LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2405519

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2405519

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2405519
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSELARL ARES

Résumé IA

Cette décision du Tribunal Administratif de Rennes porte sur une demande de suspension d’un arrêté municipal de mise en demeure de démolir et reconstruire un immeuble situé à Châteaugiron, pris sur le fondement du code de la construction et de l’habitation. Le juge des référés a rejeté la requête de M. C, estimant qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté, notamment en raison de l’urgence et du risque d’effondrement. La solution retenue écarte les arguments tirés de l’absence d’autorisation du juge des libertés, du défaut de procédure contradictoire ou de consultation de l’architecte des bâtiments de France, en application des articles L. 511-19 et suivants du code de la construction et de l’habitation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 septembre 2024, M. A C, représenté par la Selarl Béguin Emmanuelle, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 26 avril 2024 du maire de la commune de Châteaugiron le mettant en demeure de réaliser des travaux de démolition et de construction de l'immeuble situé 21, rue du Porche, dans un délai d'un mois ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Châteaugiron la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition tenant à l'urgence est satisfaite : la décision met à sa charge des travaux importants dans un délai très court alors qu'il ne dispose que de très peu de revenus ; l'arrêté fait en outre peser un risque grave et important que la commune réalise les travaux à ses frais à tout moment ;

- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :

- elle méconnaît l'article L. 511-7 du code de la construction et de l'habitation dès lors qu'aucune autorisation préalable du juge des libertés et de la détention n'a été sollicitée alors qu'elle était nécessaire en l'absence de règlement définitif de la succession de sa mère, propriétaire des lieux ;

- elle méconnaît les articles R. 511-7 et R. 511-8 du code de la construction et de l'habitation dès lors qu'il n'est pas justifié que l'arrêté aurait été communiqué à l'ensemble des autorités visées dans ces articles ;

- elle méconnaît les articles L. 511-10 et R. 511-3 du code de la construction et de l'habitation en l'absence de procédure contradictoire : sa sœur, également concernée, n'a pas pu assister à la réunion organisée par l'expert, ils n'ont pas été informés des motifs qui conduisaient le maire à mettre en œuvre ses pouvoirs de police, ils n'ont pas été invités à présenter leurs observations ;

- elle méconnaît l'article R. 511-4 du code de la construction et de l'habitation : l'architecte des bâtiments de France n'a pas été consulté pour rendre son avis alors que la parcelle d'assiette de l'immeuble est située dans le site patrimonial remarquable de Châteaugiron, est classée en secteur Z1a correspondant au centre historique et que le bâtiment est classé comme " édifice significatif et/ou constitutif de l'ensemble urbain " ;

- elle méconnaît l'article L. 511-22 du code de la construction et de l'habitation en l'absence de justification qu'elle a été notifiée à sa sœur ;

- elle méconnaît l'article L. 511-11 du code de la construction et de l'habitation : il n'est pas établi qu'il n'existerait aucun moyen technique de remédier aux désordres constatés ni que le coût des travaux de remise en état serait supérieur à sa reconstruction et le règlement du site patrimonial remarquable prévoit que pour les bâtiments classés " édifice significatif et/ou constitutif de l'ensemble urbain ", la primauté est donnée à la conservation et à la restauration de l'édifice.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er octobre 2024, la commune de Châteaugiron, représentée par Me Collet, conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce que soit ordonnée une mesure d'instruction et, en toute hypothèse à ce que soit mise à la charge de M. C la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- M. C, en sa qualité d'héritier de l'immeuble et de propriétaire indivis, avait qualité pour autoriser l'accès aux lieux et aucune autorisation du juge des libertés et de la détention n'était nécessaire ;

- la communication à différentes autorités prévue à l'article R. 511-7 du code de la construction et de l'habitation, postérieurement à son édiction, n'a pas d'incidence sur la légalité de l'arrêté de mise en sécurité ;

- compte-tenu de la situation et du risque d'effondrement imminent relevé par l'expert, l'arrêté de mise en sécurité a été pris selon la procédure d'urgence sans procédure contradictoire préalable ;

- les dispositions de l'article L. 632-2-1 du code du patrimoine prévoyant l'avis préalable de l'architecte des bâtiments de France ne trouvent pas à s'appliquer dans le cadre de la mise en sécurité d'un immeuble selon la procédure d'urgence prévue à l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation et, en l'espèce, l'architecte des bâtiments de France a été informé le 14 mai 2024 ;

- le moyen tenant au défaut de notification de l'arrêté à l'ensemble des propriétaires visés par l'arrêté est inopérant ;

- la seule solution apparaît être la démolition de l'ouvrage, de sorte qu'il n'existe pas de doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté.

