jeudi 16 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2406073 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SEMINO |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête et des mémoires, enregistrés les 11, 29 octobre et 29 novembre 2024, Mme C D, représentée par Me Semino, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 mai 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination vers lequel elle est susceptible d'être éloignée et lui a interdit de retourner en France pendant une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation en lui délivrant, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
S'agissant des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
- elles ne sont pas suffisamment motivées sur la situation médicale de son enfant ;
- il n'est pas justifié de la régularité de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 22 septembre 2023 ;
- l'avis du 22 septembre 2023 du collège des médecins de l'OFII est empreint de partialité dès lors que deux des médecins qui le composent ont émis l'avis antérieur du 11 mars 2021 ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen de la situation médicale de son enfant ;
- la décision portant refus de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la prise en charge médicale de son enfant en Géorgie n'est pas certaine et que son absence aura des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de cet enfant ;
- les décisions attaquées méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elles sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'illégalité en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'erreur d'appréciation dans l'application des articles L. 612-8 et
L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une décision du 25 juillet 2024, Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 30 octobre 2024 et 27 novembre 2024, M. A B, représenté par Me Semino, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 mai 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination vers lequel il est susceptible d'être éloigné et lui a interdit de retourner en France pendant une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation en lui délivrant, dans cette attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
- elles ne sont pas suffisamment motivées sur la situation médicale de l'enfant de son épouse ;
- il n'est pas justifié de la régularité de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 22 septembre 2023 ;
- l'avis du 22 septembre 2023 du collège des médecins de l'OFII est empreint de partialité dès lors que deux des médecins qui le composent ont émis l'avis antérieur du 11 mars 2021 ;
- son droit d'être entendu garanti par les dispositions de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et par l'article L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration a été méconnu ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen de la situation médicale de l'enfant de son épouse ;
- la décision portant refus de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour se fonde sur les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui sont elles-mêmes illégales en ce qu'elles portent atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant protégé par les stipulations de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que par celles de l'article 8 de la de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant refus de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour est entachée d'une erreur de droit dans l'application de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que l'autorisation provisoire de séjour peut lui être délivrée en sa qualité de beau-père de l'enfant de son épouse et qu'il justifie contribuer à la prise en charge de cet enfant ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors la prise en charge médicale de l'enfant de son épouse en Géorgie n'est pas certaine et que son absence aura des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de cet enfant ;
- les décisions attaquées méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de leurs conséquences sur sa situation personnelle ;
- la décision portant refus de délivrance d'un refus de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour est entachée d'un détournement de procédure, dès lors que la préfecture, qui ne lui a pas remis un récépissé de demande de titre de séjour entre le 16 décembre 2020, date du dépôt de sa demande d'autorisation provisoire au séjour, et le 23 mai 2024, date de l'arrêté attaqué, l'a maintenu dans une situation administrative irrégulière pendant l'instruction de sa demande de titre de séjour ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est entachée d'illégalité en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'erreur d'appréciation dans l'application des articles L. 612-8 et
L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 20 et 29 novembre 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une décision du 26 septembre 2024, M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pellerin,
- et les observations de Me Semino, représentant Mme D et M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, née le 29 juillet 1990 et son époux, M. B, né le 4 août 1982, ressortissants géorgiens, sont entrés en France le 20 décembre 2019, accompagnés du fils de Mme D, né le 17 novembre 2013, pour y solliciter l'asile. Leurs demandes ont été définitivement rejetées par des décisions de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) du 25 février 2021. Le 16 décembre 2020, M. B et Mme D ont sollicité leur admission au séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de l'état de santé du fils de cette dernière. Deux autorisations provisoires de séjour ont été délivrées à Mme D valables du 22 juin au 21 décembre 2022 et du 10 janvier au 21 juin 2023. Le 10 janvier 2023, Mme D a sollicité le renouvellement de cette autorisation provisoire de séjour. Par deux arrêtés du 23 mai 2024, dont les intéressés demandent l'annulation, le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de faire droit à leur demande, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé la Géorgie comme pays de destination des mesures d'éloignement forcées et leur a interdit de retourner en France pendant une durée d'un an.
2. Les requêtes n° 2406073 et n° 2406494, qui concernent la situation administrative d'un couple de ressortissants étrangers, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un même jugement.
