vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2405188 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 septembre 2024, Mme E B, représentée par Me Maral, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé de le transférer aux autorités portugaises ;
2°) d'annuler l'arrêté du 28 août 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé de l'assigner à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine d'enregistrer sa demande d'asile et de lui remettre une attestation de demande d'asile dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard à compter de cette même date ;
4°) de mettre à la charge de l'État le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur la décision de transfert :
- l'arrêté est entaché d'un vice d'incompétence ;
- l'arrêté de transfert n'est pas suffisamment motivé ;
- le préfet a méconnu l'article 4 du règlement n° 604/2013/UE ;
- le préfet a méconnu l'article 5 du règlement n° 604/2013/UE ;
- le préfet a méconnu l'article 12.4 du règlement n° 604/2013/UE ;
- le préfet a méconnu l'article 21 du règlement n° 604/2013/UE ;
- le préfet a méconnu l'article 22 du règlement n° 604/2013/UE ;
- l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 a été méconnu et l'administration a commis une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur l'arrêté portant assignation à résidence :
- l'arrêté de transfert étant illégal, l'arrêté portant assignation à résidence l'est tout autant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 septembre 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Le préfet fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par Mme B n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le règlement (UE) n° 603/2013 du parlement européen et du conseil du 26 juin 2013 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du parlement européen et du conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Le Roux, premier conseiller, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Roux,
- les observations de Me Le Bihan, substituant Me Maral, représentant Mme B, qui reprend oralement ses écritures et indique également que Mme B est en situation de vulnérabilité liée à son vécu et qu'elle serait exposée à une rupture de prise en charge médicale en cas de transfert au Portugal ;
- et les observations de M. C, représentant le préfet d'Ille-et-Vilaine, qui reprend ses écritures en défense et précise que la requérante n'a pas remis son passeport sur lequel apparaît le visa et qu'elle serait prise en charge médicalement au Portugal pour ses problèmes de santé dont la gravité n'est pas démontrée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante angolaise née en 1963, est entrée irrégulièrement en France le 10 mai 2024. Le 3 juin 2024, elle a sollicité l'asile auprès des services de la préfecture d'Ille-et-Vilaine. La consultation du fichier VISABIO que l'intéressée était en possession d'un visa périmé depuis moins de six mois délivré par les autorités portugaises pour le Portugal, État membre responsable au moment du dépôt de sa demande d'asile Eurodac. Les autorités françaises ont alors saisi le 7 juin 2024 leurs homologues portugaises d'une demande de prise en charge de Mme B sur le fondement de l'article 12.4 du règlement (UE) n° 604/2013. Les autorités portugaises ont explicitement accepté de la prendre en charge sur le fondement de l'article 12.4 de ce règlement. Par le premier arrêté du 28 août 2024 attaqué, le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé de transférer Mme B à destination du Portugal. Par le second arrêté attaqué, pris le même jour, le préfet d'Ille-et-Vilaine a décidé de l'assigner à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Mme B demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Mme B justifiant avoir formé une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions en annulation de l'arrêté de transfert :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. A D, chef du pôle régional Dublin. Celui-ci disposait d'une délégation de signature, accordée par arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 29 avril 2024, publié le même jour au recueil des actes administratifs de l'État dans le département d'Ille-et-Vilaine, à l'effet de signer notamment les arrêtés de transfert relevant de la procédure Dublin III. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
