LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2405404

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2405404

vendredi 6 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2405404
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantCOHADON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 septembre et 18 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Peres, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 26 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit, et lui faisant interdiction de tout retour sur le territoire national pour une durée d'un an ;

3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de procéder à l'effacement du signalement du système d'information Schengen aux fins de non-admission ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision fixant le pays de renvoi est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français ; est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ; est entachée d'erreur de droit en s'estimant lié à la décision de la Cour nationale du droit d'asile ; méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision l'interdisant de tout retour en France pour une durée d'un an est illégale par voie d'exception de l'illégalité des décisions d'obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi, et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquence sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 novembre 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que le moyen soulevé par M. A n'est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Grondin,

- et les observations de Me Peres représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant turc né le 15 janvier 2000, est entré en France le 24 mai 2023. Sa demande d'admission au séjour au titre de l'asile du 5 juillet suivant a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Office français de protection des réfugiés et apatrides du 16 janvier 2024, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile le 2 mai 2024. Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 26 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant le pays à destination duquel il pourra être reconduit, et lui faisant interdiction de tout retour sur le territoire national pour une durée d'un an.

Sur les conclusions tendant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".

3. M. A justifiant avoir présenté une demande d'aide juridictionnelle le 15 novembre 2024 sur laquelle il n'a pas encore été statué, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions d'annulation :

4. En premier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".

5. Il ressort des pièces du dossier que, à la date de l'arrêté litigieux, M. A ne justifie que d'un peu plus d'un an de présence sur le territoire national. Il est célibataire et sans charge de famille et ne travaille pas. S'il se prévaut de la présence de plusieurs membres de sa famille en France, il n'en justifie pas en se bornant à produire des cartes de résident et des cartes nationales d'identité française, en l'absence de tout élément permettant d'établir l'existence d'un lien familial effectif avec ces individus. Par ailleurs, les membres de sa famille n'ont produit aucune attestation justifiant du caractère effectif de la relation entretenue avec le requérant. Enfin, les stipulations citées au point précédent ne garantissent pas à M. A le droit de choisir le lieu le plus approprié pour développer une vie privée et familiale. Ainsi, eu égard à la durée et aux conditions de séjour en France de M. A, la décision d'obligation de quitter le territoire français n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte excessive au regard des buts qu'elle poursuit. Par suite, cette décision ne méconnaît pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

6. En second lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 4 et 5 que l'unique moyen dirigé contre la décision d'obligation de quitter le territoire français doit être écarté. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision.

7. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet, qui n'avait pas à mentionner tous les éléments de la vie privée et familiale de M. A mais seulement ceux sur lesquels il s'est fondé pour prendre son arrêté, aurait entaché sa décision fixant le pays de destination d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle, alors au demeurant qu'il ne se prévaut d'aucun élément de sa situation qui n'aurait pas été examiné par le préfet et qui serait susceptible d'en influencer le sens.

8. En quatrième lieu, les termes même de l'arrêté litigieux attestent de ce que le préfet a fait état du rejet de la demande d'asile de M. A par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile, avant de considérer personnellement " compte tenu de ces éléments et de ceux portés à la connaissance de l'administration ", qu'il n'établit pas être exposés à des peines ou traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour en Turquie. Par suite, il ne s'est pas cru en situation de compétence liée à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou à la Cour nationale du droit d'asile.

9. En cinquième lieu, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". L'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".

10. M. A soutient que l'arrêté litigieux a été pris en méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle au motif qu'il craint pour sa vie en cas de retour en Turquie où, compte tenu de son appartenance à l'ethnie kurde, il a fait l'objet de menaces et perquisitions, alors que des mandats d'arrêts ont été prononcés à son encontre. Toutefois ces moyens, qui ne sont opérants qu'à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, ne sont assortis d'aucune pièce de nature à effectivement corroborer les craintes que le requérant allègue avoir pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine, alors au demeurant que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et la Cour nationale du droit d'asile ont rejeté sa demande d'asile, notamment aux motifs que les propos tenus par l'intéressé étaient superficiels, lacunaires et convenus. Notamment, il n'a pas produit les mandats d'arrêts qui auraient été prononcés à son encontre, ni ne justifie de l'impossibilité de les produire. Ce faisant, il n'établit pas être personnellement exposé à des peines ou traitement prohibés par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés, tout comme celui tiré de ce que l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. A.

11. En sixième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 4 à 10 que l'ensemble des moyens dirigés contre la décision d'obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi doit être écarté. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision lui faisant interdiction de tout retour en France pour une durée d'un an serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de ces deux décisions.

12. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 (). ".

13. Pour prendre la décision contestée d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, le préfet d'Ille-et-Vilaine s'est fondé sur les circonstances que alors même que la présence en France de M. A ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, et qu'il n'a pas fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement, il ne justifie pas de liens privés ou familial en France où il est entré récemment. Le requérant n'apporte pas d'élément de nature à remettre en cause le prononcé et la durée de l'interdiction de retour en litige, qui sont justifiés par les considérations sus-rappelées, dès lors qu'il n'établit pas la nature des relations familiales qu'il aurait en France ainsi qu'il a été dit. Il s'ensuit que les moyens tirés d'une méconnaissance de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ou d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision d'interdiction de retour en France pour une durée d'un an sur la situation personnelle de M. A, ne peuvent qu'être écartés.

14. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a pas lieu d'annuler l'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 26 août 2024. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions de M. A tendant à son annulation. Par voie de conséquence, il y a également lieu de rejeter ses conclusions d'injonction. Par suite la requête doit être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

15. M. A ayant été admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Toutefois, ces dispositions font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que M. A demande au profit de son conseil au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Par suite, les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La requête de M. A est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Peres, et au préfet d'Ille-et-Vilaine.

Délibéré après l'audience du 22 novembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Radureau, président,

M. Grondin, premier conseiller,

M. Blanchard, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2024.

Le rapporteur,

signé

T. Grondin

Le président,

signé

C. Radureau

La greffière d'audience

signé

A. Bruézière

La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions