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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2405383

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2405383

mardi 1 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2405383
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSOCIETE D'AVOCATS PEQUIGNOT

Texte intégral

Vu :

- la requête n° 2405217 ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général de la fonction publique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 24 septembre 2024 :

- le rapport de Mme Plumerault,

- les observations de Me Houdyer, représentant Mme A, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'elle développe, expose que la requête est recevable dès lors que le contentieux relève de la médiation préalable obligatoire de l'article R. 213-11 du code de justice administrative, que Mme A a effectué une réclamation le 6 août 2024 auprès du défenseur des droits, qui a été de nature à interrompre le délai de recours contentieux, insiste sur l'urgence de la situation eu égard à l'état de santé de Mme A, lequel s'aggrave et alors qu'elle avait déjà un poste aménagé au cours des derniers mois, explique que la requérante était à temps partiel au cours de la précédente année scolaire, soutient, s'agissant du doute sérieux quant à la légalité des décisions litigieuses, qu'elles n'ont pas été précédées d'un examen particulier de la situation de Mme A, insiste également sur le fait que le poste convoité par Mme A était vacant et qu'un contractuel y a été affecté après qu'elle ait exercé son recours gracieux, demande à ce qu'une médiation soit mise en place ;

- les observations de Mme B, représentant le recteur de l'académie de Rennes, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'elle développe, fait valoir que le refus d'une demande de mutation n'entre pas dans les cas de médiation obligatoire et que la requête n'est, dès lors, pas recevable, insiste sur le défaut d'urgence dès lors que la situation de Mme A n'est pas modifiée et que l'argument de trajets longs ne suffit pas à justifier une urgence, souligne, s'agissant du doute sérieux quant à la légalité des décisions en litige, que le barème a été correctement appliqué, qu'il est impossible d'affecter un titulaire sur un poste incomplet, que le contractuel est affecté sur deux postes à temps partiel et que c'est Mme A qui a commis une erreur dans la formalisation de ses vœux de mutation, expose qu'il y aurait trop d'incidences à ce stade de l'année scolaire pour faire droit à son recours gracieux, le rectorat étant tenu par un calendrier, fait valoir qu'une médiation ne porterait pas nécessairement sur les souhaits de Mme A ;

- et les explications de Mme A.

La clôture de l'instruction a été différée à l'issue de l'audience au vendredi 27 septembre à 16 heures.

Par un mémoire, enregistré le 27 septembre 2024 à 14 h 03, le recteur de l'académie de Rennes conclut aux mêmes fins que précédemment et déclare s'opposer à la demande de médiation de Mme A au regard des postes restant disponibles dans l'académie.

Par un mémoire, enregistré le 27 septembre 2024 à 15 h 54, qui n'a pas été communiqué, Mme A conclut aux mêmes fins que précédemment par les mêmes moyens.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande de médiation de Mme A :

1. Aux termes de l'article L. 213-7 du code de justice administrative : " Lorsqu'un tribunal administratif () est saisi d'un litige, le président de la formation de jugement peut, après avoir obtenu l'accord des parties, ordonner une médiation pour tenter de parvenir à un accord entre celles-ci. ".

2. Il ressort des écritures que le recteur de l'académie de Rennes s'oppose à la demande présentée par Mme A tendant à ce que le juge des référés ordonne une médiation. Par suite, cette demande de médiation ne peut qu'être rejetée.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

4. Aucun des moyens invoqués et analysés ci-dessus n'est propre, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée.

5. Il résulte de ce qui précède que l'une des conditions mises à l'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'étant pas remplie, il y a lieu, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par le recteur de l'académie de Rennes ni la condition d'urgence, de rejeter les conclusions à fin de suspension de la requête.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

6. La présente ordonnance qui rejette les conclusions à fin de suspension de la requête de Mme A n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par l'intéressée doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

7. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par Mme A doivent, dès lors, être rejetées.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A et à la ministre de l'éducation nationale.

Copie de la présente ordonnance sera adressée au recteur de l'académie de Rennes.

Fait à Rennes, le 1er octobre 2024.

Le juge des référés,

signé

F. PlumeraultLe greffier,

signé

N. Josserand

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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