vendredi 29 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2406679 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | DERAMMELAERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 novembre 2024, Mme L K, représentée par Me de Rammelaere, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de l'arrêté du 5 octobre 2024 par lequel le préfet du Morbihan a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;
3°) d'enjoindre au préfet du Morbihan de procéder à un nouvel examen de sa situation et de lui délivrer un récépissé ou une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans cette attente, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros hors taxes sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite : elle est présumée s'agissant du refus de renouvellement d'un titre de séjour et la décision a entrainé la suspension de son contrat de travail à durée indéterminée, ce qui place la famille dans une situation financière difficile ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- elle est entachée d'incompétence ;
- elle est insuffisamment motivée dès lors qu'elle ne justifie pas de l'existence d'un traitement approprié en Mongolie, du fait que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers son pays d'origine et a insuffisamment pris en compte sa vie privée et familiale ;
- elle a été prise à la suite d'une procédure irrégulière : en l'absence de communication de l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, il n'est pas possible de vérifier que cet avis a été rendu conformément aux dispositions des articles L. 425-9 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation, dès lors qu'elle comporte le nom d'une autre personne étrangère et il ressort de sa motivation que le préfet n'a pas pris en compte ses éléments d'intégration dans son analyse ;
- elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou est, à tout le moins, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation : il n'est pas justifié que la prise en charge de sa pathologie serait désormais possible en Mongolie ;
- elle méconnaît l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou est, à tout le moins, entachée d'une erreur d'appréciation : si elle n'a pas exécuté l'obligation de quitter le territoire français édictée à son encontre le 31 mai 2021, c'est en raison de la pandémie mondiale et de son état de santé et cette mesure d'éloignement a été abrogée par la délivrance d'un titre de séjour vie privée et familiale à compter du 11 octobre 2021 ; de plus, cet article est entré en vigueur au 28 janvier 2024 et ne peut s'appliquer à un arrêté portant obligation de quitter le territoire français datant de plus de trois ans ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est à tout le moins entachée d'une erreur d'appréciation eu égard à son insertion professionnelle, à l'intégration de sa famille et à la régularité du séjour de son compagnon ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation dans l'usage de son pouvoir discrétionnaire : le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour devrait être regardé comme tendant à une demande de renouvellement d'un titre de séjour " vie privée et familiale " quel qu'il soit et le préfet, qui avait connaissance de sa situation familiale, privée et professionnelle, aurait pu, au titre de son pouvoir discrétionnaire, lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et professionnelle : le couple a trois enfants scolarisés à charge, dont un enfant en bas âge, son conjoint a été admis exceptionnellement au séjour et la décision a pour effet de les placer en précarité financière et psychologique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 novembre 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite : la requérante s'est placée elle-même dans la situation qu'elle invoque, elle ne remplit plus les conditions pour se voir renouveler son titre de séjour pour raison de santé et rien ne s'oppose à ce qu'elle dépose une demande fondée sur le travail ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- le moyen tiré de l'incompétence de son signataire manque en droit ;
- elle est suffisamment motivée : elle comporte les considérations de droit et de fait en l'état des informations dont il disposait à cette date et s'il s'est approprié l'avis rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, il ne s'est pas senti en situation de compétence liée ;
- elle n'est pas entachée d'un défaut d'examen de la situation personnelle de Mme K : la mention qui y est faite du nom d'une autre personne est une simple erreur de plume ;
- la procédure suivie est régulière dès lors que l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a été rendu conformément aux dispositions législatives et réglementaires et que le médecin qui a établi le rapport médical n'a pas siégé au sein du collège qui a rendu l'avis ;
- les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'ont pas été méconnues : la requérante n'apporte aucun élément probant de nature à remettre en cause l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 30 août 2024 ;
- si l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut s'appliquer en l'espèce, la même décision aurait été prise en l'absence de mention de cette disposition ;
- elle ne porte aucune atteinte disproportionnée au respect de la vie privée et familiale de Mme K, alors que les documents dont elle se prévaut concernant sa situation professionnelle n'ont jamais été portés à sa connaissance ;
- il n'a commis aucune erreur manifeste d'appréciation dans l'usage de son pouvoir discrétionnaire, Mme K ayant sollicité le renouvellement de son titre de séjour pour raison de santé et non une demande de titre de séjour pour motif " vie privée et familiale " sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et il n'a pas examiné d'office son droit au séjour à ce titre ;
- aucune erreur manifeste d'appréciation n'a été commise au regard de la situation tant personnelle que professionnelle de Mme K.
Vu :
- la requête au fond n° 2406653, enregistrée le 11 novembre 2024 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 26 novembre 2024 :
- le rapport de Mme Plumerault,
- et les observations de Me de Rammelaere, représentant Mme K, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'elle développe, insiste sur la présomption d'urgence s'agissant d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour, expose que la requérante était bien dans les délais lorsqu'elle a formulé sa demande et que le préfet ne fait état d'aucune circonstance particulière pour faire échec à cette présomption d'urgence, soutient que l'arrêté de délégation produit ne permet pas de justifier de la compétence du signataire de la décision en litige dès lors que les pôles éloignement et séjour du bureau des étrangers et de la nationalité de la préfecture n'ont pas les mêmes attributions et qu'il n'est pas établi que les fonctionnaires titulaires des délégations aient été empêchés, souligne que la teneur de l'avis de l'Office français de l'immigration et de l'intégration repris à l'arrêté en litige est erroné de même que le nom de la requérante, insiste sur le fait que l'obligation de quitter le territoire édicté à l'encontre de Mme K en 2021 n'est plus dans l'ordonnancement juridique, fait valoir que les éléments de la situation professionnelle de cette dernière étaient nécessairement connus du préfet, dès lors qu'ils ont été produits dans le cadre de l'instruction de la demande d'admission exceptionnelle au séjour de son compagnon.
