jeudi 5 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2405326 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | LE BOURDAIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 septembre et 5 octobre 2024, Mme A B représentée par Me Le Bourdais, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 27 Août 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
3°) d'enjoindre au Préfet d'Ille-et-Vilaine de réexaminer sa situation dans une délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la date du jugement à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'État, en faveur de son avocat, Me Le Bourdais, une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 542-4 et R. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 novembre 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le décret n° 2024-812 du 8 juillet 2024 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Bonniec,
- et les observations de Me Le Bourdais, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante géorgienne, née en 1978, est entrée en France selon ses déclarations en décembre 2022. Sa demande d'asile a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) du 23 novembre 2023. Le recours formé contre cette décision a été rejeté par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) en date du 3 avril 2024, notifiée le 22 avril 2024. Par un arrêté du 27 Août 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an. Mme B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Mme B justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
3. En premier lieu, la décision attaquée comporte la mention des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, et vise particulièrement les dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel prévoit que le préfet peut obliger un étranger à quitter le territoire français dès lors qu'en application de l'article L. 542-1 du même code, son droit en tant que demandeur d'asile à se maintenir sur le territoire a pris fin à la date de la signature de la décision de la Cour nationale du droit d'asile. Il satisfait ainsi aux exigences de motivation de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Dès lors, le moyen tiré ce qu'elle serait insuffisamment motivée doit être écarté.
4. En deuxième lieu, si Mme B fait valoir qu'elle a des problèmes de santé, et verse à l'instance des comptes-rendus d'examen et de consultations médicaux, elle n'établit pas avoir sollicité une admission au séjour en tant qu'étranger malade sur le fondement de l'article L. 425-9 du code précité, ni même avoir informé le préfet de son état de santé. Par ailleurs, la décision tient compte de la situation personnelle et familiale de la requérante, de sorte qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait entaché sa décision d'un défaut d'examen particulier de sa situation.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé ou qui ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application de l'article L. 542-2 et qui ne peut être autorisé à demeurer sur le territoire à un autre titre doit quitter le territoire français. Sous réserve des cas où l'autorité administrative envisage d'admettre l'étranger au séjour pour un autre motif, elle prend à son encontre, dans un délai fixé par décret en Conseil d'Etat, une obligation de quitter le territoire français sur le fondement et dans les conditions prévues au 4° de l'article L. 611-1 ". Aux termes de l'article R. 611-3 du même code, créé par le décret n° 2024-812 du 8 juillet 2024 pris pour l'application de l'article 64 de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 " Le délai prévu à l'article L. 542-4 est de quinze jours à compter de la date à laquelle l'autorité administrative compétente a connaissance de l'expiration du droit au maintien de l'étranger. Lorsque l'expiration du droit au maintien de l'étranger résulte d'une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou de la Cour nationale du droit d'asile, l'autorité administrative en a connaissance dans les conditions prévues aux articles R. 531-19, R. 531-21 et R. 532-57 ".
