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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2406045

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2406045

lundi 2 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2406045
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Rennes, par une ordonnance du 2 décembre 2024, a constaté le désistement d'office des associations Sea Shepherd France et Défense des Milieux Aquatiques. Celles-ci avaient demandé l'annulation de l'arrêté du préfet maritime de l'Atlantique autorisant des études préalables à la pose d'un câble électrique sous-marin France-Espagne. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a appliqué l'article R. 612-5 du code de justice administrative, les associations n'ayant pas produit le mémoire complémentaire annoncé dans leur requête malgré une mise en demeure. La solution retenue est donc le donné acte du désistement, sans examen au fond de l'affaire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 octobre 2024, l'association Sea Shepherd France et l'association Défense des Milieux Aquatiques, représentées par Me Crecent, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 4 avril 2024 par lequel le préfet maritime de l'Atlantique a autorisé la réalisation d'études géotechniques, géophysiques et UXO préalables à la pose du câble sous-marin d'interconnexion électrique France-Espagne dans les eaux sous juridiction française ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier du 15 octobre 2024, les requérantes ont été invitées, en application de l'article R. 612-5 du code de justice administrative, à produire le mémoire complémentaire annoncé dans leur requête, dans le délai de quinze jours.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements () ". Aux termes de l'article R. 612-5 du même code : " Devant les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel, si le demandeur, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée, n'a pas produit le mémoire complémentaire dont il avait expressément annoncé l'envoi () il est réputé s'être désisté ".

2. Par un courrier en date du 15 octobre 2024 les avisant des conséquences de leur carence, les associations requérantes ont été invitées par le tribunal à produire le mémoire complémentaire expressément annoncé dans leur requête introductive d'instance dans le délai de quinze jours, faute de quoi elles seraient réputées s'être désistées de leur requête. Elles sont réputées avoir reçu notification de cette demande à l'expiration du délai de deux jours ouvrés à compter de la date de sa mise à disposition, le 15 octobre 2024, dans l'application informatique Télérecours. Toutefois, aucun mémoire n'est parvenu au tribunal avant le terme du délai imparti. Dans ces conditions, en application des dispositions de l'article R. 612-5 du code de justice administrative, l'association Sea Shepherd France et l'association Défense des Milieux Aquatiques doivent être réputées s'être désistées de leur requête. Il y a lieu de leur donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête des associations Sea Shepherd France et Défense des Milieux Aquatiques.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Sea Shepherd France, à l'association Défense des Milieux Aquatiques et au préfet maritime de l'Atlantique.

Fait à Rennes, le 2 décembre 2024

Le président de la 3ème chambre,

signé

E. Berthon

La République mande et ordonne à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2406045

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