Le préfet du Morbihan n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme K, de nationalité mongole, née le 11 septembre 1990, est entrée sur le territoire français le 7 janvier 2020. Elle a bénéficié, à compter du 11 octobre 2021, d'un titre de séjour pour raison de santé, régulièrement renouvelé jusqu'au 4 octobre 2024. Le 24 juin 2024, elle en a sollicité le renouvellement. Par un arrêté du 5 octobre 2024, le préfet du Morbihan a refusé de faire droit à sa demande. Mme K demande la suspension de l'exécution de cet arrêté.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".
3. Mme K justifiant avoir déposé le 31 octobre 2024 une demande d'aide juridictionnelle, il y a lieu, par suite, de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
4. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
En ce qui concerne l'urgence :
5. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier et de motiver l'urgence compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence sera en principe constatée dans le cas d'un refus de renouvellement du titre de séjour, comme d'ailleurs d'un retrait de celui-ci. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.
6. En l'espèce, la décision ayant été prise sur une demande de renouvellement d'un titre de séjour pour raison de santé, Mme K peut se prévaloir d'une présomption d'urgence. Les éléments opposés par le préfet du Morbihan tenant au fait que l'état de santé de la requérante s'est amélioré et qu'il lui est désormais loisible de déposer une demande de titre de séjour fondée sur le travail, ne sont pas de nature à faire échec à cette présomption d'urgence. Par suite, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne les moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision :
7. En premier lieu, l'arrêté préfectoral en litige a été signé par Mme E C, cheffe du pôle éloignement et contentieux par interim. Si le préfet du Morbihan produit en défense un arrêté du 11 septembre 2024 portant délégation de signature, cet arrêté donne délégation, aux termes de son article 9, à Mme E C en cas d'absence cumulée de M. G J, de Mme I H et de Mme A F ou de Mme B D uniquement à l'effet de signer les actes relevant du pôle éloignement et contentieux et non les actes relevant du pôle séjour, dont relève la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté préfectoral en litige a été signé par une autorité administrative incompétente est propre, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à sa légalité.
8. En deuxième lieu, il ressort des termes de l'arrêté en litige que le préfet du Morbihan a commis une erreur en reprenant la teneur de l'avis émis le 30 août 2024 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration sur les conséquences d'un éventuel défaut de prise en charge médicale sur l'état de santé de Mme K et a mentionné une autre personne pour considérer qu'elle ne remplissait pas les conditions pour obtenir une carte de séjour en qualité d'étranger malade. Dans ces conditions, les moyens tirés de ce que la décision de refus de séjour opposée par le préfet du Morbihan à Mme K est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle sont également propres à créer un doute sérieux quant à sa légalité.
9. En revanche, aucun des autres moyens invoqués et analysés ci-dessus n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige. En particulier, aux termes d'un avis émis le 30 août 2024, le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a estimé que l'état de santé de Mme K nécessite une prise en charge médicale dont le défaut ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité et que, au vu des éléments du dossier et à la date de l'avis, son état de santé lui permettait de voyager sans risque vers son pays d'origine. Il ressort en outre des comptes-rendus médicaux produits, que si Mme K était suivie pour une hépatite B chronique avec sérologie delta positive, elle est désormais guérie concernant le virus Delta et ses bilans hépatiques sont normaux. Elle ne remplit, dès lors, plus les conditions posées à l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour la délivrance d'un tel titre de séjour. Par ailleurs, saisi d'une demande de titre de séjour présentée uniquement au titre de l'état de santé de l'étranger, le préfet n'est pas tenu d'examiner d'office si le demandeur est susceptible de se voir délivrer une autorisation de séjour à un autre titre. Dans le cas où le préfet se borne à rejeter une demande de titre de séjour présentée uniquement pour soins, sans examiner d'office d'autres motifs d'accorder un titre à l'intéressé, comme en l'espèce, ce dernier ne peut utilement soulever un moyen tiré de la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conditions d'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont réunies. Il y a lieu, par suite, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 5 octobre 2024 par lequel le préfet du Morbihan a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme K.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
11. La présente ordonnance, qui suspend les effets de la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour à Mme K implique nécessairement qu'il soit enjoint au préfet du Morbihan de réexaminer la situation de l'intéressée, dans un délai qu'il y a lieu de fixer à un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, et de lui délivrer, dans un délai de cinq jours à compter de cette même notification, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente de ce réexamen. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
12. Mme K ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et sous réserve de son admission définitive à l'aide juridictionnelle, son avocate peut se prévaloir des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros, à payer à Me De Rammelaere au titre des frais exposés à raison de la présente instance et non compris dans les dépens. Conformément aux dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, la perception de cette somme vaudra renonciation de cette avocate au versement de la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle qui aura été accordée à Mme K. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme K par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros lui sera versée.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme K est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution de l'arrêté du 5 octobre 2024 par lequel le préfet du Morbihan a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme K est suspendue.
Article 3 : Il est enjoint au préfet du Morbihan de réexaminer la demande de Mme K dans un délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance et de lui délivrer dans l'attente, dans un délai de cinq jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Article 4 : L'État versera à Me de Rammelaere la somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive de Mme K à l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme K par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros lui sera versée.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme L K, à Me de Rammelaere et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet du Morbihan.
Fait à Rennes, le 29 novembre 2024.
Le juge des référés,
signé
F. PlumeraultLa greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
N°2406679
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026