vendredi 13 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2407003 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BEGUIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 27 novembre et 11 décembre 2024, Mme D B, représentée par Me C, demande au juge des référés :
1°) de suspendre, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du préfet du Morbihan du 26 août 2024 portant refus de renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour et clôture de sa demande ;
2°) d'enjoindre au préfet du Morbihan, à titre principal, de lui délivrer un récépissé assorti d'une autorisation de travail et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande, en toute hypothèse dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- la requête est recevable, dès lors qu'elle est dirigée contre un acte décisoire lui faisant grief ; elle a été dotée de récépissés régulièrement renouvelés, ce qui atteste de la complétude de son dossier ; elle a transmis un justificatif d'état civil recevable et le préfet du Morbihan ne peut, pour les besoins de la cause, opposer après trois ans d'instruction, l'incomplétude de son dossier ;
- la condition tenant à l'urgence est satisfaite, dès lors que la décision en litige préjudicie de manière grave et immédiate à sa situation personnelle et professionnelle :
* elle n'a pas tardé à saisir le juge des référés ;
* elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'ascendant de mineur placé sous protection internationale, sur le fondement des dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* elle dispose de récépissés régulièrement renouvelés depuis décembre 2022 et a réalisé une formation ainsi que trouvé un emploi ;
* la décision en litige lui a fait perdre son emploi et les revenus afférents, nécessaires à ce qu'elle subvienne aux besoins de son foyer, dont les charges incompressibles ne sont pas couvertes par le seul salaire de son époux ;
* elle ne peut s'inscrire à France Travail, compte tenu de sa situation administrative ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision en litige, dès lors que :
* elle est entachée d'incompétence ;
* elle est entachée d'un défaut de motivation ;
* elle procède d'un défaut d'examen de sa situation ; la préfecture ne précise pas les pièces qui seraient manquantes pour l'instruction de son dossier ; le préfet du Morbihan n'a manifestement pas pris en considération les documents d'état civil qu'elle a transmis au printemps 2024 ;
* elle méconnaît les dispositions des articles R. 431-12 et R. 431-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; elle a systématiquement donné suite aux demandes de pièces et documents complémentaires que la préfecture a demandés ; son dossier a toujours été considéré comme complet, raison pour laquelle des récépissés lui étaient régulièrement délivrés ;
* la clôture de son dossier est fondée sur des analyses du service de la fraude documentaire de la direction zonale de la police aux frontières qui sont erronées ; les actes qu'elle a transmis pour justifier de son état civil sont conformes aux exigences de l'article 47 du code civil ainsi qu'à la convention de La Haye et la jurisprudence de la Cour de cassation sur la légalisation ; les irrégularités relevées ne sont pas de nature à ôter leur valeur probante aux actes en cause ; ces irrégularités sont écartées par la jurisprudence tant administrative que judiciaire ; les dispositions de l'article 179 du code civil guinéen ne s'appliquent pas aux jugements supplétifs ; la mention des dates en chiffres et non en lettres n'a pas d'incidence ; il en est de même des dispositions de son article 196 ; les jugements supplétifs sont exécutoires sur minute, sans qu'il soit nécessaire qu'ils soient revêtus de la formule exécutoire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 décembre 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable, dès lors que la décision de classement sans suite d'un dossier de demande de titre de séjour pour incomplétude ne constitue pas une décision faisant grief ; le dossier de demande de Mme B était toujours incomplet le 26 août 2024, malgré de multiples demandes de pièces complémentaires, tendant à la transmission d'un justificatif d'état civil ;
- la condition tenant à l'urgence n'est pas satisfaite ; Mme B s'est abstenue de transmettre les documents d'état civil requis ; elle a attendu trois mois pour saisir le juge des référés.