Sur la requête n°2406073 :
3. Aux termes de l'article 3 paragraphe 1 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
4. Il ressort des pièces du dossier que l'enfant de Mme D souffre d'un trouble autistique grave pour lequel il suit une prise en charge pluridisciplinaire. Le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), dans son avis du 22 juin 2022, avait indiqué que l'offre de soins et les caractéristiques du système de santé en Géorgie ne permettait pas à son enfant de bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Cet avis avait alors donné lieu à la délivrance à Mme D d'une autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'enfant de la requérante bénéficie d'une orientation en institut-médico-éducatif depuis le 13 avril 2023 ainsi que cela ressort de la décision de la maison départementale des personnes handicapées d'Ille-et-Vilaine du 14 avril 2023, confirmée par l'attestation d'hébergement du directeur de l'IME EEAP de Paron du 7 octobre 2024 et ce, jusqu'au 30 novembre 2029. L'enfant de Mme D est également suivi en hôpital de jour depuis le mois de septembre 2024 ainsi que cela ressort de l'attestation du centre thérapeutique pour enfants et adolescents de Fougères du 25 novembre 2024. En outre, il ressort du certificat du 25 juin 2024 émanant du médecin pédopsychiatre qui suit l'enfant de la requérante depuis plus de deux ans que les " soins adaptés à l'autisme selon les préconisations internationales de bonnes pratiques " ne sont pas proposés en Géorgie, sans que cela soit contesté en défense. Ce certificat, bien que postérieur à l'arrêté attaqué, révèle une situation qui lui préexistait à celle-ci, eu égard notamment à la teneur de l'avis de l'OFII du 22 juin 2022 précité. Dans ces conditions, Mme D est fondée à soutenir que les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, en ce qu'il privera l'enfant de la requérante des traitements et soins qui lui sont prodigués en France, ont porté atteinte à l'intérêt supérieur de cet enfant, protégé par l'article 3, paragraphe 1, de la convention internationale des droits de l'enfant.
5. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que Mme D est fondée à demander l'annulation des décisions du 23 mai 2024 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, ainsi que par voie de conséquence, des décisions du même jour fixant le pays de destination et lui faisant interdiction d'un retour sur le territoire français pendant un an.
Sur la requête n° 2406494 :
6. Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales stipule que : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que M. B est marié avec Mme D depuis le 19 décembre 2019, qu'il est entré en France avec cette dernière et qu'il justifie de sa communauté de vie avec celle-ci et son enfant. Dans ces conditions, M. B est fondé à soutenir que les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français portent une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation des décisions du 23 mai 2024 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, ainsi que par voie de conséquence, des décisions du même jour fixant le pays de destination et lui faisant interdiction d'un retour sur le territoire français pendant un an.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
9. Les motifs d'annulation des arrêtés préfectoraux en litige impliquent que le préfet d'Ille-et-Vilaine délivre à Mme D et à M. B un titre de séjour. Il y a lieu d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
10. Les motifs d'annulation des arrêtés préfectoraux en litige impliquent également qu'il soit mis fin aux signalements de Mme D et à M. B dans le système d'information Schengen procédant des interdictions de retour du 23 mai 2024 ci-dessus annulées. Il y a lieu d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de faire procéder à l'effacement du signalement Schengen de Mme D et de M. B dans un délai de deux mois, à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
11. Mme D et à M. B ont obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, leur avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à Me Semino, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 23 mai 2024 est annulé au titre de la requête n° 2406073.
Article 2 : L'arrêté du préfet d'Ille-et-Vilaine du 23 mai 2024 est annulé au titre de la requête n° 2406494.
Article 3 : Il est enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine de délivrer à Mme D et à M. B un titre de séjour dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Il est enjoint au préfet d'Ille-et-Vilaine de faire procéder à l'effacement du signalement Schengen de Mme D et de M. B dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 5 : L'État versera à Me Semino, avocat de Mme D et de M. B, la somme de 2 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Semino renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme C D, à M. A B, à Me Semino et au préfet d'Ille-et-Vilaine.
Délibéré après l'audience du 19 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Berthon, président,
Mme Thalabard, première conseillère,
Mme Pellerin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 janvier 2025.
La rapporteure,
signé
C. Pellerin
Le président,
signé
E. BerthonLa greffière d'audience,
signé
J. Jubault
La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Nos 2406073 et 2406494
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026