, manifestement irrecevables. En tout état de cause, en invitant M. B, par deux courriers des 13 décembre 2023 et 5 juin 2024 adressés à la dernière adresse connue du service, à compléter son dossier de demande renouvellement de son titre de séjour et en lui notifiant à cette même adresse le refus du renouvellement de son titre de séjour, le préfet n'a commis aucune faute dans l'instruction de la demande de M. B et la notification de la décision du 19 juillet 2024.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée par application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet du Morbihan.
Fait à Rennes, le 10 octobre 2024.
Le président de la 5ème chambre,
Signé
N. Tronel
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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