Vu :
- la requête au fond n° 2406477, enregistrée le 29 octobre 2024 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Thielen, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 12 décembre 2024 :
- le rapport de Mme Thielen ;
- les observations de Me Delagne, substituant M. C, représentant Mme B, qui conclut aux mêmes fins que les écritures, par les mêmes moyens qu'il développe ;
- les observations de M. A, représentant le préfet du Morbihan, qui persiste dans ses conclusions écrites, par les mêmes moyens et arguments, et fait notamment valoir qu'un classement sans suite précède en principe une décision de refus de titre, qui devrait être édictée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D B, ressortissante guinéenne née le 2 mai 1999, est arrivée en France le 15 août 2018 accompagnée de sa fille, née le 28 décembre 2015, qui s'est vu reconnaître la qualité de réfugiée par décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 31 janvier 2020. Elle a sollicité, le 16 avril 2021, la délivrance d'une carte de résident en qualité d'ascendant de mineur, sur le fondement des dispositions de l'article L. 314-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais recodifié à son article L. 424-3, et s'est vu délivrer, à compter du 10 novembre 2021, un récépissé l'autorisant à travailler, régulièrement renouvelé. Par courriel du 26 août 2024, Mme B a toutefois été informée de ce que sa demande de renouvellement de son récépissé, déposée le 20 août 2024, était classée sans suite. Mme B a saisi le tribunal d'un recours en annulation contre cette décision et, dans l'attente du jugement au fond, demande au juge des référés d'en suspendre l'exécution.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Mme B présente des conclusions au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et il y a par suite lieu de l'admettre Mme B provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins de suspension :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne la recevabilité de la requête en annulation :
4. Aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance ou le renouvellement du titre de séjour à un étranger est subordonné à la collecte, lors de la présentation de sa demande, des informations le concernant qui doivent être mentionnées sur le titre de séjour selon le modèle prévu à l'article R. 431-1, ainsi qu'au relevé d'images numérisées de sa photographie et, sauf impossibilité physique, des empreintes digitales de ses dix doigts aux fins d'enregistrement dans le traitement automatisé mentionné à l'article R. 142-11 ". Aux termes de son article R. 431-10 : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : / 1° Les documents justifiant de son état civil ; / 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; / 3° Les documents justifiant de l'état civil et de la nationalité de son conjoint, de ses enfants et de ses parents lorsqu'il sollicite la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour pour motif familial. / La délivrance du premier récépissé et l'intervention de la décision relative au titre de séjour sollicité sont subordonnées à la production de ces documents. / Lorsque la demande de titre de séjour est introduite en application de l'article L. 431-2, le demandeur peut être autorisé à déposer son dossier sans présentation de ces documents ". Aux termes de son article R. 431-11 : " L'étranger qui sollicite la délivrance d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande les pièces justificatives dont la liste est fixée par arrêté annexé au présent code ". Aux termes de son article R. 431-12 : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande. / Le récépissé n'est pas remis au demandeur d'asile titulaire d'une attestation de demande d'asile ".
5. Que le dépôt du dossier de demande de titre de séjour se fasse à l'occasion d'une comparution personnelle de l'intéressé au guichet ou qu'il se fasse par voie postale ou encore par voie dématérialisée dans les cas prescrits pour certaines catégories de titre de séjour, la réception du dossier complet, c'est-à-dire dans lequel figurent les seules pièces exigées par les articles R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, implique que l'administration enregistre cette demande et délivre immédiatement à l'étranger le récépissé prévu à l'article R. 431-12 de ce code valant autorisation provisoire de séjour pendant la durée de l'instruction de sa demande. Une décision refusant d'enregistrer une demande de délivrance ou de renouvellement d'un titre de séjour, à l'appui de laquelle est présenté un dossier incomplet, et de délivrer en conséquence un récépissé, ne constitue ni une décision portant refus de délivrance du titre de séjour sollicité, ni même une décision faisant grief susceptible d'être déférée au juge de l'excès de pouvoir. En revanche, hormis le cas de demandes présentant un caractère abusif ou dilatoire, un refus d'enregistrement suite à la réception d'un dossier réputé complet constitue une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. Il en est de même des refus de renouvellement de récépissé en cours d'instruction du dossier.
6. Le préfet du Morbihan fait en l'espèce valoir que Mme B ayant successivement joint à l'appui de sa demande de carte de résident différents actes d'état civil déclarés irréguliers après analyse du service de la fraude documentaire de la direction zonale de la police aux frontières et n'ayant pas donné suite à la dernière demande de transmission d'un acte de naissance légalisé, son dossier de demande de délivrance d'une carte de résident est resté incomplet, de sorte que la décision de classement sans suite en litige ne fait pas grief et n'est, par suite, pas susceptible de recours contentieux.
