mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2405459 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BEGUIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 septembre 2024, Mme B, représentée par la Selarl Béguin Emmanuelle, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 21 août 2024 par laquelle le préfet du Morbihan a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet du Morbihan, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour, à titre subsidiaire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler et de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite : la décision préjudicie de manière particulièrement grave et immédiate à sa situation dès lors qu'elle vit en France régulièrement depuis onze ans, qu'elle ne peut plus travailler mettant en péril l'équilibre financier de la famille ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- elle est entachée d'incompétence à défaut pour le préfet de justifier que sa signataire disposait d'une délégation régulière ;
- elle méconnaît l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour alors qu'elle réside en France depuis plus de dix années et remplit les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du même code ou sur le fondement de son article L. 435-1 ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : elle a toujours satisfait avec diligence aux demandes de pièces complémentaires formulées par le préfet et celui-ci ne pouvait solliciter de factures d'achat pour justifier de sa domiciliation ;
- elle méconnaît l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : le préfet s'est estimé à tort territorialement incompétent alors qu'elle justifie d'une domiciliation dans le Morbihan, laquelle doit être appréciée au regard de la liste exhaustive fixée par l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 114-2 du code des relations entre le public et l'administration : s'il s'estimait territorialement incompétent, il appartenait au préfet du Morbihan de transmettre sa demande au préfet territorialement compétent pour se prononcer sur son droit au séjour et de l'aviser de ce transfert.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 septembre 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite : Mme A a produit des pièces montrant qu'elle vivait de manière effective dans les Hauts-de-Seine et le domicile qu'elle a déclaré se trouve à 500 kilomètres de son lieu de travail ; la requérante est ainsi à l'origine de l'urgence qu'elle invoque dès lors qu'elle n'a pas saisi le préfet du lieu de sa résidence effective de sa demande de titre de séjour ;
- sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- sa signataire disposait d'une délégation régulière ;
- les dispositions de l'article L. 423-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas méconnues dès lors qu'il ne peut convoquer la commission du titre de séjour en raison de son incompétence territoriale pour prendre une quelconque mesure ;
- elle n'est entachée d'aucun défaut de motivation ou de défaut d'examen de la situation personnelle de la requérante ;
- elle n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation ni de méconnaissance des articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : l'article L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lui enjoint de procéder à toutes les vérifications utiles pour s'assurer du droit au maintien du demandeur, l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile permet de demander des relevés bancaires mais aussi toute pièce complémentaire à l'instruction de la demande de titre de séjour et plusieurs courriers sont revenus avec la mention " destinataire inconnu à cette adresse " ;
- il a l'obligation en cas de dossier incomplet de demander des compléments d'informations et la requérante est dans l'incapacité de démontrer qu'elle vit réellement dans le Morbihan et qu'il ne s'agit pas d'une simple domiciliation postale ;
- la circonstance que le dossier n'est pas transféré est sans incidence sur la légalité de la décision et, en tout état de cause, le transfert du dossier de Mme A est en cours et elle pourra continuer ses démarches auprès du préfet des Hauts-de-Seine.
Vu :
- la requête au fond n° 2405056 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 1er octobre 2024 :
- le rapport de Mme Plumerault,
- les observations de Me Delagne, substituant Me Béguin, représentant Mme A, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, souligne que la requérante n'était pas vendeuse en magasin à Paris mais était chargée de clientèle, ce qui imposait beaucoup de déplacements en France, expose que son dernier titre de séjour a été délivré par les services de la préfecture du Morbihan, insiste sur l'urgence, Mme A ayant perdu son travail et ne pouvant plus faire face à ses charges, souligne que cette urgence est en tout état de cause présumée s'agissant du renouvellement d'un titre de séjour vie privée et familiale, expose que la requérante est bien domiciliée dans le Morbihan et en justifie, fait valoir qu'il n'est pas établi en l'état de l'instruction que le transfert du dossier de Mme A auprès du préfet des Hauts-de-Seine ait eu lieu et en tout état de cause cette circonstance est postérieure à la décision en litige ;
- les explications de Mme A.
Le préfet du Morbihan n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, ressortissante congolaise née le 30 avril 1988, est entrée sur le territoire français le 16 février 2013. Elle a bénéficié, à compter du 9 octobre 2015, d'une carte de séjour temporaire, régulièrement renouvelée jusqu'au 22 décembre 2023. Elle a conclu, le 20 janvier 2023, un pacte civil de solidarité avec un ressortissant français. Elle a sollicité, le 27 novembre 2023, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 21 août 2024, le préfet du Morbihan a refusé de faire droit à sa demande en raison d'une incomplétude de son dossier et de son incompétence territoriale. Mme A demande la suspension de l'exécution de cette décision.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
En ce qui concerne l'urgence :
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera, en principe, constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.