Vu :

- la requête au fond n° 2403555 ;

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code du patrimoine ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 1er octobre 2024 :

- le rapport de Mme Plumerault,

- les observations de Me Delagne, substituant Me Béguin, représentant M. C, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, souligne que l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation n'est pas mentionné dans l'arrêté litigieux, de telle sorte qu'il n'est pas fondé sur la procédure d'urgence, insiste sur le fait que l'architecte des bâtiments de France a été consulté deux semaines après l'édiction de l'arrêté, qu'il n'y a jamais eu d'évaluation du chiffrage des travaux de confortement, que l'immeuble concerné a été mis en vente et qu'aucune pièce du dossier ne prouve que la toiture et la charpente ne seraient pas récupérables, soutient en outre que si la commune a entendu mettre en œuvre la procédure de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation, cet article est méconnu dès lors qu'une démolition n'est possible que si aucune autre mesure ne permet d'écarter le danger et cette démolition nécessite une autorisation préalable du juge judiciaire ;

- les observations de Me Marie, représentant la commune de Châteaugiron, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'elle développe, expose que l'immeuble en cause est à l'état de ruine, n'est plus entretenu depuis quarante ans, que sa charpente menace de s'effondrer, qu'il subit des attaques parasitaires, souligne que l'arrêté a été pris sur le fondement de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation ainsi qu'il ressort de ses visas et de son article 2, que les travaux à entreprendre pour conserver le bâtiment sont très conséquents, que les avis de l'expert et de l'architecte des bâtiments de France étant divergents, il pourrait être envisagé d'ordonner une mesure d'expertise.

Mme B n'était ni présente ni représentée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C et sa sœur, Mme B, sont les héritiers en indivision successorale d'un immeuble situé 21, rue du Porche, parcelle cadastrée section AB n°259, dans le site patrimonial remarquable de la commune de Chateaugiron (Ille-et-Vilaine). Constatant de nombreux désordres sur ce bâtiment et en l'absence de travaux de sécurisation par M. C et sa sœur en dépit de courriers de la mairie les sollicitant à cet effet à compter du mois de novembre 2022, une expertise a été diligentée par le tribunal administratif de Rennes par ordonnance du 10 avril 2024 à la demande de la commune. Après dépôt de son rapport par l'expert, le maire de la commune de Châteaugiron a pris, le 26 avril 2024, un arrêté mettant en demeure M. C et Mme B de procéder à la démolition de l'immeuble dans un délai d'un mois à compter de la réception du rapport d'expertise et de compléter les enduits des pignons des propriétés voisines. M. C demande, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de cet arrêté.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

En ce qui concerne les moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision :

3. Aux termes de l'article L. 511-1 du code de la construction et de l'habitation : " La police de la sécurité et de la salubrité des immeubles, locaux et installations est exercée dans les conditions fixées par le présent chapitre et précisées par décret en Conseil d'Etat ". Aux termes de l'article L. 511-2 de ce code : " La police mentionnée à l'article L. 511-1 a pour objet de protéger la sécurité et la santé des personnes en remédiant aux situations suivantes : / 1° Les risques présentés par les murs, bâtiments ou édifices quelconques qui n'offrent pas les garanties de solidité nécessaires au maintien de la sécurité des occupants et des tiers ; () ". Aux termes de l'article L. 511-4 du même code : " L'autorité compétente pour exercer les pouvoirs de police est : / 1° Le maire dans les cas mentionnés aux 1° à 3° de l'article L. 511-2, sous réserve s'agissant du 3° de la compétence du représentant de l'Etat en matière d'installations classées pour la protection de l'environnement prévue à l'article L. 512-20 du code de l'environnement () ". Aux termes de l'article L. 511-11 de ce code : " L'autorité compétente prescrit, par l'adoption d'un arrêté de mise en sécurité ou de traitement de l'insalubrité, la réalisation, dans le délai qu'elle fixe, de celles des mesures suivantes nécessitées par les circonstances : / () 2° La démolition de tout ou partie de l'immeuble ou de l'installation () / L'arrêté ne peut prescrire la démolition ou l'interdiction définitive d'habiter que s'il n'existe aucun moyen technique de remédier à l'insalubrité ou à l'insécurité ou lorsque les travaux nécessaires à cette résorption seraient plus coûteux que la reconstruction. () ". Enfin, aux termes de l'article L. 511-19 du même code : " En cas de danger imminent, manifeste ou constaté par le rapport mentionné à l'article L. 511-8 ou par l'expert désigné en application de l'article L. 511-9, l'autorité compétente ordonne par arrêté et sans procédure contradictoire préalable les mesures indispensables pour faire cesser ce danger dans un délai qu'elle fixe. / Lorsqu'aucune autre mesure ne permet d'écarter le danger, l'autorité compétente peut faire procéder à la démolition complète après y avoir été autorisée par jugement du président du tribunal judiciaire statuant selon la procédure accélérée au fond ".

