jeudi 23 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2407707 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | PERES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 28 décembre 2024 et 14 janvier 2025, Mme A D, représentée par Me Peres, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 13 janvier 2025 par laquelle le préfet du Finistère a refusé de délivrer une carte nationale d'identité et un passeport français à sa fille C ;
3°) d'enjoindre au préfet du Finistère de réexaminer sa demande dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
- sa requête n'a pas perdu son objet dès lors que les conclusions aux fins de suspension doivent être regardées comme dirigées contre la décision explicite de refus intervenue en cours d'instance ;
- la condition d'urgence est remplie : le refus prive sa fille de la reconnaissance de la nationalité française et de l'ensemble des droits qui y sont attachés et l'empêche, quant à elle, de se voir délivrer un titre de séjour en sa qualité de parent d'enfant français, auquel elle peut prétendre de plein droit et ainsi de pouvoir travailler et subvenir aux besoins de sa famille ;
- sur le doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse :
- elle est entachée d'un défaut de motivation à défaut de réponse à sa demande de communication des motifs faite dans le délai de recours contentieux ;
- elle méconnaît l'article 18 du code civil et les dispositions des articles 2 et 4 du décret n° 55-1397 du 22 octobre 1995 et celles des articles 4 et 5 du décret n° 2005-1726 du 30 décembre 2005 est à tout le moins entachée d'une erreur manifeste d'appréciation : il ne ressort d'aucun élément du dossier que la reconnaissance de paternité de M. B présenterait un caractère frauduleux, la préfecture ne justifie pas avoir procédé à un signalement auprès du procureur de la République et la réalité de la relation avec M. B est attestée par plusieurs témoignages, M. B participe à l'entretien et à l'éducation de l'enfant ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant dès lors qu'elle prive sa fille de toute possibilité de faire reconnaître sa nationalité française et de bénéficier des droits qui y sont attachés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 janvier 2025, le préfet du Finistère conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir qu'une décision explicite de refus en date du 13 janvier 2025 s'est substituée à la décision implicite contestée.
Vu :
- la requête au fond n° 2402204 ;
- les pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955 ;
- le décret n° 2005-1726 du 30 décembre 2005 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 14 janvier 2025 :
- le rapport de Mme Plumerault,
- les observations de Me Peres, représentant Mme D, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'elle développe, insiste sur l'urgence de la situation de la requérante qui a besoin des documents sollicités pour pouvoir déposer sa demande de titre de séjour, souligne que la charge de la preuve d'une reconnaissance frauduleuse de paternité appartient au préfet, que le père de la fille de Mme D est en contact régulier avec l'enfant ;
- et les explications de Mme D, qui expose qu'elle et M. B se sont rencontrés lors de covoiturages entre Paris et la Bretagne et qu'elle a été hébergée par le frère de ce dernier lorsqu'elle était enceinte.
Le préfet du Finistère n'était ni présent ni représenté.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, ressortissante congolaise, a sollicité, le 22 mars 2023, la délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport français pour sa fille mineure, C B née le 7 avril 2020 reconnue le 13 mars 2020 par M. B, de nationalité française. Par une décision implicite née le 26 août 2023, à laquelle s'est substituée une décision explicite le 13 janvier 2025, le préfet du Finistère a refusé de faire droit à ces demandes en raison de la suspicion d'une reconnaissance frauduleuse de paternité. Mme D demande au juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures, de suspendre l'exécution de la décision du 13 janvier 2025.
Sur l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président () ".
3. Il y a lieu, sur le fondement de ces dispositions, d'admettre Mme D au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur l'exception de non-lieu opposée par le préfet du Finistère :
4. Si le silence gardé par l'administration sur une demande dont elle a été saisie a fait naître une décision implicite de rejet, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde et qu'il en est de même des conclusions tendant à la suspension de son exécution présentées devant le juge des référés. Par suite, la requête de Mme D n'étant pas dépourvue d'objet à son enregistrement et n'ayant pas davantage perdu son objet en cours d'instance, l'exception de non-lieu à statuer opposée par le préfet du Finistère ne peut qu'être écartée.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
5. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
En ce qui concerne l'urgence :
6. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte litigieux sur la situation de ce dernier ou, le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce.