4. En deuxième lieu, l'arrêté de transfert vise le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet a fait application. Par ailleurs, cet arrêté précise la nationalité, la date de naissance et l'entrée en France de Mme B, ainsi que sa situation familiale, et énonce de manière suffisamment précise les considérations de fait et de droit sur lesquelles il se fonde. Le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Droit à l'information / 1. Dès qu'une demande de protection internationale est introduite au sens de l'article 20, paragraphe 2, dans un Etat membre, ses autorités compétentes informent le demandeur de l'application du présent règlement, () / 2. Les informations visées au paragraphe 1 sont données par écrit, dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend. Les Etats membres utilisent la brochure commune rédigée à cet effet en vertu du paragraphe 3. () ". En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que les deux brochures d'information A et B ont été remises à Mme B le 3 juin 2024 en langue lingala, que l'intéressée a déclaré comprendre et lire. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'obligation d'information prévue par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 doit être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Entretien individuel / 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. () / 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. / 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type. () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que Mme B a bénéficié d'un entretien individuel le 3 juin 2024, mené en présence d'un interprète en langue Lingala qu'elle a déclaré comprendre. Dès lors que les informations prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ont été notifiées à l'intéressée au cours de cet entretien, ainsi qu'il a été dit au point 5, l'intéressée est réputée avoir disposé des informations lui permettant de présenter des observations et des éléments utiles, tant sur son parcours migratoire, que sur sa situation personnelle, administrative et médicale. Enfin, si le résumé de l'entretien individuel ne contient aucune précision quant à l'identité de l'agent l'ayant mené et que le préfet ne produit aucune pièce permettant de l'identifier, Mme B ne conteste pas avoir été reçu en entretien au guichet unique de Rennes à la préfecture d'Ille-et-Vilaine et entendu par un agent de ladite préfecture. Elle ne conteste pas plus sérieusement qu'elle a été mise à même, d'une part, de comprendre la procédure qui était engagée à son égard et, d'autre part, de s'exprimer sur sa situation personnelle et familiale et sur son parcours migratoire et que les éléments portés dans ce résumé ont bien été pris en compte par les services de la préfecture d'Ille-et-Vilaine avant que ne soit adoptée la décision de transfert, alors que ces services produisent justement ce résumé dans le cadre de la présente instance. Dans ces conditions, à supposer même que l'agent ayant mené l'entretien n'aurait pas de délégation régulière du préfet pour y procéder, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle n'aurait pas bénéficié des garanties que lui confèrent les dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 12 du règlement (UE) n° 604 /2013 visé ci-dessus : " () 4. Si le demandeur est seulement titulaire d'un ou de plusieurs titres de séjour périmés depuis moins de deux ans ou d'un ou de plusieurs visas périmés depuis moins de six mois lui ayant effectivement permis d'entrer sur le territoire d'un État membre, les paragraphes 1, 2 et 3 sont applicables aussi longtemps que le demandeur n'a pas quitté le territoire des États membres. / Lorsque le demandeur est titulaire d'un ou plusieurs titres de séjour périmés depuis plus de deux ans ou d'un ou plusieurs visas périmés depuis plus de six mois lui ayant effectivement permis d'entrer sur le territoire d'un État membre et s'il n'a pas quitté le territoire des États membres, l'État membre dans lequel la demande de protection internationale est introduite est responsable. ". Mme B soutient que la préfecture doit justifier de la compétence du Portugal, en produisant le visa périmé depuis moins de six mois dont elle aurait bénéficié. En l'espèce, le préfet explique sans être utilement contredit que la requérante s'est abstenue de remettre son passeport sur lequel figure la mention du visa. En outre, cette même autorité précise que la consultation du fichier visabio mentionne que les autorités portugaises à Luanda ont délivré à la requérante un visa valable jusqu'au 17 février 2024. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait méconnu l'article 12.4 du règlement n° 604/2013/UE.
