vendredi 6 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2404745 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SOCIETE D'AVOCATS HUCHET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 août 2024, Mme C A, représentée par Me Huchet, demande au juge des référés :
1°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de l'arrêté du directeur académique des services de l'éducation nationale des Côtes-d'Armor du 12 juillet 2024 portant déplacement d'office à titre disciplinaire ;
2°) d'enjoindre au directeur académique des services de l'éducation nationale des Côtes-d'Armor de la réintégrer dans ses fonctions au sein de l'école " Les 1001 fleurs " de Saint-Juvat, à titre provisoire et dans un délai de dix jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de décider, en application de l'article R. 522-13 du code de justice administrative, que l'ordonnance sera exécutoire aussitôt qu'elle aura été rendue ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition tenant à l'urgence est satisfaite, dès lors que la décision en litige préjudicie de manière grave et immédiate à sa situation professionnelle et familiale ; les postes qui lui ont été proposés impliquent d'occuper des postes au sein d'établissements situés à plusieurs dizaines de kilomètres de son domicile, ce qui n'est pas compatible avec ses contraintes familiales ; son fils est suivi au sein d'un centre médico-psychologique de l'enfant et de l'adolescent et a besoin de stabilité ; les affectations envisagées génèrent une perte de responsabilité ; l'école d'Evran à laquelle elle serait rattachée est adhérente au regroupement pédagogique intercommunal avec une autre école, dont la directrice a attesté contre elle ; la décision porte également atteinte à l'intérêt public et au bon fonctionnement de l'école ; ses qualités humaines et professionnelles sont louées par nombre de parents d'élèves ; la rentrée scolaire est imminente ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté en litige, dès lors que :
* il a été édicté au terme d'une procédure irrégulière, ne respectant pas les droits de la défense ; elle a demandé la communication de son dossier administratif le 11 mai 2024, qui ne lui a été transmis que le 14 juin suivant ; deux pièces lui ont également été communiquées le 26 juin, soit moins d'une semaine avant la séance de la commission administrative paritaire ; elle n'a pas disposé du temps nécessaire pour préparer sa défense, compte tenu du volume du dossier, comprenant 84 pièces, et de la période à laquelle la procédure a été menée, en fin d'année scolaire et alors qu'elle devait préparer le dernier conseil de sa classe, regroupant trois niveaux d'élèves ; sa demande de report du conseil de discipline a été rejetée sans motif par le directeur académique des services de l'éducation nationale des Côtes-d'Armor, sans avoir été soumise au conseil de discipline, seul compétent pour statuer sur cette demande ;
* l'arrêté est entaché d'un défaut de motivation factuelle ;
* les manquements reprochés ne sont pas matériellement établis et ne sont en tout état de cause pas constitutifs de fautes disciplinaires ; elle n'a jamais empêché l'assistante d'élève en situation de handicap (AESH) d'entrer dans sa classe ; les dysfonctionnements dénoncés ont seulement visé à améliorer les conditions d'apprentissage des élèves ; elle n'a jamais eu l'intention de dénigrer l'éducation nationale, l'école ou la commune ; elle a été progressivement ostracisée par ses collègues et des commentaires particulièrement violents et outrageants à son égard ont été portés dans des signalements, accessibles à tous les enseignants de l'établissement ; son état de santé a été significativement affecté par la dégradation de ses conditions de travail ; elle a été arrêtée du 14 mars au 30 avril 2023 pour stress et burn-out et est sous traitement anti-dépresseur depuis ; l'inspection académique a examiné tous les signalements dont elle faisait l'objet, mais a systématiquement ignoré ceux qu'elle avait rédigés, dénonçant les mauvaises conditions d'accueil des élèves ; les témoignages élogieux des parents d'élèves ont été ignorés ; une médiation aurait pu être mise en place, qu'elle a d'ailleurs sollicitée ;
