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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2407376

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2407376

jeudi 27 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2407376
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantBERTHET-LE FLOCH

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 12 décembre 2024, Mme A D, représentée par Me Flora Berthet-Le Foch, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 avril 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine lui refuse la délivrance d'un titre de séjour, l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixe le pays de destination et lui fait interdiction de retour en France pendant un an ;

2°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale ", dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans le même délai, et de lui remettre, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail ;

3°) de mettre à la charge de l'État le versement au profit de son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- S'agissant de la décision portant refus de titre de séjour :

- elle a été signée par une autorité dont il n'est pas établi qu'elle disposait d'une délégation de signature ;

- le préfet a méconnu les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la circonstance qu'elle a fixé en France le centre de ses attaches familiales ;

- les dispositions de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peuvent lui être opposées, puisqu'elle a été mise en possession de récépissés de titre de séjour durant les deux dernières années ;

- S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :

- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce qu'elle porte une atteinte manifestement disproportionnée à sa vie privée et familiale ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant ;

- S'agissant de la décision fixant le pays de destination :

- les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français étant illégales, la décision fixant le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office se trouve privée de base légale ;

- S'agissant de la décision portant interdiction de retour en France :

- la décision est insuffisamment motivée et ne comporte pas un examen personnel de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 janvier 2025, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par Mme D n'est fondé.

Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n°2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Thalabard a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, ressortissante géorgienne, née le 6 octobre 1977 à Kazbegi (Géorgie), est entrée irrégulièrement en France le 31 mars 2016. La demande d'asile présentée par l'intéressée peu après son arrivée sur le territoire français a été définitivement rejetée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile du 9 novembre 2018. En conséquence, Mme D s'est vue notifier un arrêté préfectoral du 13 janvier 2021 l'obligeant à quitter le territoire français, auquel elle n'a pas déféré. Le 17 mars 2022, elle a sollicité son admission au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article L. 435-1 de ce code. Par la présente requête, elle demande l'annulation de l'arrêté du 22 avril 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine lui refuse la délivrance d'un titre de séjour, l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixe le pays de destination et lui fait interdiction d'un retour en France pendant un an.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, Mme C B, directrice des étrangers en France de la préfecture d'Ille-et-Vilaine, a reçu, par arrêté préfectoral du 25 mars 2024, régulièrement publié, délégation de signature aux fins de signer la décision contestée. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision doit être écarté.

3. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

4. D'autre part, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". L'article R. 423-5 du même code, dans sa version en vigueur à la date de la décision contestée, précise que : " Pour l'application de l'article L. 423-23, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de la vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier : /1° La réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France ; / 2° La justification de ses attaches familiales dans son pays d'origine ; / 3° La justification de ses conditions d'existence en France ; / 4° La justification de son insertion dans la société française appréciée notamment au regard de sa connaissance des valeurs de la République. ".

5. Mme D fait valoir qu'elle réside sur le territoire français depuis 2016 et que sa fille, née en France et âgée de huit ans, y est scolarisée. Elle soutient que le centre de ses attaches familiales se trouve désormais sur le territoire français. Toutefois, les seules pièces produites attestant de sa participation bénévole à l'activité de distribution de l'association Cœurs Résistants, de son inscription dans un atelier d'apprentissage de la langue française ainsi que d'amitiés nouées sont insuffisantes pour établir l'intensité des liens personnels et sociaux noués sur le territoire français. La seule circonstance que la fille de la requérante a effectué toute sa scolarité en France, depuis l'école maternelle jusqu'à l'école élémentaire, ne saurait suffire à considérer que le centre des intérêts de la famille se situe désormais sur le territoire français. Enfin, en se bornant à faire état d'une relation de couple, depuis juillet 2021, avec un ressortissant étranger en situation régulière, sans autre précision, Mme D ne justifie pas davantage de l'intensité, de l'ancienneté et de la stabilité des liens noués sur le territoire français. Il ressort, en outre, des pièces du dossier que la requérante n'est pas dépourvue d'attaches personnelles dans son pays d'origine, puisqu'y résident sa fille aînée, ses parents et son frère. Ainsi, au regard de ces éléments, la décision par laquelle le préfet d'Ille-et-Vilaine a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme D n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le préfet n'a méconnu ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'a pas davantage commis une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur la situation personnelle de Mme D.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa version applicable au litige : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1.() ".

