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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2405516

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2405516

vendredi 18 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2405516
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de M. et Mme C comme manifestement irrecevable. Les requérants contestaient le refus implicite du maire de Brec'h d’obliger un voisin à entretenir un terrain, sur le fondement de l’article L. 2213-25 du code général des collectivités territoriales. Le tribunal a constaté que les requérants n’avaient pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation, en méconnaissance des articles R. 412-1 et R. 431-4 du code de justice administrative. Par ailleurs, leur demande d’annulation d’une décision de 2022 était tardive au regard du délai de recours de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 septembre 2024, M. A C et Mme E C doivent être regardés comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le maire de la commune de Brec'h a implicitement rejeté leur demande fondée sur les dispositions de l'article L. 2213-25 du code général des collectivités territoriales, tendant à ce que la commune oblige un voisin à entretenir un terrain en limite de leur propriété ;

2°) d'enjoindre au maire de Brec'h de leur communiquer la déclaration préalable de leur voisin portant sur les murs de leur propriété.

Par un courrier du 18 septembre 2024, le tribunal a invité M. et Mme C à régulariser leur requête dans un délai de 15 jours, en produisant la décision dont ils demandent l'annulation et en signant leur requête conformément à l'article R. 431-4 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / ()

4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). ".

2. Aux termes de l'article R. 412-1 du code de justice administrative : " La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. / Cet acte ou cette pièce doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagné d'une copie. ". Aux termes de l'article R. 431-4 du même code : " Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. ".

3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ".

4. D'une part, par un courrier du 18 septembre 2024, le tribunal a invité M. et Mme C à régulariser leur requête dans un délai de quinze jours, en produisant la décision du maire de Brec'h refusant de leur communiquer un document administratif et en signant leur requête conformément aux dispositions de l'article R. 431-4 du code de justice administrative. Si M. et Mme C ont transmis un exemplaire signé de leur requête le 3 octobre 2024, ils n'ont pas transmis la décision attaquée dans le délai qui leur était imparti à cette fin. M. et Mme C n'ont pas davantage justifié, dans le même délai, de l'impossibilité de produire cette décision.

5. D'autre part, la requête de M. et Mme C, enregistrée le 11 septembre 2024, en tant qu'elle demande l'annulation de la décision du maire de la commune de Brec'h, révélée par un courriel du 1er septembre 2022 refusant de faire doit à leur demande d'intervention en application de l'article L. 2213-25 du code général des collectivités territoriales, est tardive.

6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. et Mme C est manifestement irrecevable et peut donc être rejetée sur le fondement des dispositions du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative citées au point 1.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C et à Mme E C.

Fait à Rennes, le 18 octobre 2024.

Le président de la 3ème chambre,

signé

E. D

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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