7. Il n'est pas contesté que le préfet du Finistère a demandé le 28 novembre 2024, dans le cadre de l'instruction de la demande de titre de séjour déposée le 16 juillet 2024 par Mme D en qualité de mère d'un enfant français, la production de la pièce nationale d'identité ou du passeport français de sa fille. La décision en litige, en ne lui permettant pas de fournir les documents demandés, l'expose ainsi à une clôture de sa demande et fait obstacle à la possibilité de voir celle-ci examinée. Elle prive également l'enfant de l'ensemble des droits attachés à la nationalité française. Dans ces conditions, cette décision préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à la situation familiale et personnelle de la requérante et de sa fille pour que la condition d'urgence soit regardée comme satisfaite.
En ce qui concerne les moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision litigieuse :
8. Aux termes de l'article 18 du code civil : " Est français l'enfant dont l'un des parents au moins est français ". Aux termes de son article 28 : " Mention sera portée, en marge de l'acte de naissance, des actes administratifs et des déclarations ayant pour effet l'acquisition, la perte de la nationalité française ou la réintégration dans cette nationalité. / Il sera fait de même mention de toute première délivrance de certificat de nationalité française et des décisions juridictionnelles ayant trait à cette nationalité ". Aux termes de son article 30 : " La charge de la preuve, en matière de nationalité française, incombe à celui dont la nationalité est en cause / Toutefois, cette charge incombe à celui qui conteste la qualité de Français à un individu titulaire d'un certificat de nationalité française délivré conformément aux articles 31 et suivants ".
9. Aux termes de l'article 2 du décret n° 55-1397 du 22 octobre 1955 modifié, instituant la carte d'identité : " La carte nationale d'identité est délivrée sans condition d'âge à tout Français qui en fait la demande () ". Aux termes de son article 4 : " I. - En cas de première demande, la carte nationale d'identité est délivrée sur production par le demandeur : () / Lorsque la nationalité française ne ressort pas des pièces mentionnées aux alinéas précédents, elle peut être justifiée dans les conditions prévues au II. / II. - La preuve de la nationalité française du demandeur peut être établie à partir de l'extrait d'acte de naissance mentionné au c du I portant en marge l'une des mentions prévues aux articles 28 et 28-1 du code civil. () / Lorsque le demandeur ne peut produire aucune des pièces prévues aux alinéas précédents afin d'établir sa qualité de Français, celle-ci peut être établie par la production d'un certificat de nationalité française ".
10. Aux termes de l'article 4 du décret n° 2005-1726 du 30 décembre 2005 : " Le passeport est délivré, sans condition d'âge, à tout Français qui en fait la demande () ". Aux termes de son article 5 : " I.- En cas de première demande, le passeport est délivré sur production par le demandeur : / () 4° Ou à défaut de produire l'un des titres mentionnés aux alinéas précédents, de son extrait d'acte de naissance de moins de trois mois, comportant l'indication de sa filiation ou, lorsque cet extrait ne peut pas être produit, de la copie intégrale de son acte de mariage. () / II.- La preuve de la nationalité française du demandeur peut être établie à partir de l'extrait d'acte de naissance mentionné au 4° du I portant en marge l'une des mentions prévues aux articles 28 et 28-1 du code civil. () / Lorsque le demandeur ne peut produire aucune des pièces prévues aux alinéas précédents afin d'établir sa qualité de Français, celle-ci peut être établie par la production d'un certificat de nationalité française. "
11. Pour l'application des dispositions précitées, il appartient aux autorités administratives de s'assurer, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, que les pièces produites à l'appui d'une demande de passeport et de carte nationale d'identité sont de nature à établir l'identité et la nationalité du demandeur. Seul un doute suffisant sur l'identité ou la nationalité de l'intéressé peut justifier le refus de délivrance ou de renouvellement de passeport et de la carte nationale d'identité.