6. Il résulte de ces dispositions que l'autorité administrative est en situation de compétence liée pour prendre une obligation de quitter le territoire français à l'encontre d'un étranger auquel la reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusée ou qui ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application de l'article L. 542-2 et qui ne peut être autorisé à demeurer sur le territoire à un autre titre. L'introduction d'un délai dans cet article vise à s'assurer que l'édiction de cette obligation de quitter le territoire français par l'autorité préfectorale intervienne dès que l'étranger n'est plus en droit de se maintenir sur le territoire national et non, en cas d'un éventuel dépassement de ce délai, à faire obstacle à l'édiction de cette mesure sur le fondement des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pleinement applicables à la situation de cet étranger. Par suite, un dépassement du délai prévu par les dispositions de l'article L. 542-4 étant alors sans incidence sur la régularité de l'obligation de quitter le territoire français que ces mêmes dispositions imposent de prendre à l'autorité administrative pour un étranger dont la situation relève des dispositions du 4° de l'article L. 611-1, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 542-4 et R. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
7. En quatrième lieu, ainsi qu'il a été dit au point 4, dès lors que le préfet n'a pas entaché sa décision d'un défaut d'examen de la situation personnelle de Mme B, il pouvait prendre la décision litigieuse sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation et sans l'entacher d'une erreur de droit tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
9. Si Mme B soutient qu'elle serait exposée à des menaces la visant personnellement en cas de retour dans son pays d'origine, en raison d'abord des faits de violence dont elle aurait été victime en Géorgie de la part de son ancien mari, ensuite de son appartenance au groupe social des femmes géorgiennes s'étant opposées à un mariage forcé ou ayant subi des violences conjugales, et enfin de l'orientation sexuelle de son fils. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, que la Cour nationale du droit d'asile a retenu dans sa décision du 3 avril 2024 que la requérante ne présentait sur ces points aucun élément sérieux susceptible de contester la décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, et d'autre part que le préfet, faute d'élément nouveau, s'est approprié cette analyse dans les motifs de sa décision, alors qu'effectivement aucun élément nouveau de nature à la contredire n'a été apporté par Mme B dans la présente instance. En outre, si cette dernière fait valoir que l'état du système sanitaire géorgien l'exposerait, en cas de retour dans son pays, à un risque vital en raison de son état de santé, et verse à l'appui de ses dires deux comptes rendus d'examen par scintigraphie et tomographie ainsi que deux comptes rendus médicaux de passage aux urgences générales et, elle n'établit pas que son état de santé soit tel qu'un défaut de soins aurait des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa santé, alors qu'en tout état de cause elle ne justifie pas avoir soulevé la question de son état de santé dans le cadre de sa demande d'asile ni avoir formulé une demande d'admission au séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 précité. Il suit de là que le préfet pouvait, sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation ni entacher sa décision d'une méconnaissance des dispositions de l'article 3 de la convention précitée, édicter à son encontre une obligation de quitter le territoire français.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
11. Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
12. Pour contester la décision litigieuse, Mme B se prévaut d'être mère de deux enfants, nés en Géorgie, l'un en 1999, résidant à Nice et justifiant d'un titre de séjour temporaire valable jusqu'au 1er février 2025, et l'autre en 2015 et scolarisé dans une école de Rennes. Toutefois, ce faisant, la requérante ne démontre pas l'existence de liens familiaux et personnels intenses sur le territoire français, ni une insertion dans la société française d'une particulière intensité. En outre, elle n'établit pas plus entretenir des liens d'une particulière intensité avec son fils aîné, alors que par ailleurs, rien ne fait obstacle à ce que son second fils poursuive sa scolarité en Géorgie. Par suite, Mme B n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté attaqué qui l'oblige à quitter le territoire français porterait une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale, méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la légalité de la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
13. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ", et aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
14. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
15. En premier lieu, en se bornant, dans ses écritures, à renvoyer son argumentation en soutien de ce moyen à la partie " A-2-b " de son mémoire, laquelle est en réalité numérotée à tort " A-2-c ", et à soulever le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, pour démontrer que " l'ensemble de [sa] vie sociale, familiale et associative () se situe sur le territoire français " et que la décision méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 612-10 précité, elle n'apporte par là-même et en tout état de cause, aucun élément de nature à permettre au tribunal d'en apprécier la portée et le bienfondé. Par suite, ce moyen ne pourra être qu'écarté.
16. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux développés au point 12, et alors que Mme B se borne dans ses écritures à renvoyer le tribunal à son argumentaire en soutien du moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dirigé contre la décision portant obligation de quitter le territoire, pour contester avec le même moyen la légalité de la décision lui faisant interdiction de retour, sans toutefois apporter d'élément nouveau, quand bien même l'intéressée ne représente pas une menace pour l'ordre public et n'a pas fait l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire français, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fixant à un an la durée de cette interdiction de retour. Dès lors le moyen tiré de l'erreur d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : Mme B est admise à l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : La requête de Mme B est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 28 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Descombes, président,
M. Le Roux, premier conseiller,
M. Le Bonniec, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. Le BonniecLe président,
Signé
G. Descombes
La greffière,
Signé
L. Garval
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026