9. En sixième lieu, aux termes des dispositions de l'article 21 du règlement (UE) n° 604 /2013 visé ci-dessus : " 1. L'État membre auprès duquel une demande de protection internationale a été introduite et qui estime qu'un autre État membre est responsable de l'examen de cette demande peut, dans les plus brefs délais et, en tout état de cause, dans un délai de trois mois à compter de la date de l'introduction de la demande au sens de l'article 20, paragraphe 2, requérir cet autre État membre aux fins de prise en charge du demandeur. Nonobstant le premier alinéa, en cas de résultat positif ("hit") Eurodac avec des données enregistrées en vertu de l'article 14 du règlement (UE) n o 603/2013, la requête est envoyée dans un délai de deux mois à compter de la réception de ce résultat positif en vertu de l'article 15, paragraphe 2, dudit règlement. () "
10. Il ressort des pièces du dossier que la requête à fin de prise en charge de Mme B adressée aux autorités portugaise fait suite à un résultat positif provenant, non pas de la base Eurodac mais de la base " Visabio ", indiquant qu'elle s'était vue délivrer un visa de court séjour par les autorités portugaises valable jusqu'au 17 février 204 donc périmé depuis moins de six mois. Ainsi, le second alinéa des dispositions précitées n'était pas applicable en l'espèce et la responsabilité de l'examen de la demande de protection internationale de Mme B incombait à la France à l'expiration d'un délai de trois mois, et non de deux mois, à compter de la date de l'introduction de la demande au sens de l'article 20, paragraphe 2 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
11. En septième lieu, aux termes des dispositions de l'article 22 du règlement (UE) n° 604 /2013 visé ci-dessus : " L'État membre requis procède aux vérifications nécessaires et statue sur la requête aux fins de prise en charge d'un demandeur dans un délai de deux mois à compter de la réception de la requête. () ". Il ressort des pièces du dossier que les autorités portugaises ont explicitement accepté le 30 juillet 2024 de prendre en charge Mme B sur le fondement de l'article 12.4 de ce règlement.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Aux termes de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. () ".
13. Ces dispositions doivent être appliquées dans le respect des droits garantis par la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par ailleurs, eu égard au niveau de protection des libertés et des droits fondamentaux dans les États membres de l'Union européenne, lorsque la demande de protection internationale a été introduite dans un État autre que la France, que cet État a accepté de prendre ou de reprendre en charge le demandeur et en l'absence de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les craintes dont le demandeur fait état quant au défaut de protection dans cet État membre doivent en principe être présumées non fondées, sauf à ce que l'intéressé apporte, par tout moyen, la preuve contraire. La seule circonstance qu'à la suite du rejet de sa demande de protection par cet État membre l'intéressé serait susceptible de faire l'objet d'une mesure d'éloignement ne saurait caractériser la méconnaissance par cet État de ses obligations.
14. Mme B soutient qu'elle a de graves problèmes de santé en ce qu'elle " est atteinte d'un VIH stade SIDA ainsi que d'une tuberculose pulmonaire bacillifère " et se prévaut d'un certificat médical mentionnant que " son état de santé actuel nécessite un suivi médical régulier. ". Néanmoins, ni ce certificat à lui seul, ni les explications de la requérante ne sont de nature à établir la gravité alléguée de son état de santé et de l'impossibilité de bénéficier de soins appropriés au Portugal, dont les autorités devront être informées avant l'exécution de la mesure de transfert, en application de l'article 32 du règlement (UE) n° 604/2013. Dans ces conditions, et alors que l'intéressée n'établit pas ne pas pouvoir être prise en charge médicalement dans ce pays européen, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en ne décidant pas d'examiner en France la demande de protection internationale de l'intéressée, ni méconnu les dispositions et stipulations rappelées au point précédent.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté de transfert du 28 août 2024 doivent être rejetées.
Sur les conclusions en annulation de l'arrêté portant assignation à résidence :
16. Le présent jugement n'annulant pas l'arrêté de transfert du 28 août 2024, le moyen tiré de ce que l'arrêté d'assignation à résidence du même jour devrait être annulé par voie de conséquence, en l'absence de perspectives raisonnables d'éloignement, ne peut qu'être écarté.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions tendant à l'annulation des deux arrêtés attaqués du 28 août 2024 doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées aux fins d'injonction et d'astreinte :
18. Le présent jugement qui rejette les conclusions de la requête de Mme B tendant à l'annulation des arrêtés attaqués n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, il y a lieu de rejeter également les conclusions présentées aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais d'instance :
19. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 faisant obstacle à l'octroi d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens à la partie perdante, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées sur leur fondement par Mme B.
D É C I D E :
Article 1er : Mme B est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : La requête de Mme B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E B et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
signé
P. Le Roux
La greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2405188
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
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03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026