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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2406709

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2406709

mercredi 27 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2406709
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationEloignement urgent
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS LE STRAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 novembre 2024, M. D, représenté par Me Le Strat, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 5 novembre 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine lui fait obligation de quitter le territoire français sans délai, fixe le pays de destination et lui fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'arrêté du 5 novembre 2024 l'assignant à résidence ;

3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté est insuffisamment motivé ;

- l'arrêté méconnaît l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'ayant pas examiné son droit au séjour ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;

- l'arrêté, dans son ensemble, méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- il méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la décision de refus de délai de départ volontaire méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision d'interdiction de retour est entachée d'un défaut de procédure ;

- l'arrêté méconnaît l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- l'arrêté d'assignation à résidence est insuffisamment motivé ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen suffisant de sa situation ;

- l'arrêté d'assignation à résidence méconnaît l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 19 novembre 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.

Le préfet fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Gosselin, magistrat honoraire, pour exercer ses fonctions en application de l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Gosselin,

- les observations de Me Louis substituant Me Le Strat, représentant M. C, qui reprend ses écritures,

- les observations de M. B, représentant le préfet d'Ille-et-Vilaine.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

Sur l'aide juridictionnelle :

1. M. C justifiant avoir introduit une demande devant le bureau d'aide juridictionnelle, il y a lieu de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur la légalité de l'arrêté :

2. M. C, de nationalité gabonaise, est entré en France en fin 2018 pour suivre des études et a demandé le renouvellement de son titre de séjour sans toutefois fournir un dossier complet au soutien de cette demande. Constatant que l'intéressé s'était vu refuser le renouvellement de son titre de séjour, le préfet d'Ille-et-Vilaine pouvait légalement prendre, par décision du 5 novembre 2024 et sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une obligation de quitter le territoire français et fixer le pays de destination de M. C.

3. L'arrêté vise notamment le 3° de l'article L. 611-1 et les articles, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6, 612-10 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet a fait application et mentionne la situation administrative et personnelle de l'intéressé, notamment sa demande de renouvellement de son titre de séjour étudiant et le caractère incomplet de cette demande qui a été clôturée. Le préfet indique que l'intéressé présente un risque de fuite du fait de son maintien en situation irrégulière et l'absence de garantie de représentation justifiant l'absence de délai de départ. Il indique également le caractère récent de son séjour, l'absence de lien avec la France, l'absence de précédente obligation de quitter le territoire français, l'absence de menace à l'ordre public et l'absence de circonstance humanitaire. Le préfet mentionne enfin que M. C n'établit pas encourir de risque personnel en cas de retour dans son pays d'origine. L'arrêté, dans son ensemble, comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation doit donc être écarté.

4. L'arrêté d'assignation à résidence vise les articles L. 731-1, L. 733-1, L. 733-2 et L. 733-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet a fait application et mentionne la situation administrative et personnelle de l'intéressé, notamment l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet et dont le délai d'exécution n'a pas été accordé, la perspective raisonnable de son départ. Le préfet indique également les modalités de l'assignation et du pointage. L'arrêté comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation doit donc être écarté.

5. Une telle motivation et l'ensemble des considérants des arrêtés permettent de vérifier que le préfet, qui a notamment pris en compte la situation de l'intéressé au regard de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, a procédé à un examen suffisant de la situation de M. C sans avoir à préciser pourquoi il ne retenait pas la réalité des attaches familiales revendiquées par l'intéressé.

6. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est () édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. () ".

7. Il résulte de la lecture même de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français que le préfet a pris en compte la durée de la présence en France de M. C et la nature de ses liens avec la France et a examiné si sa situation lui ouvrait droit au séjour. Il a donc examiné, contrairement à ce que soutient l'intéressé, l'ensemble des critères prévus, en l'absence de toute considération humanitaire. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.

8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

9. Il ressort des pièces du dossier que M. C est présent en France depuis fin 2018 mais n'y a séjourné que pour y suivre ses études. Il est célibataire et s'il indique avoir une relation avec une ressortissante française, il n'établit ni l'ancienneté ni l'intensité de cette attache qui a d'ailleurs été tissée alors qu'il se trouvait irrégulièrement en France et ne pouvait ignorer la précarité qui en découlait. Cette situation créée alors que le requérant se trouvait en situation irrégulière sur le territoire français ne saurait donc être déterminante. S'il indique que son frère est présent en France pour y suivre ses études, cette attache reste ponctuelle dans le temps dès lors que ce frère a également vocation à repartir dans son pays à l'issue de ses études. Il n'établit pas ne plus avoir d'attaches dans son pays d'origine où il a résidé l'essentiel de sa vie et où résident ses parents et sa fratrie. Dans ces conditions, même si l'intéressé produit de multiples attestations de soutien vantant ses mérites, rédigées pour les besoins de la cause en vue de la régularisation de sa situation, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris l'arrêté attaqué. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, pour l'ensemble des décisions, être écarté.

