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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2405002

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2405002

mercredi 4 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2405002
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantDAHI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A de ses conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet des Côtes-d'Armor de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le requérant, après avoir introduit sa requête, a indiqué ne maintenir que sa demande de frais de justice, ce qui a conduit le juge à constater un désistement pur et simple de ses demandes principales. Par ailleurs, le tribunal a rejeté la demande de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y avait pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État les frais exposés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 août 2024, M. B A, représenté par Me Dahi, demande au juge des référés :

1°) d'enjoindre au préfet des Côtes-d'Armor, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour en qualité de " parent d'enfant français " dans un délai de huit jours à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et de lui délivrer un récépissé autorisant le séjour et le travail ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Des pièces, produites par le préfet des Côtes-d'Armor, ont été enregistrées le 27 août 2024.

Par un mémoire, enregistré le 28 août 2024, M. A déclare maintenir sa demande présentée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Une pièce, produite par le préfet des Côtes-d'Armor, a été enregistrée le 29 août 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du Tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.

2. Postérieurement à l'introduction de sa requête, M. A a indiqué ne maintenir que ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il doit ainsi être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais liés au litige :

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme que M. A demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte à M. A du désistement de ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera transmise pour information au préfet des Côtes-d'Armor.

Fait à Rennes, le 4 septembre 2024.

Le juge des référés,

signé

F. Plumerault

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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