* la sanction est disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 août 2024, le recteur de l'académie de Rennes conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite : la nouvelle affectation de Mme A ne préjudicie pas à sa situation personnelle ; deux postes provisoires lui ont été proposés, pour l'année scolaire à venir, qu'elle a explicitement indiqué ne pas accepter ; elle ne sera en tout état de cause pas sans affectation à la rentrée ; le poste proposé, consistant à effectuer des remplacements dans la circonscription de Dinan sud, dont elle dépend, est compatible avec sa situation familiale ; les horaires seront les mêmes que ceux qui étaient les siens l'année passée ; l'intéressée a au demeurant allégué être présente à l'école dès 7 heures pour préparer sa classe et ne quitter l'établissement que vers 19 heures ; ses nouvelles fonctions apparaissent parfaitement compatibles avec ses obligations familiales ; son affectation n'impliquera pas davantage de travail, ni perte de responsabilité ; elle n'emporte pas non plus de perte de rémunération ou d'augmentation de ses dépenses ; la nouvelle école d'affectation se trouve à 6,6 kilomètres de son domicile, soit à 9 minutes en voiture ou 26 minutes en vélo ; elle ne perdra pas le forfait mobilité durable et elle percevra également l'indemnité de sujétions spéciales remplacement en cas de remplacements en dehors de l'école, couvrant les frais d'entretien de son véhicule et de carburant ; aucun intérêt public ne fait obstacle au maintien de l'exécution de la décision ;
- Mme A ne soulève aucun moyen propre à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige ; en particulier :
* les droits de la défense ont été respectés ; son dossier administratif lui a été communiqué dans un délai lui permettant d'en prendre connaissance ; la pièce communiquée en complément le 26 juin 2024 est sans incidence sur les faits reprochés ;
* le conseil de discipline a été informé de la demande de report de séance présentée par Mme A, sans se prononcer dessus ; il n'est pas établi que cela a privé Mme A d'une garantie ; elle avait été informée des griefs et manquements reprochés dès février, puis avril 2024 ;
* la décision est parfaitement motivée en fait et en droit, sans qu'ait d'incidence la circonstance que le courriel mentionné dans la décision n'y ait pas été adjoint ;
* les faits reprochés sont matériellement établis et fautifs ;
* la sanction est proportionnée aux faits reprochés.
Vu :
- la requête au fond n° 2404744, enregistrée le 9 août 2024 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'éducation ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thielen, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 août 2024 :
- le rapport de Mme Thielen ;
- les observations de Me Kergourlay, représentant Mme A, qui conclut aux mêmes fins que sa requête, par les mêmes moyens, et précise notamment que :
* la condition tenant à l'urgence est satisfaite, compte tenu de l'atteinte que la décision porte à sa situation personnelle et professionnelle ; les affectations proposées sont strictement incompatibles avec ses contraintes familiales ; les remplacements peuvent être réalisés dans tout le département et les obligations qu'elle assume à l'égard de son fils et de sa mère, très âgée, exigent qu'elle puisse très rapidement se rendre à son domicile ; l'affectation en zone de remplacement doit être un choix de l'enseignant ; elle sera susceptible de prendre en charge des classes de maternelle, pour lesquelles elle n'est pas formée ; elle n'a pas pu anticiper la rentrée scolaire ;
* la décision a été prise en méconnaissance des droits de la défense ; la décision portant rejet de sa demande de report du conseil de discipline a été prise par une autorité incompétente ; seule cette instance peut statuer sur une telle demande ;
* la décision est entachée d'un défaut de motivation, en ce qu'elle ne comporte aucune précision circonstanciée quant aux faits et manquements reprochés, s'agissant de la dégradation des relations avec ses collègues et avec le maire de la commune ; le seul fait précisément mentionné manque en fait, en ce qu'elle n'a jamais interdit à l'AESH accompagnant l'une de ses élèves d'entrer dans la classe ; seul un mail peut lui être effectivement reproché ;
* elle a dénoncé les dysfonctionnements au sein de l'école, en termes d'organisation du travail et de salubrité des locaux, qui portaient atteinte à l'intérêt du service public de l'éducation, et n'a, précisément, jamais cherché à nuire à cet intérêt ;
* les faits ne sont soit pas établis, soit pas fautifs ;
* la sanction est disproportionnée ;