10. Pour les mêmes motifs, et même s'il bénéficie d'aide de bénévoles pour ses démarches administratives, le préfet n'a pas entaché son arrêté d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle.

11. M. C qui n'établit pas être père d'un enfant ne peut utilement se prévaloir des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant pour contester les arrêtés attaqués.

12. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / ()3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () ".

13. Il ressort des pièces du dossier que M. C n'a pas donné suite à sa demande de renouvellement de titre de séjour en ne fournissant pas les documents qui lui étaient demandés. Il n'a pas présenté ses documents de voyage et n'a d'ailleurs pas respecté les termes de l'assignation à résidence en présentant ces documents à l'autorité de police. Il pouvait donc, même s'il indique bénéficier d'un hébergement et ne pas vouloir se soustraire à la mesure, être regardé comme présentant un risque de soustraction à la mesure d'éloignement au titre des 3° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-2 doit être écarté.

14. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

15. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que, dans l'examen des liens personnels et familiaux de l'intéressé pour l'analyse que le préfet a mené au titre de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le préfet a mentionné l'absence de liens en France, l'intéressé étant célibataire et sans lien familiaux en France, et l'existence de liens dans le pays d'origine où résident ses parents et sa fratrie. Contrairement à ce que soutient M. C, il n'a donc pas ajouté illégalement une condition d'exclusivité des liens en France dans l'examen de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Si, par contre, le préfet a noté au titre de l'interdiction de retour que les liens revendiqués de M. A en France n'étaient pas exclusifs de ceux conservés dans son pays d'origine, cette remarque est superfétatoire dès lors que l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne concerne que les liens avec la France. Dans ces conditions, la remarque du préfet est sans influence sur la légalité de l'arrêté attaqué. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit donc être écarté.

16. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. () ".

17. Il ressort des pièces du dossier que M. C, qui ne fait état d'aucune circonstance humanitaire, est entré en France pour y suivre des études qu'il a abandonnées et, s'il fait état de la présence en France de sa compagne, il n'établit pas l'existence de liens particuliers en France, même s'il fait état de multiples témoignages de soutien. Dans ces conditions, même si l'intéressé n'a pas déjà fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et ne représente pas une menace pour l'ordre public, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit en prenant la mesure ni d'erreur manifeste d'appréciation en fixant à un an la durée de cette interdiction de retour.

18. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".

19. Il ressort enfin des pièces des dossiers que le préfet a saisi les autorités gabonaises en vue de la réadmission de M. C dans son pays d'origine et l'intéressé n'apporte aucun élément susceptible d'établir que son éloignement ne serait pas une perspective raisonnable. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

20. Il ressort des pièces du dossier et n'est pas contesté par le préfet que M. C est hébergé par un ami à Rennes depuis janvier 2023 comme il l'a déclaré durant son audition. Il pouvait donc être assigné à résidence à cette adresse, même s'il n'a pas présenté ses documents de voyage. M. C est donc fondé à soutenir que l'arrêté d'assignation à résidence est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en tant qu'il fixe la Guerche-de-Bretagne comme lieu de résidence. Par ailleurs, en se bornant à indiquer que la fréquence de présentation devant les forces de police est excessive et porte atteinte à la liberté d'aller et venir sans faire état de circonstances propres à sa situation personnelle et alors qu'il ne respecte pas l'assignation dont il revendique pourtant le respect, M. C n'établit pas que les autres modalités de l'assignation présenteraient un caractère disproportionné au regard de l'objectif poursuivi par la mesure et seraient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.

21. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 5 novembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français et seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté d'assignation à résidence en tant qu'il fixe la Guerche-de-Bretagne comme lieu de résidence.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

22. Il y a seulement lieu d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de procéder au réexamen du lieu de résidence de M. C, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte. Le surplus des conclusions d'injonction est rejeté.

Sur les frais liés au litige :

23. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. C présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : M. C est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : L'arrêté du 5 novembre 2024 du préfet d'Ille-et-Vilaine portant assignation à résidence de M. C est annulé seulement en tant qu'il fixe la Guerche-de-Bretagne comme lieu de résidence de l'assignation à résidence.

Article 3 : Le surplus de la requête de M. C est rejeté.

Article 4 : Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. D et au préfet d'Ille-et-Vilaine.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 novembre 2024.

Le magistrat désigné,

Signé

O. GosselinLa greffière,

Signé

E. Douillard

La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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