12. En ce qui concerne la reconnaissance d'un enfant, si un acte de droit privé opposable aux tiers est en principe opposable dans les mêmes conditions à l'administration tant qu'il n'a pas été déclaré nul par le juge judiciaire, il appartient cependant à l'administration, lorsque se révèle une fraude commise en vue d'obtenir l'application de dispositions de droit public, d'y faire échec même dans le cas où cette fraude revêt la forme d'un acte de droit privé. Ce principe peut conduire l'administration, qui doit exercer ses compétences sans pouvoir renvoyer une question préjudicielle à l'autorité judiciaire, à ne pas tenir compte, dans l'exercice de ces compétences, d'actes de droit privé opposables aux tiers. Par conséquent, si la reconnaissance d'un enfant est opposable aux tiers, en tant qu'elle établit un lien de filiation et, le cas échéant, en tant qu'elle permet l'acquisition par l'enfant de la nationalité française, dès lors que cette reconnaissance a été effectuée conformément aux conditions prévues par le code civil, et s'impose donc en principe à l'administration tant qu'une action en contestation de filiation n'a pas abouti, il appartient néanmoins au préfet, s'il est établi, lors de l'examen d'une demande de titre d'identité que la reconnaissance de paternité a été souscrite dans le but de faciliter l'obtention de la nationalité française de faire échec à cette fraude et de refuser, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, tant que la prescription prévue par les articles 321 et 335 du code civil n'est pas acquise, la délivrance de la carte d'identité ou du passeport.
13. Pour refuser de procéder à la délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport à l'enfant mineure C B, née le 7 avril 2020, le préfet du Finistère s'est fondé sur une suspicion de reconnaissance frauduleuse de paternité en se prévalant d'un faisceau d'indices résultant notamment de l'absence d'indication sur la date et les circonstances de la rencontre entre Mme D et M. B, de leur important écart d'âge, de l'absence de vie commune, de la circonstance que M. B est marié et de l'absence de preuve de sa participation à l'éducation de l'enfant.
14. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. B, de nationalité française, a reconnu par anticipation l'enfant C le 13 mars 2020. Ce dernier a obtenu un certificat de nationalité française le 26 mars 2021, soit avant la décision attaquée, qu'aucune décision juridictionnelle n'a contredit. Il n'est pas davantage allégué que le préfet aurait saisi le procureur de la République d'un signalement de suspicion de reconnaissance frauduleuse de paternité sur le fondement de l'article 40 du code de procédure pénale. Enfin, Mme D tient un discours cohérent quant aux circonstances de sa rencontre avec M. B et il est constant que le frère de ce dernier l'a hébergée lorsqu'elle était enceinte. Il ressort en outre des pièces du dossier que M. B effectue des versements réguliers à Mme D pour lui permettre de subvenir aux besoins de l'enfant et entretient des liens affectifs avec cet enfant. Dans ces conditions, les éléments avancés par le préfet ne suffisent pas à établir que M. B ne serait pas le père biologique de la jeune C. Par suite, le moyen tiré de ce que le préfet du Finistère a entaché sa décision d'une inexacte application des dispositions précitées du décret du 22 octobre 1955 et du décret du 30 décembre 2005 en refusant la délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport français à C B, fille de Mme D est propre, en l'état de l'instruction, à créer un doute sérieux quant à sa légalité.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les deux conditions d'application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sont satisfaites. Il y a par suite lieu de suspendre l'exécution de la décision du préfet du Finistère du 13 janvier 2025 portant refus de délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport français à la fille de Mme D.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. La présente ordonnance, qui suspend les effets de la décision de refus de délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport français à la fille de Mme D implique nécessairement qu'il soit enjoint au préfet du Finistère de réexaminer la demande de la requérante en tenant compte des motifs de la présente ordonnance, dans un délai qu'il y a lieu de fixer à un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Sur les frais liés au litige :
17. Mme D ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et sous réserve de son admission définitive à l'aide juridictionnelle, son avocate peut se prévaloir des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros, à payer à Me Peres au titre des frais exposés à raison de la présente instance et non compris dans les dépens. Conformément aux dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, la perception de cette somme vaudra renonciation de l'avocat au versement de la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle qui aura été accordée à Mme D. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme D par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros lui sera versée.
O R D O N N E :
Article 1er : Mme D est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'exécution de la décision du 13 janvier 2025 par laquelle le préfet du Finistère a refusé de délivrer une carte nationale d'identité et un passeport français à C B est suspendue.
Article 3 : Il est enjoint au préfet du Finistère de réexaminer la demande de carte nationale d'identité et de passeport français présentée par Mme D pour sa fille, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 4 : L'État versera à Me Peres la somme de 1 000 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de l'admission définitive de Mme D à l'aide juridictionnelle. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme D par le bureau d'aide juridictionnelle, la somme de 1 000 euros lui sera versée.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A D, à Me Peres et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera transmise pour information au préfet du Finistère.
Fait à Rennes, le 23 janvier 2025.
Le juge des référés,
signé
F. Plumerault La greffière d'audience,
signé
E. Ramillet
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026