* le seul tort qui peut éventuellement lui être fait concerne ses relations effectivement complexes avec l'inspectrice de l'éducation nationale, mais ces reproches apparaissent davantage dans le mémoire en défense que dans la sanction ;
- les observations de M. B, représentant le recteur de l'académie de Rennes, qui persiste dans ses conclusions écrites, par les mêmes arguments, et fait notamment valoir que :
* la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite ; Mme A n'établit pas l'incompatibilité qu'elle allègue entre l'affectation envisagée et ses contraintes familiales ; sa nouvelle affectation se situe à 6,6 kilomètres de son domicile ; les remplacements seront susceptibles d'être réalisés sur le périmètre de Dinan sud et les communes limitrophes ; les frais kilométriques sont compensés ; un remplacement plus éloigné donnerait lieu à indemnisation spécifique ; compte tenu des horaires que Mme A indique réaliser, la nouvelle affectation ne la contraindra pas à être absente plus longtemps que précédemment de son domicile ; la situation de son fils n'est pas contestée, mais elle n'est pas suffisamment établie pour caractériser une situation d'urgence ; les remplacements tiennent compte, dans la mesure des besoins du service, de la situation des agents et Mme A ne devrait en principe pas être affectée en maternelle ; les enseignants en zone de remplacement ne peuvent généralement pas anticiper la rentrée ;
* la pédagogie et les compétences de Mme A ne sont absolument pas contestées ;
* la procédure a été respectée ; les faits sont matériellement établis et la mesure justifiée ;
* trois entretiens ont été réalisés, en octobre 2023 et février et avril 2024 ; Mme A a été informée des difficultés rencontrées et manquements reprochés, en termes de positionnement et de manière de s'exprimer ;
- les explications de Mme A, qui expose que le rectorat n'a pas cherché à établir l'exactitude matérielle des faits, qu'elle a été convoquée plusieurs fois par l'inspection d'académie ou le directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN), mais jamais pour être écoutée, qu'elle est aidante de son fils et sa mère, qu'elle travaille effectivement de 7 h à 19 h pour préparer ses enseignements, sur trois niveaux, mais pensait bénéficier de ses investissements passés, qu'elle doit désormais tout recommencer, que ses propos sont systématiquement déformés ou amplifiés et qu'elle demande seulement un espace de paroles entre les enseignants et responsables institutionnels, pour échanger sur le fonctionnement de l'école, son projet, ainsi que les élèves en difficulté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A est professeur des écoles, affectée au sein de l'école primaire publique " 1001 fleurs " de Saint-Juvat depuis le 1er septembre 2022, en charge d'une classe de triple niveau, CE2, CM1 et CM2. Elle a fait l'objet d'une sanction de déplacement d'office, par décision du directeur académique des services de l'éducation nationale des Côtes-d'Armor du 12 juillet 2024, dont elle demande au juge des référés de suspendre l'exécution.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
4. Pour établir l'urgence à suspendre l'exécution de la sanction de déplacement d'office, Mme A soutient qu'elle préjudicie de manière grave et immédiate à sa situation professionnelle et familiale, que les postes qui lui ont été proposés impliquent d'occuper des postes au sein d'établissements situés à plusieurs dizaines de kilomètres de son domicile, ce qui n'est pas compatible avec ses contraintes familiales, son fils étant suivi au sein d'un centre médico-psychologique de l'enfant et de l'adolescent et ayant besoin de stabilité et sa mère dont elle est aidante, étant susceptible d'avoir besoin d'elle à tout moment. Mme A soutient également que les affectations envisagées génèrent une perte de responsabilité, outre que l'école d'Evran à laquelle elle serait rattachée est adhérente au regroupement pédagogique intercommunal avec une autre école, dont la directrice a attesté contre elle. Mme A expose en outre que la décision porte atteinte à l'intérêt public et au bon fonctionnement de l'école qu'elle quitte, ses qualités humaines et professionnelles étant louées par nombre de parents d'élèves, outre qu'elle peut être affectée en remplacement dans des classes de maternelle, pour lesquelles elle n'est pas formée. Elle se prévaut enfin de l'imminence de la rentrée scolaire.
