mercredi 16 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2405692 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BLANQUET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 25 septembre et 8 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Blanquet, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le maire de la commune de la Roche-Jaudy a refusé de lui accorder un permis de construire ;
2°) d'enjoindre à la commune de la Roche-Jaudy à titre principal de lui délivrer le permis de construire sollicité, à titre subsidiaire de procéder à une nouvelle instruction de sa demande, dans un délai d'un mois à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard passé ce délai ;
3°) de mettre à la charge de la commune de la Roche-Jaudy la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite : la vente du terrain d'assiette du projet sans desserte par un véhicule et sans permis de construire est impossible ; il avait des perspectives de vente réelles de ce terrain sous réserve d'obtenir un accès véhicule par le Nord de la parcelle, les difficultés de vente n'étant pas en lien avec le prix proposé ; il a dû contracter des prêts personnels et il vient de subir un licenciement ce qui rend sa situation financière très difficile ; sa société connaît des difficultés de trésorerie et il a dû emprunter pour permettre le maintien de son fonctionnement ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- elle méconnaît l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : l'arrêté est imprécis tant sur les considérations de fait que de droit et le maire n'a pas vérifié si un simple aménagement léger du domaine public serait de nature à garantir la sécurité de l'accès ;
- elle méconnaît l'article UA 3 du règlement du plan local d'urbanisme : cet article se réfère à l'existence d'un accès véhicule obligatoire et l'accès sur le mur entourant la parcelle n'est pas possible ; la desserte d'une parcelle d'assiette d'un projet par un parking est possible et le fait que le parking public permettant d'accéder au terrain soit enherbé ne permet pas de refuser le permis ni davantage le fait qu'il puisse ponctuellement recevoir des festivités ; le terrain ne peut être desservi que par le Nord ; la desserte Sud est techniquement impossible et porte atteinte au mur en pierre sèche, qui présente un intérêt patrimonial ;
- elle méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : la desserte d'une maison par un parking en capacité d'accueillir de nombreux véhicules ne présente aucun danger, et cela d'autant moins que les véhicules y circulent à faible allure.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 octobre 2024, la commune de la Roche-Jaudy, représentée par la Selarl Coudray Urbanlaw, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite : M. B ne démontre l'existence d'aucune démarche actuelle ou de perspectives de vente de son terrain qui seraient empêchées par la décision en litige et ce terrain n'est en tout état de cause pas inconstructible ; la décision contestée n'est pas à l'origine des difficultés financières de M. B, les prêts souscrits n'étant pas liés à l'acquisition de la parcelle d'assiette du projet ; les difficultés liées à l'impossibilité de vendre la parcelle litigieuse s'expliquent en réalité par le prix de cession demandé qui est sans rapport avec le prix du marché ; il y a en outre un intérêt général tenant aux exigences de sécurité qui prime sur les intérêts personnels du requérant ;
- sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- elle est motivée en droit et en fait et cette motivation a permis à M. B de connaître les raisons du refus ;
- elle ne méconnaît pas les dispositions de l'article UA 3 du règlement du plan local d'urbanisme : la parcelle de M. B n'est pas enclavée, elle borde deux voies publiques et dispose d'un accès existant sur sa façade Ouest et le refus du permis se fonde uniquement sur le fait que l'accès renseigné ne répond pas aux exigences de cet article pour des raisons de sécurité ;
- elle ne méconnaît pas les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : l'accès projeté présente un risque pour la sécurité, suppose la suppression de places de parking, la réalisation de travaux d'aménagement à la charge de la collectivité et se heurte à l'utilisation ponctuelle de ce parking comme aire de spectacle ainsi qu'aux réflexions d'aménagement menées par la collectivité ; la délivrance d'un permis de construire assorti d'une prescription n'était pas possible, la création d'un accès sécurisé impliquant d'apporter des modifications substantielles au projet déposé, le parking étant régulièrement utilisé par les riverains.
