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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2406199

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2406199

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2406199
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantDERAMMELAERE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture et la remise d'un récépissé avec autorisation de travail dans le cadre de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le juge a relevé que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet du Morbihan avait reçu l'intéressé et lui avait remis une attestation de décision favorable, rendant sans objet ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte. M. A a été admis provisoirement à l'aide juridictionnelle, mais ses demandes de frais de justice ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 octobre 2024, M. B A, représenté par Me de Rammelaere, demande au juge des référés :

1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'enjoindre au préfet du Morbihan, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de lui fixer une date de rendez-vous qui doit intervenir dans un délai de sept jours, afin de se voir remettre un récépissé avec autorisation de travail de sa demande de titre de séjour en qualité de parent d'enfant français, et ce dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros hors taxes ou de 1 440 euros toutes taxes comprises au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense enregistré le 25 octobre 2024, le préfet du Morbihan conclut au non-lieu à statuer.

Par un mémoire enregistré le 28 octobre 2024, M. A conclut au non-lieu sur ses demandes d'injonction et déclare maintenir ses autres conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur l'aide juridictionnelle :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".

2. M. A justifiant avoir déposé le 15 octobre 2024 une demande d'aide juridictionnelle, il y a lieu, par suite, de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :

3. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d'un désistement ou constater un non-lieu.

4. Postérieurement à l'introduction de sa requête, les services de la préfecture du Morbihan ont reçu M. A le 25 octobre 2024 et lui ont remis, lors de ce rendez-vous, une attestation de décision favorable sur sa demande de titre de séjour. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées par le requérant aux fins d'injonction et d'astreinte tendant à se voir fixer un rendez-vous et à ce que lui soit remis un récépissé avec autorisation de travail de sa demande de titre de séjour.

Sur les frais liés au litige :

5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. A tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte de la requête de M. A.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.

Copie en sera transmise pour information au préfet du Morbihan.

Fait à Rennes, le 31 octobre 2024.

Le juge des référés,

signé

F. Plumerault

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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