5. Par deux arrêtés du 13 août 2024, Mme A a été affectée à titre provisoire, du 1er septembre 2024 au 31 août 2025, en zone de remplacement " zone brigade banalisée " et rattachée administrativement à l'école élémentaire publique Jules Verne d'Evran. À supposer que les effets directement attachés à cette affectation puissent être considérés comme non dissociables de la décision de sanction en litige et, par suite, pris en considération, et s'il est constant que l'affectation en zone de remplacement est susceptible d'impliquer des changements de postes fréquents ainsi que des trajets allongés, Mme A n'établit pas que ces modifications dans sa situation professionnelle ont une incidence suffisamment grave et significative sur son organisation familiale, l'intéressée n'apportant aucun élément circonstancié de nature à établir l'ampleur de ses contraintes familiales et la nécessité pour elle d'être disponible à tout instant, notamment pour sa mère dont elle est aidante, alors même que l'école à laquelle elle est désormais rattachée administrativement se situe à 6,6 kilomètres de son domicile. S'il est également constant que sa nouvelle affectation emporte modification de ses conditions et de son organisation de travail, il n'en résulte pour autant ni perte de traitement, ni augmentation de frais restant à sa charge, compte tenu des primes de sujétion et indemnisations de frais kilométriques spécifiques qui lui seront le cas échéant versées, pas davantage qu'une perte de responsabilité, administrative ou pédagogique. Par ailleurs, la seule circonstance que son école de rattachement soit adhérente d'un regroupement pédagogique intercommunal avec une autre école, dont la directrice a attesté contre elle, ne saurait suffire à établir que cette affectation préjudicie de manière significative à ses intérêts ou sa situation. La circonstance éventuelle qu'elle puisse être en charge de classes de maternelle ne saurait suffire à établir l'existence d'une atteinte significative à l'intérêt public de l'enseignement, alors même, au demeurant, que le rectorat fait valoir qu'il est tenu compte, dans la mesure du possible et des besoins du service, de la situation et de l'expérience des professeurs remplaçants pour procéder à leurs affectations effectives. Enfin, la circonstance que ses compétences professionnelles et pédagogiques soient reconnues, ce qui n'est aucunement contesté, ne sauraient suffire à établir l'existence d'un intérêt public à la maintenir dans sa précédente affectation. En l'état de l'argumentation et des pièces produites à l'appui de sa requête, Mme A n'établit ainsi pas que l'exécution de la décision portant déplacement d'office à titre disciplinaire préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle, personnelle ou familiale, pour que la condition tenant à l'urgence soit regardée comme satisfaite, l'imminence de la rentrée scolaire ne pouvant, en elle-même, suffire.
6. Il résulte de ce qui précède que l'une des conditions auxquelles les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonnent la suspension de l'exécution d'une décision administrative n'est pas remplie. Les conclusions de Mme A tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du directeur académique des services de l'éducation nationale des Côtes-d'Armor du 12 juillet 2024 portant déplacement d'office à titre disciplinaire ne peuvent, par suite, qu'être rejetées. Il en est de même, par voie de conséquence, de ses conclusions en injonction sous astreinte, de celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article R. 522-13 du code de justice administrative et de celles présentées au titre des frais d'instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A et au ministre en charge de l'éducation nationale.
Copie en sera transmise pour information au recteur de l'académie de Rennes.
Fait à Rennes, le 6 septembre 2024.
Le juge des référés,
signé
O. ThielenLa greffière d'audience,
signé
J. Jubault
La République mande et ordonne au ministre en charge de l'éducation nationale en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
4
Conseil d'État — N° 516229
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.
01/06/2026
Conseil d'État — N° 515333
Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.
03/05/2026
Conseil d'État — N° 509298
Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.
09/04/2026
Conseil d'État — N° 507528
Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.
09/04/2026