4. Il ressort des pièces du dossier que Mme A était titulaire d'un titre de séjour expirant le 22 décembre 2023, dont elle a demandé le renouvellement le 27 novembre 2023 en sollicitant un changement de statut. En présence d'une décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour, la condition d'urgence est donc présumée. En tout état de cause, il est constant que Mme A séjourne régulièrement sur le territoire français depuis la délivrance de sa première autorisation provisoire de séjour obtenue le 25 août 2014 et que le refus de délivrance d'un titre de séjour opposé par le préfet du Morbihan a entraîné la rupture de son contrat de travail à durée indéterminée dont elle disposait depuis février 2019, ce qui porte nécessairement atteinte à sa situation financière. Par suite, la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne les moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision :
5. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve de l'exception prévue à l'article R. 426-3, le titre de séjour est délivré par le préfet du département dans lequel l'étranger a sa résidence et, à Paris, par le préfet de police ". Aux termes de l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relative aux pièces à fournir lors du dépôt d'une demande de carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " délivrée à l'étranger ayant des liens personnels et familiaux en France comme pour l'admission exceptionnelle au séjour : " Pièces à fournir dans tous les cas : () - justificatif de domicile datant de moins de six mois : facture (électricité, gaz, eau, téléphone fixe, accès à internet), bail de location de moins de six mois, quittance de loyer (si locataire) ou taxe d'habitation ; en cas d'hébergement à l'hôtel : attestation de l'hôtelier et facture du dernier mois ; en cas d'hébergement chez un particulier : attestation de l'hébergeant datée et signée, copie de sa carte nationale d'identité ou de sa carte de séjour, et justificatif de son domicile si l'adresse de sa carte nationale d'identité ou de sa carte de séjour n'est plus à jour () ".
6. Il ressort des pièces du dossier qu'à la date à laquelle elle a déposé, en 2023, sa demande de titre de séjour, Mme A a justifié de son domicile dans le département du Morbihan par la production de factures d'électricité de moins de six mois et des avis d'échéance de son bailleur. Si le préfet du Morbihan se prévaut de ce que l'emploi de Mme A se trouvait en région parisienne, où elle a effectué de nombreux achats ainsi qu'il ressort de ses relevés bancaires et produit le retour d'un courrier qu'il lui a adressé le 16 mars 2024 portant la mention " destinataire inconnu à l'adresse ", ces éléments, dont aucun ne constitue un justificatif de domicile pouvant être exigé du demandeur d'un titre de séjour en vertu de l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne permettent pas d'établir que l'adresse de résidence déclarée par Mme A à Lorient, qui est mentionnée également, outre les factures d'électricité et les avis d'échéance précités, sur ses bulletins de paie à compter du mois de juin 2022, et plusieurs autres documents, notamment ses avis d'impôt sur les revenus, des attestations de la caisse d'allocations familiales du Morbihan, une attestation de la caisse primaire d'assurance maladie du Morbihan, ses relevés bancaires mentionnant une agence à Lorient, serait inexacte. Enfin, il ressort également des pièces du dossier que le dernier titre de séjour délivré à Mme A le 23 décembre 2022 l'a été par les services de la préfecture du Morbihan. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-20 du code de l'entrée du séjour des étrangers et du droit d'asile au motif que le préfet du Morbihan était territorialement compétent pour instruire la demande de Mme A est, par suite, de nature, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de ce que le préfet du Morbihan ne pouvait se fonder sur une incomplétude du dossier en l'absence de présentation de document établissant la réelle domiciliation de la requérante, est également propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de cette décision.
7. Il résulte de tout ce qui précède que les deux conditions auxquelles les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonnent le prononcé d'une mesure de suspension étant réunies, il y a lieu de faire droit aux conclusions de la requérante aux fins de suspension de la décision de l'exécution de la décision du 21 août 2024 par laquelle le préfet du Morbihan a refusé de lui délivrer un titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
8. La présente ordonnance implique qu'il soit enjoint au préfet du Morbihan de reprendre l'instruction de la demande de titre de séjour de Mme A et de prendre une nouvelle décision, dans un délai qu'il y a lieu de fixer à un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et de lui délivrer, dans un délai de huit jours à compter de cette même notification, une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de ce réexamen. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État le versement à Mme A d'une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de la décision du 21 août 2024 par laquelle le préfet du Morbihan a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au préfet du Morbihan de reprendre l'instruction de la demande de titre de séjour de Mme A et de prendre une nouvelle décision, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et de lui délivrer sous huit jours, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Article 3 : L'État versera à Mme A la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera transmise pour information au préfet du Morbihan.
Fait à Rennes, le 9 octobre 2024.
Le juge des référés,
signé
F. PlumeraultLa greffière d'audience,
signé
A. Gauthier
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2405459
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026