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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2405215

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2405215

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2405215
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé sur une demande de suspension d’un refus de délivrance de carte professionnelle par le CNAPS, a constaté un non-lieu à statuer. La carte ayant été délivrée entre-temps, les conclusions de M. A sont devenues sans objet. La requête, fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’a donc plus lieu d’être examinée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 septembre 2024, M. B demande au juge des référés suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du directeur du Centre national des activités privées de sécurité (CNAPS) du 26 août 2024 portant refus de délivrance d'une carte professionnelle.

Il soutient que :

- la condition tenant à l'urgence est satisfaite, dès lors que la décision en litige le prive de son emploi ;

- il a été relaxé des poursuites dont fait mention le CNAPS.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2024, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que la carte professionnelle sollicitée par M. A lui a été délivrée, de sorte que les conclusions de la requête ont perdu leur objet.

Vu la lettre informant les parties de la radiation de l'affaire du rôle de l'audience publique du 19 septembre 2024.

Vu :

- la requête au fond n° 2405014, enregistrée le 26 août 2024 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité intérieure ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Thielen, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de son article L. 522-1 : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". Aux termes de son article L. 522-3 : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ".

2. Lorsque le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

3. Postérieurement à l'introduction de sa requête par M. A, le CNAPS lui a délivré une carte professionnelle, valable jusqu'au 13 septembre 2029. Dans ces circonstances, les conclusions de la requête tendant à la suspension de l'exécution de la décision du directeur du CNAPS du 26 août 2024 portant refus de délivrance d'une carte professionnelle sont devenues sans objet. Il n'y a, par suite, plus lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B et au Conseil national des activités privées de sécurité.

Fait à Rennes, le 19 septembre 2024.

Le juge des référés,

signé

O. Thielen

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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