7. Au regard des éléments produits par Mme D et déjà analysés aux points précédents, le préfet d'Ille-et-Vilaine a constaté à bon droit que celle-ci ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires de nature à permettre son admission exceptionnelle au séjour. Par suite, Mme D n'est pas fondée à soutenir que le préfet d'Ille-et-Vilaine aurait commis une erreur de droit ou une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

8. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance ou le renouvellement d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle peut, par une décision motivée, être refusé à tout étranger : / 1° N'ayant pas satisfait à l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français dans les formes et les délais prescrits par l'autorité administrative ; () ".

9. Mme D ne conteste pas avoir été destinataire d'un arrêté du 13 janvier 2021 l'obligeant à quitter le territoire français. Elle ne soutient pas avoir exécuté cette mesure d'éloignement dans les délais impartis. Dans ces conditions, elle ne saurait soutenir, au seul motif que des récépissés de titre de séjour lui ont été remis le temps de l'instruction de la demande de titre de séjour qu'elle a déposée le 17 mars 2022, que le préfet d'Ille-et-Vilaine ne pouvait également fonder la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour sur les dispositions précitées de l'article L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'erreur de droit dans l'application de ces dispositions doit ainsi être écarté.

10. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Mme D à fin d'annulation de la décision du préfet d'Ille-et-Vilaine refusant de lui délivrer un titre de séjour doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux développés au point 5.

12. En second lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

13. Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Toutefois, la seule circonstance que le préfet a refusé la délivrance d'un titre de séjour à Mme D n'est pas de nature à faire obstacle à ce que la cellule familiale soit transférée hors de France dès lors que la requérante indique vivre seule avec son enfant, qui n'a pas été reconnu par son père. Ainsi, la mesure d'éloignement contestée n'implique aucune séparation entre la requérante et son enfant. Au demeurant, la requérante ne fait état d'aucun obstacle à ce que sa fille poursuive sa scolarité en Géorgie. En conséquence, Mme D n'est pas fondée à soutenir que le préfet d'Ille-et-Vilaine n'aurait pas tenu compte de l'intérêt supérieur de son enfant au sens des stipulations précitées de la convention internationale des droits de l'enfant.

14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Mme D tendant à l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

15. Ainsi qu'il a été dit précédemment, Mme D ne démontrant pas l'illégalité des décisions par lesquelles le préfet a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français, elle n'est pas fondée à se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision fixant le pays de destination. Par suite, le moyen tiré d'une telle exception d'illégalité doit être écarté.

16. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Mme D tendant à l'annulation de la décision fixant le pays de destination doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour en France :

17. En premier lieu, la décision par laquelle le préfet fait interdiction à la requérante de retourner sur le territoire français pendant un an, qui cite les textes applicables et se réfère aux éléments propres à sa situation, notamment à sa situation personnelle et familiale, énonce de manière suffisamment précise les considérations de fait et de droit sur lesquelles elle se fonde. Dès lors, le moyen tiré d'un défaut de motivation doit être écarté.

18. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de la décision litigieuse ni des autres pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de Mme D avant de prendre cette décision d'interdiction de retour sur le territoire français.

19. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Selon l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 (). ".

20. Il ressort des pièces du dossier, et ainsi qu'il a été dit précédemment, que Mme D n'établit pas avoir noué des liens d'une particulière intensité sur le territoire français. En outre, il est constant qu'elle n'a pas exécuté la précédente mesure d'éloignement qui lui a été notifiée. La seule circonstance de la durée de sa présence sur le territoire français, à raison principalement des délais d'instruction de ses demandes de titre de séjour, ainsi que de la scolarisation de sa fille ne saurait caractériser une erreur d'appréciation du préfet quant au principe et à la durée de cette mesure d'interdiction. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.

21. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Mme D tendant à l'annulation de la décision lui faisant interdiction de retour en France pendant un an doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

22. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté préfectoral contesté, n'implique aucune mesure particulière d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme D ne peuvent dès lors être accueillies.

Sur les frais liés au litige :

23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas dans la présente instance, la partie perdante, la somme que Mme D demande au titre des dépenses exposées et non comprises dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D et au préfet d'Ille-et-Vilaine.

Délibéré après l'audience du 13 février 2025, à laquelle siégeaient :

M. Berthon, président,

Mme Thalabard, première conseillère,

Mme Pellerin, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2025.

La rapporteure,

signé

M. Thalabard

Le président,

signé

E. BerthonLa greffière d'audience,

signé

J. Jubault

La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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