LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2405517

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2405517

mardi 10 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2405517
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantDERAMMELAERE

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 septembre et 27 octobre 2024 sous le n° 2405517, M. A B, représenté par Me De Rammelaere, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision du préfet du Morbihan portant refus de délivrance d'un titre de séjour, révélée par un mail du 4 septembre 2024 ;

3°) d'enjoindre au préfet du Morbihan, dans le délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 € par jour de retard, à titre principal, de lui accorder un titre de séjour l'autorisant à travailler et à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 € en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

- le refus de séjour est entaché d'incompétence ;

- il est insuffisamment motivé ;

- il méconnaît l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il n'a pas été précédé d'un examen suffisant de sa situation personnelle ;

- il est entaché d'une erreur de droit dans l'application combinée des articles L. 811-1 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de ces mêmes articles ;

- il méconnaît l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour sont irrecevables, faute de contenir l'exposé des faits et des moyens venant à leur soutien ;

- les autres moyens ne sont pas fondés.

II. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 septembre et 27 octobre 2024 sous le n° 2405824, M. A B, représenté par Me De Rammelaere, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 30 août 2024 du préfet du Morbihan portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée de deux années et obligation de remettre son passeport aux services de police et de se présenter deux fois par semaine au commissariat de Vannes ;

3°) d'enjoindre au préfet du Morbihan, dans le délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 € par jour de retard, à titre principal, de lui accorder un titre de séjour l'autorisant à travailler et à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 € en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

Sur la recevabilité des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour :

- ces conclusions sont recevables au regard des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, dès lors que viennent à leur appui des moyens présentés dans le mémoire du 27 octobre 2024 dans le délai du recours contentieux.

Sur le refus de délivrer un titre de séjour

- il est insuffisamment motivé ;

- il n'a pas été précédé d'un examen suffisant de sa situation personnelle ;

- il méconnaît l'article L. 423-22 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il méconnaît l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est entaché d'une erreur de droit dans l'application combinée des articles L. 811-1 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 47 du code civil ;

- il est entaché d'une erreur d'appréciation dans l'application de ces mêmes articles.

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour, soulevée par voie d'exception ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.

Sur la fixation du pays de destination :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français, soulevée par voie d'exception ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen suffisant de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français, soulevée par voie d'exception ;

- elle méconnaît l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.

Sur l'obligation de remise du passeport et de présentation au commissariat de Vannes deux fois par semaine :

- elle est illégale à raison de l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français, soulevée par voie d'exception ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 octobre 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- les conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour sont irrecevables, faute de contenir l'exposé des faits et des moyens venant à leur soutien ;

- les autres moyens ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code civil ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Tronel,

- et les observations de Me De Rammelaere, représentant M. B ;

- et les explications de M. B.

Considérant ce qui suit :

Sur l'aide juridictionnelle :

1. M. B, justifie avoir introduit une demande d'aide juridictionnelle dans les deux instances. Ces deux instances se rapportant à la même affaire, il y a lieu d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire dans l'instance n° 2405517 et de rejeter cette demande dans l'instance n° 2405824.

Sur la jonction :

2. Les requêtes susvisées n° 2405517 et n° 2405824 présentées par M. B concernent la situation d'une même personne. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur l'interprétation de la requête n° 2405517 :

3. Les conclusions de la requête n° 2405517, dirigées contre une décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour révélée par courriel de la plateforme en ligne Administration Numérique pour les Etrangers en France (ANEF) du 4 septembre 2024, doivent être regardées comme dirigées contre l'arrêté du 30 août 2024 du préfet du Morbihan portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire sous 30 jours, fixation du pays de destination, interdiction de retour sur le territoire pour une durée de 2 années et obligation de remise de passeport et de pointage, dont M. B demande l'annulation dans la requête n° 2405824.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile que : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiant de son état civil ; / 2° Les documents justifiant de sa nationalité ; () ". Aux termes de l'article L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La vérification des actes d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil dispose que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité () ".

5. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées qu'en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger, et pour écarter la présomption d'authenticité dont bénéficie un tel acte lorsqu'il est rédigé dans les formes usitées dans ce pays, l'autorité administrative procède aux vérifications utiles ou y fait procéder auprès de l'autorité étrangère compétente. Il incombe donc à l'administration de renverser la présomption précitée en apportant la preuve du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.

6. Le requérant produit un acte de naissance original n° 642, volet 3, un acte de naissance demandé en France n° 003/CRDg, volet 3, du 19 janvier 2023, ainsi qu'un jugement supplétif tenant lieu d'acte de naissance n° 74/2023 du 17 janvier 2023. Il ressort des rapports d'analyse des services de la direction zonale de la police aux frontières de la zone Ouest des 13 et 16 mars 2022, que s'agissant de l'acte de naissance n° 642, volet 3, sa date d'établissement n'est pas mentionnée en toutes lettres et il ne comporte pas le numéro NINA. S'agissant du jugement supplétif n° 74/2023 du 17 janvier 2023, les services de la police aux frontières relèvent qu'il n'est joint qu'un extrait du jugement, rendant impossible le contrôle des motifs de faits et de droit. S'agissant de l'acte de naissance n° 003/CRDg, volet n°3, le préfet ne produit aucun élément de nature à remettre en cause son caractère probant, l'analyse produite concernant un acte de naissance numéroté 004/CRDg et concernant une autre personne. En outre, au cours de l'audience publique, les réponses de M. B aux questions de la formation de jugement permettent de corroborer son origine malienne. L'ensemble de ces éléments et dans la mesure où les erreurs ou discordances relevées demeurent vénielles, ne permet pas de considérer que les actes d'état civil en cause seraient dépourvus de valeur probante.

7. Il résulte de ce qui précède qu'en refusant la délivrance d'un titre de séjour au motif que M. B a produit des actes d'état civil présentant un caractère frauduleux, le préfet a commis une erreur d'appréciation. Par suite, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, l'arrêté du préfet du Morbihan du 30 août 2024 doit être annulé.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

8. L'exécution du présent jugement implique le réexamen de la demande de titre de séjour déposée par M. B. Il y a lieu d'enjoindre au préfet du Morbihan d'y procéder dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir ces conclusions d'injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

9. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me De Rammelaere, avocate des requérants, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'État le versement à Me De Rammelaere de la somme de 1 200 €. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée au requérant par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme globale de 1 200 € sera versée à M. B.

D É C I D E :

Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle dans l'instance n° 2405517. Il n'est pas admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle dans l'instance n° 2405824.

Article 2 : L'arrêté du préfet du Morbihan du 30 août 2024 est annulé.

Article 3 : Il est enjoint au préfet du Morbihan de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour.

Article 4 : Sous réserve de l'admission définitive de M. B à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me De Rammelaere renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, ce dernier versera à Me De Rammelaere une somme de 1 200 € en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme globale de 1 200 € sera versée à M. B.

Article 5 : Le surplus de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me De Rammelaere et au préfet du Morbihan.

Délibéré après l'audience du 19 novembre 2024, où siégeaient :

M. Tronel, président,

M. Terras, premier conseiller,

Mme Thielen, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 décembre 2024.

Le président rapporteur,

Signé

N. Tronel L'assesseur le plus ancien,

Signé

F. Terras

La greffière,

Signé

E. Douillard

La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Nos 2405517, 2405824

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions