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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2405184

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2405184

vendredi 20 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2405184
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. et Mme A, qui contestaient des courriers de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) relatifs à une demande de conventionnement de loyers et à une demande de restitution de 25 894 euros. La requête a été requalifiée en recours gracieux, car elle ne tendait pas à l’annulation d’une décision administrative mais à obtenir un réexamen. Cette irrecevabilité, non régularisable, a conduit au rejet sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2024, Mme B A et M. C A entendent former un recours gracieux contre les courriers des 27 mars et 10 juillet 2024, par lesquels l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) demande d'une part, la production de pièces complémentaires dans le cadre d'une demande de conventionnement de loyers et d'autre part, la restitution de la somme de 25 894 euros.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. () ".

2. La requête de M. et Mme A ne tend pas à l'annulation d'une décision administrative mais à obtenir de l'ANAH qu'elle revienne sur ses décisions des 27 mars et

10 juillet 2024. Dans ces conditions, elle doit être regardée comme un recours gracieux dirigé contre ces décisions. Par suite, cette requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste qui n'est pas susceptible d'être régularisée en cours d'instance et peut, dès lors, être rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à M. C A.

Fait à Rennes, le 20 septembre 2024.

Le président de la 3ème chambre,

signé

E. Berthon

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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