7. S'il est constant qu'il appartient à l'autorité préfectorale saisie d'une demande d'admission au séjour de procéder à toutes vérifications qu'il estime utiles auprès des services compétents pour contrôler que les actes d'état civil et documents d'identité ainsi produits par le ressortissant étranger ne sont pas irréguliers, falsifiés ou que les faits qui y sont déclarés correspondent à la réalité, cette procédure de vérification ne peut être menée que dans le cadre et au cours de l'instruction de la demande d'admission au séjour. À cet égard, dès lors que le demandeur joint à sa demande les pièces requises et listées par les dispositions de l'article R. 431-10 précitées du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que son annexe 10, son dossier doit être considéré comme complet, enregistré et mis à l'instruction par le service compétent, l'éventuelle irrégularité des documents en cause constituant un motif possible de refus d'admission au séjour, mais non une cause d'incomplétude du dossier de demande. En toute hypothèse, le dossier de demande d'admission au séjour de Mme B, déposé le 16 avril 2021, a été enregistré et mis à l'instruction au plus tard le 10 novembre 2021, date de délivrance de son premier récépissé. Il est par suite réputé complet. La décision de classement sans suite de la demande de Mme B de renouvellement de son récépissé, qui ne saurait être qualifiée de refus d'enregistrement d'un dossier incomplet ni être requalifiée en décision de refus d'admission au séjour - décision qu'il appartient au préfet du Morbihan d'édicter, s'il s'y croit fondé, et qu'il appartiendra le cas échéant à Mme B de déférer au contentieux - emporte refus de renouvellement de son récépissé et constitue ainsi une décision administrative défavorable et faisant grief, susceptible de recours contentieux. La fin de non-recevoir opposée par le préfet du Morbihan ne peut, par suite, qu'être écartée.
En ce qui concerne l'urgence :
8. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
9. Le refus de renouvellement du récépissé de Mme B opposé par le préfet du Morbihan a pour objet et effet de la placer dans une situation de précarité administrative sans que l'autorité compétente n'ait pour autant formalisé de refus d'admission au séjour, après trois années placées en situation régulière, sous autorisation provisoire de séjour. Il ressort par ailleurs des pièces du dossier que Mme B a perdu son emploi et ne peut plus travailler et que les revenus de son époux ne suffisent pas à couvrir les charges fixes et courantes de leur foyer ni à subvenir aux besoins de leur fille. Dans ces circonstances, Mme B justifie que la décision en litige affecte suffisamment gravement et immédiatement sa situation personnelle, professionnelle et financière pour que la condition tenant à l'urgence soit regardée comme satisfaite.
En ce qui concerne le doute sérieux quant à la légalité de la décision :
10. Il résulte de dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile citée au point 4 qu'en dehors du cas d'une demande à caractère abusif ou dilatoire, l'étranger qui sollicite la délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour a le droit, s'il a été admis à déposer un dossier de demande et s'il a déposé un dossier complet, d'obtenir, dès cet instant et durant toute l'instruction de son dossier, un récépissé de sa demande qui vaut autorisation provisoire de séjour, ainsi qu'autorisation de travail dans les cas listés aux termes de l'article R. 431-14 du même code.
11. Ainsi qu'il a été dit au point 7, le dossier de demande de délivrance d'une carte de résident présenté par Mme B doit être regardé comme complet. Il n'est pas allégué par le préfet du Morbihan que la demande présentée serait abusive ou dilatoire. Dans ces circonstances, le préfet du Morbihan était tenu de renouveler le récépissé de Mme B jusqu'à la formalisation d'une décision statuant sur sa demande d'admission au séjour, sans pouvoir procéder à un simple classement sans suite de sa demande, portant bien, dans le présent litige, sur un renouvellement de son récépissé. Le moyen tiré de ce que la décision en litige méconnaît les dispositions de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile apparaît propre, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à sa légalité.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les deux conditions d'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont satisfaites. Il y a par suite lieu de suspendre l'exécution de la décision du préfet du Morbihan du 26 août 2024 portant refus de renouvellement du récépissé de Mme B, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité par une formation collégiale du tribunal.
Sur les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte :
13. La présente ordonnance implique qu'il soit enjoint au préfet du Morbihan de renouveler le récépissé de Mme B, assorti d'une autorisation de travail, dans un délai de huit jours à compter de sa notification. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés au litige :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, à verser à Me C, avocate de Mme B, dans les conditions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme B est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : L'exécution de la décision du préfet du Morbihan du 26 août 2024 portant refus de renouvellement du récépissé de Mme B est suspendue, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité par une formation collégiale du tribunal.
Article 3 : Il est enjoint au préfet du Morbihan de renouveler le récépissé de Mme B en l'assortissant d'une autorisation de travail, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 4 : L'État versera à Me C, avocate de Mme B, la somme de 1 000 euros dans les conditions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D B, à Me C et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera transmise pour information au préfet du Morbihan.
Fait à Rennes, le 13 décembre 2024.
Le juge des référés,
signé
O. ThielenLa greffière,
signé
E. Douillard
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026