Vu :
- la requête au fond n° 2405062 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 octobre 2024 :
- le rapport de Mme Plumerault,
- les observations de Me Blanquet, représentant M. B, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, souligne l'urgence de la situation dès lors que M. B est au chômage depuis le 3 octobre 2024 et que l'allocation d'aide au retour à l'emploi qu'il va percevoir est insuffisante pour couvrir ses charges, que ce dernier a deux emprunts en cours, l'un destiné à financer l'acquisition de sa résidence principale, le second pour renflouer la trésorerie de la SAS Sky Fall, propriétaire du terrain, insiste sur l'impossibilité technique d'accès à la parcelle en véhicule autrement que par le Nord et l'absence de difficulté à prévoir un accès par un parking, expose que la SAS Sky Fall détient trois biens, deux biens situés respectivement à Paimpol et Ploulec'h, qui sont ou vont être classés en zone A ainsi que le terrain situé sur la commune de la Roche-Jaudy ;
- les observations de Me Rouxel, représentant la commune de la Roche-Jaudy, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe, insiste sur le défaut d'urgence dès lors que le requérant ne justifie pas d'une commercialisation du terrain d'assiette du projet suffisamment avancée, qu'il appartient au pétitionnaire de faire des aménagements plus importants pour prévoir un accès à la parcelle ailleurs que par le Nord, que les difficultés financières de la SAS Sky fall préexistaient à la décision en litige, fait valoir que l'accès en droit se définit comme accessible même seulement à pied et que, par conséquent la parcelle d'assiette est desservie, insiste sur le fait que l'accès prévu au Nord de la parcelle ne satisfait pas aux conditions de sécurité en raison du fait que des piétons circulent régulièrement sur le parking et explique qu'un accès à l'Ouest est possible compte tenu d'un dénivelé plus faible par rapport à la voie publique.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a déposé en mairie de la Roche-Jaudy, le 28 mars 2024, une demande de permis de construire pour la réalisation d'une maison d'habitation et d'un carport sur la parcelle cadastrée section AC n° 192 située rue de l'Hôpital. Par un arrêté du 25 juin 2024, le maire de la commune de la Roche-Jaudy a refusé de lui délivrer cette autorisation pour des motifs liés à l'accès de la parcelle en se fondant sur les articles UA 3 du règlement du plan local d'urbanisme et R. 111-2 du code de l'urbanisme. M. B demande, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de cet arrêté.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
En ce qui concerne l'urgence :
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation de la personne requérante ou aux intérêts qu'elle entend défendre. Il appartient à la juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par la personne requérante, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence s'apprécie objectivement compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce.
4. Pour justifier de l'urgence à suspendre le refus de permis de construire en date du 25 juin 2024 qui lui a été opposé par le maire de la commune de la Roche-Jaudy, M. B invoque ses difficultés financières liées à l'impossibilité pour la SAS Sky Fall Real Estate, dont il est le dirigeant, de céder le terrain d'assiette du projet. Il résulte de l'instruction que plusieurs acheteurs se sont montrés intéressés pour l'acquisition de la parcelle d'assiette du projet mais que l'absence d'accès pour les véhicules les a conduit à renoncer à leur projet. L'exécution de l'arrêté en litige prive ainsi la société Sky Fall Real Estate, déjà fragilisée financièrement par deux autres investissements, des revenus procurés par la vente de ce terrain. M. B expose, sans être sérieusement contesté, qu'il a dû contracter un prêt bancaire personnel à hauteur de 30 000 euros pour permettre le fonctionnement de cette société, cette dernière n'ayant aucune capacité d'emprunt en l'absence de premier bilan comptable. Il résulte ainsi de l'instruction que les charges mensuelles fixes auxquelles le requérant doit faire face, incluant la charge financière du remboursement des emprunts, s'élèvent à environ 2 200 euros par mois, tandis que l'allocation d'aide au retour à l'emploi dont il est en mesure de bénéficier à la suite de son licenciement intervenu le 11 juin 2024, est d'un montant de 1 500 euros. Par suite, au regard des effets graves et immédiats qu'entraîne la décision attaquée sur la situation financière de M. B, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :
5. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". Aux termes de l'article UA 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de La Roche-Jaudy, intitulé " Accès et voirie " : " Pour être constructible, un terrain doit avoir accès à une voie publique ou privée ouverte à la circulation, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un passage aménagé sur fonds voisin. / L'accès doit présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité () ".