4. L'arrêté contesté ordonnant la démolition de l'immeuble a été pris par le maire de la commune de Châteaugiron au visa du code de la construction et de l'habitation, et notamment les articles L. 511-11 et suivants, ainsi que du code général des collectivités territoriales, notamment son article L. 2212-2. Il mentionne à son article 2 une situation " d'urgence " et reprend les constats du rapport de l'expert, qui a conclu à un danger imminent et a préconisé la démolition de l'ouvrage. Il ressort ainsi des visas, de la nature des mesures prescrites et de la teneur de l'arrêté que le maire de Châteaugiron a nécessairement entendu faire usage, à l'égard de l'immeuble des requérants, des pouvoirs de police de la sécurité et de la salubrité des immeubles qu'il tient de l'article L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation en cas de danger imminent, manifeste ou constaté par le rapport de l'expert.

5. Il résulte de l'instruction et notamment du rapport d'expertise que la charpente de l'immeuble, le reste de la maçonnerie de la partie habitation au niveau du premier étage en façade Est ainsi que les planchers du grenier, du premier étage et du rez-de-chaussée sont en état d'effondrement imminent avec un risqué avéré pour les personnes et les véhicules circulant rue du Porche au niveau de cette construction. L'expert relève également que de nombreux éléments de la souche de cheminée en briques sont descellés et préconise une démolition avec une réserve tenant à la conservation du mur de façade côté rue pour garder à celle-ci son unité architecturale. Toutefois, l'architecte des bâtiments de France, informé de la procédure, a indiqué que le bâtiment en cause était recensé comme significatif au règlement graphique du site patrimonial remarquable de la commune et recommande, quant à lui, des solutions allant dans le sens du soutien des structures. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 511-1 du code de la construction et de l'habitation est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté en litige, dès lors qu'il n'est pas établi, en l'état de l'instruction, qu'il n'existerait aucun autre moyen technique que la démolition pour remédier à l'insécurité ni que les réparations nécessaires seraient d'une importance telle qu'elles équivaudraient à une véritable reconstruction.

En ce qui concerne l'urgence :

6. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera, en principe, constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.

7. Eu égard à la gravité des conséquences qu'emporte, par sa nature même, la démolition d'un bâtiment, la condition d'urgence doit être présumée lorsque le propriétaire de l'immeuble qui en est l'objet en demande la suspension. Il ne peut en aller autrement que dans le cas où l'autorité administrative justifie de circonstances particulières faisant apparaître, soit que l'exécution de la mesure de démolition n'affecterait pas gravement la situation du propriétaire, soit qu'un intérêt public s'attache à l'exécution rapide de cette mesure. En l'espèce, l'arrêté en litige impose à M. C et sa sœur de démolir l'immeuble qu'ils possèdent en indivision successorale dans un délai très court d'un mois à compter de la réception du rapport d'expertise et il résulte de ce qui a été dit précédemment qu'il n'est pas établi qu'un intérêt public s'attacherait à l'exécution rapide de cette mesure alors de surcroît que ce bâtiment est classé comme " édifice significatif et/ou constitutif de l'ensemble urbain " par le règlement du site patrimonial remarquable de la commune dans lequel il se situe. Par suite, la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.

8. Il résulte de ce qui précède que les deux conditions auxquelles les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonnent le prononcé d'une mesure de suspension étant satisfaites, il y a lieu de faire droit aux conclusions de M. C aux fins de suspension de l'exécution de l'arrêté du 26 avril 2024 du maire de la commune de Châteaugiron le mettant en demeure de réaliser des travaux de démolition et de construction de l'immeuble situé 21, rue du Porche.

Sur les frais liés au litige :

9. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la commune de Châteaugiron doivent, dès lors, être rejetées.

10. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Châteaugiron le versement à M. C d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 26 avril 2024 du maire de la commune de Châteaugiron mettant en demeure M. C et Mme B de réaliser des travaux de démolition et de construction de l'immeuble situé 21, rue du Porche, dans un délai d'un mois est suspendue.

Article 2 : La commune de Châteaugiron versera à M. C la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions de la commune de Châteaugiron présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A C, à la commune de Châteaugiron et à Mme D B.

Fait à Rennes, le 15 octobre 2024.

Le juge des référés,

signé

F. PlumeraultLa greffière d'audience,

signé

A. Gauthier

La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 2405519

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions