vendredi 20 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2407396 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | JEANMOUGIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 décembre 2024, M. B A, alors détenu à la maison d'arrêt de Vannes (Morbihan), demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 novembre 2024 par lequel le préfet du Morbihan l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Par un mémoire, enregistré le 17 décembre 2024, M. A, représenté par Me Jeanmougin, conclut aux mêmes fins que précédemment, et en outre demande au tribunal :
- d'enjoindre au préfet du Morbihan, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale ", ou à titre subsidiaire de procéder, dans un délai de deux mois, au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans un délai de huit jours, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
- de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son avocat sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il n'a pas été informé des voies et délais de recours ; sa requête n'est donc pas tardive et est recevable ;
- l'arrêté est entaché d'un vice d'incompétence ;
- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure en raison de la méconnaissance de son droit d'être entendu et de présenter des observations préalablement à l'édiction de la mesure tel qu'il résulte de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et d'un principe général du droit de l'Union européenne ;
- s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
* elle est entachée d'erreur de droit dès lors qu'il n'a pas été statué sur sa demande de renouvellement de son titre de séjour ;
* elle méconnait les dispositions de l'article L. 423-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
* elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation, elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision de refus de délai de départ volontaire et la décision fixant le pays de renvoi sont illégales en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- s'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français pendant un an :
* elle doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ;
* elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation, méconnait les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 8 de convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 décembre 2024, le préfet du Morbihan conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est tardive et donc irrecevable ;
- le moyen d'incompétence n'est pas fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bouju, premier conseiller, pour statuer sur les recours prévus par les dispositions des articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'heure de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bouju ;
- les observations de Me Jeanmougin, avocat commis d'office représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que précédemment, développe les moyens invoqués dans les écritures, et soutient, en outre, que les décisions attaquées sont illégales en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour opposé sans avoir préalablement consulté la commission du refus de titre de séjour ;
- les observations de M. C, représentant le préfet du Finistère, qui développe ses écritures et précise que la présence sur le territoire de M. A constitue une menace pour l'ordre public au regard des condamnations dont il a fait l'objet, que M. A ne justifie pas du versement régulier d'une pension alimentaire à la mère de ses enfants, que sa qualité de père d'enfants français n'interdit pas qu'il fasse l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ;
- et les explications de M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissant sénégalais né le 15 novembre 1988, M. B A est régulièrement entré en France le 12 décembre 2012. Père de deux enfants français nés en 2016 et 2017, il a bénéficié, à ce titre, d'autorisations de séjour renouvelés du 12 avril 2016 au 11 avril 2023. Le 9 avril 2024, il a sollicité le renouvellement d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Alors qu'il était détenu à la maison d'arrêt de Vannes, le préfet du Morbihan, par l'arrêté attaqué du 5 novembre 2024, lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pendant un an.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. M. A présente des conclusions au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Il y a lieu de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur la fin de non-recevoir soulevée en défense :
3. Aux termes de l'article L. 614-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 614-1, lorsque l'étranger est détenu, la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1. " Aux termes de l'article L. 921-1 du même code : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision (). " Aux termes de l'article R. 421-5 du code de justice administrative : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
4. En premier lieu, il ressort du document relatif aux voies et délai de recours annexé à l'arrêté litigieux que celui-ci comporte la mention en gras : " Si vous êtes détenu, vous avez la possibilité de déposer votre requête, dans un délai de sept (7) jours, auprès du chef de l'établissement pénitentiaire dans lequel vous êtes détenu ". Toutefois, le paragraphe qui précède cette mention, indique qu'un recours contentieux contre l'arrêté litigieux peut être exercé devant le tribunal administratif de Rennes dans le délai d'un mois, notamment via le dépôt d'une requête auprès du chef de l'établissement pénitentiaire.
5. En second lieu, M. A ne conteste pas avoir refusé de signer le document de notification qui lui a été présenté le 7 novembre 2024, alors qu'il était incarcéré à la maison d'arrêt de Vannes. En revanche, il conteste la mention selon laquelle il aurait lu et pris copie de l'arrêté et des documents d'information relatifs aux voies et délais de recours. Tant dans ses écritures qu'à l'audience, M. A soutient qu'il n'a pas pu lire l'arrêté litigieux et les documents relatifs à sa notification et en obtenir copie, précisant s'être ensuite rapproché de son conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation pour obtenir des informations quant aux démarches envisageables et avoir obtenu de celui-ci l'information qu'il disposait d'un délai de trente jours pour former un recours contre l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre. Il a encore précisé, lors de l'audience, avoir introduit sa requête sans pouvoir y joindre l'arrêté contesté dont il n'avait pas reçu copie, arrêté qui a été produit en cours d'instance par le préfet à la demande du tribunal.
6. Dans ces conditions, compte-tenu, d'une part du caractère ambigu des mentions relatives au délai de recours figurant dans la notification de la décision attaquée, d'autre part des circonstances, relatées de manière précise et concordante par le requérant dans ses écritures et à l'audience, dans lesquelles lui a été notifié l'arrêté litigieux au cours de sa détention, M. A ne peut être regardé comme ayant été informé, de manière claire et précise, du délai de recours dans lequel il pouvait contester l'arrêté litigieux. Par suite, le délai de recours contentieux de sept jours prévus par l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne lui est pas opposable et la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête doit être écartée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
7. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () "
8. Aux termes de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ". " Aux termes de l'article L. 423-7 du même code : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. " Enfin, l'article L. 432-13 du même code prévoit que : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles () L. 423-7() à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ".
9. Il ressort de la lecture de l'arrêté attaqué, qui vise le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qui fait état, dans ses motifs, de la demande de titre de séjour présentée, le 9 avril 2024, par M. A sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que le préfet du Morbihan a fondé l'obligation de quitter le territoire litigieuse sur la décision implicite refusant de faire droit à sa demande de titre séjour.
10. Il ressort des pièces du dossier et des débats à l'audience publique que M. A, qui, suite à son divorce, a conservé l'exercice de l'autorité parentale à l'égard de ses deux enfants ainsi qu'un droit de visite et d'hébergement, a toujours maintenu un lien affectif et contribué à l'entretien et l'éducation de ses enfants. Lors de l'audience, il a indiqué avoir produit, à l'appui de sa demande de titre de séjour, une attestation en ce sens établie par la mère des enfants, ce que le représentant du préfet n'a pas été en mesure d'infirmer. Il a également produit plusieurs dessins et correspondances que lui ont adressés ses enfants, ainsi que des factures relatives à des dépenses qu'il a exposées pour eux. Il a expliqué que ses deux enfants lui avaient régulièrement rendu visite au cours de sa première période d'incarcération entre juin 2022 et mars 2024, qu'il avait toujours, hors de ses périodes d'incarcération, exercé son droit de garde et d'hébergement, et dernièrement au cours de l'été 2024, avant d'être à nouveau incarcéré le 29 août 2024. Il a encore indiqué avoir toujours contribué, à hauteur des moyens dont il disposait, à leur entretien. Dans ces conditions, M. A, qui ne saurait être regardé comme n'ayant pas contribué effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants depuis leur naissance ou depuis au moins deux ans, remplissait les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le préfet, à qui il appartenait d'apprécier, pour l'application de l'article L. 412-5 du même code, la menace à l'ordre public que représente la présence sur le territoire de M. A, ne pouvait légalement refuser de faire à sa demande de titre de séjour sans recueillir préalablement l'avis de la commission du titre de séjour, conformément aux dispositions précitées de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'absence de consultation de cette commission a nécessairement privé le requérant d'une garantie et a, par suite, entaché d'illégalité la décision implicite de refus de titre de séjour sur laquelle se fonde l'obligation de quitter le territoire français litigieuse. Par suite, M. A est fondé à exciper de l'illégalité de cette décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour pour demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français contestée.
11. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. A doit être annulée. Il en va de même, par voie de conséquence, des décisions lui refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi et lui faisant interdiction de retour sur le territoire pendant un an.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
12. Le présent jugement, qui annule l'obligation de quitter le territoire édictée à l'encontre de M. A et les décisions subséquentes contenues dans l'arrêté préfectoral du 5 novembre 2024, n'implique le prononcé d'aucune mesure d'exécution. Par suite, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la requête aux fins d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens, à verser à Me Jeanmougin, avocat de M. A, dans les conditions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : L'arrêté du préfet du Morbihan du 5 novembre 2024 est annulé.
Article 3 : L'État versera à Me Jeanmougin, avocat de M. A, la somme de 1 000 euros dans les conditions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Jeanmougin et au préfet du Morbihan.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 décembre 2024.
Le magistrat désigné,
signé
D. BoujuLa greffière d'audience,
signé
E. Ramillet
La République mande et ordonne au préfet du Morbihan en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2407396
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026