6. Pour refuser au requérant la délivrance du permis de construire sollicité, la commune de La Roche-Jaudy, en se fondant sur les dispositions de l'article UA 3 du règlement du plan local d'urbanisme et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, a objecté que l'accès au terrain d'assiette du projet au Nord, sur la partie arrière du terrain, présente un risque pour la sécurité publique.
7. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet est bordé au Sud et à l'Ouest d'un mur en pierres de pays, qui, selon la DRAC, présente un intérêt patrimonial et participe à la présentation du site patrimonial remarquable. Il est également constant qu'il existe un dénivelé important entre le terrain et la voie publique et que plusieurs entreprises ont attesté de l'impossibilité technique de réaliser une ouverture dans le mur d'enceinte situé au Sud au risque de fragiliser l'ensemble. Il résulte enfin des explications orales apportées à l'audience que la configuration des lieux rend très difficile, sinon impossible, contrairement à ce que soutient la commune, la création d'un accès pour les véhicules à l'Ouest du terrain. L'accès à l'opération projetée, prévu pour être réalisé au Nord du terrain en passant par un parking public, destiné à desservir une seule habitation, est en revanche adapté aux caractéristiques de l'opération et au fonctionnement de ce parking. Il ne ressort en effet d'aucune des pièces du dossier que l'accès que M. B projette de réaliser soit de nature à présenter un risque supplémentaire pour la sécurité des usagers du parc de stationnement, où circulent déjà nécessairement des véhicules amenés à manœuvrer, ni à priver la commune de la possibilité de continuer à utiliser ce parc de stationnement comme aire de spectacle. Par suite, en l'état de l'instruction, les moyens tirés de l'erreur d'appréciation dans la mise en œuvre des dispositions des articles UA 3 du plan local d'urbanisme communal et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme sont de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision de refus de permis de construire.
8. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est susceptible d'entraîner la suspension de l'exécution de l'arrêté attaqué.
9. Les deux conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative étant satisfaites, il y a lieu d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision en litige.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
10. Si, eu égard à leur caractère provisoire, les décisions du juge des référés n'ont pas, au principal, l'autorité de la chose jugée, elles sont néanmoins, conformément au principe rappelé à l'article L. 11 du code de justice administrative, exécutoires et, en vertu de l'autorité qui s'attache aux décisions de justice, obligatoires. Il en résulte que lorsque le juge des référés a prononcé la suspension d'une décision administrative et qu'il n'a pas été mis fin à cette suspension - soit par l'aboutissement d'une voie de recours, soit dans les conditions prévues à l'article L. 521-4 du code de justice administrative, soit par l'intervention d'une décision au fond - l'administration ne saurait légalement reprendre une même décision sans qu'il ait été remédié au vice que le juge des référés avait pris en considération pour prononcer la suspension. Lorsque le juge des référés a suspendu une décision de refus, il incombe à l'administration, sur injonction du juge des référés ou lorsqu'elle est saisie par le demandeur en ce sens, de procéder au réexamen de la demande ayant donné lieu à ce refus. Lorsque le juge des référés a retenu comme propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de ce refus un moyen dirigé contre les motifs de cette décision, l'autorité administrative ne saurait, eu égard à la force obligatoire de l'ordonnance de suspension, et sauf circonstances nouvelles, rejeter de nouveau la demande en se fondant sur les motifs en cause.
11. L'exécution de la présente ordonnance implique seulement mais nécessairement que le maire de la commune de La Roche-Jaudy reprenne l'instruction de la demande de M. B et statue à nouveau sur cette demande, en tenant compte du motif énoncé au point 7, dans un délai qu'il y a lieu de fixer à un mois à compter de sa notification. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
12. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Les conclusions présentées à ce titre par la commune de la Roche-Jaudy doivent, dès lors, être rejetées.
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de la Roche-Jaudy le versement à M. B d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le maire de la commune de la Roche-Jaudy a refusé d'accorder un permis de construire à M. B est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de la Roche-Jaudy de reprendre l'instruction de la demande de permis de construire de M. B et de prendre une nouvelle décision, dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : La commune de la Roche-Jaudy versera à M. B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions de la commune de la Roche-Jaudy présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune de la Roche-Jaudy.
Fait à Rennes, le 16 octobre 2024.
Le juge des référés,
signé
F. Plumerault La greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au préfet des Côtes-d'Armor en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°240569
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026