lundi 6 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2407720 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | CIMADE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 décembre 2024, et un mémoire, enregistré le 6 janvier 2025, M. D A, alors placé en centre de rétention administrative à Rennes-Saint-Jacques-de-la-Lande, représenté par Me Jeanmougin, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 décembre 2024 par lequel le préfet de Meurthe-et-Moselle l'a maintenu en rétention administrative pendant l'examen de sa demande d'asile ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer, dans un délai de trois jours, une attestation de demande d'asile au titre de l'article L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile jusqu'à la décision de la cour nationale du droit d'asile et de lui accorder les droits à une allocation et à un hébergement prévus par la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale ;
3°) de mettre à la charge de l'État le versement au profit de son conseil d'une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou à titre subsidiaire de mettre à la charge de l'État le versement de la même somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la compétence de l'auteur de l'arrêté attaqué n'est pas établie ;
- l'arrêté attaqué n'est pas suffisamment motivé ;
- il a été pris en méconnaissance du principe du contradictoire garanti par le paragraphe 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le droit à un recours effectif doit lui permettre de se maintenir sur le territoire en cas d'appel devant la Cour nationale du droit d'asile si sa demande d'asile était rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ;
- l'arrêté méconnaît l'article R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa demande d'asile n'a pas été présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il justifie de garanties de représentations suffisantes.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 janvier 2025, la préfète de Meurthe-et-Moselle conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision du 30 décembre 2024 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et la preuve de sa notification à M. A le 30 décembre 2024 à 16 heures ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Le Bonniec, premier conseiller, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Le Bonniec,
- les observations de Me Jeanmougin, représentant M. A, absent de l'audience, qui confirme les moyens soulevés dans la requête et reprend le moyen tiré de la méconnaissance du principe général des droits de la défense, en ce que la demande d'asile a été faite le 27 décembre 2024 en fin de journée et l'arrêté contesté a été pris dès le lendemain au matin, privant M. A de son droit à être entendu. Il souligne également que la préfète ne démontre pas que sa demande d'asile a été faite à titre dilatoire, alors que M. A soutient être exposé à des risques pour sa vie en cas de retour en Albanie.
La préfète de Meurthe-et-Moselle n'était ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant albanais, est entré sur le territoire français en 2015. Par un arrêté du 18 juin 2024, dont la légalité a été confirmée par une décision du tribunal administratif de Rennes du 29 novembre 2024, le préfet de Meurthe-et-Moselle lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit un retour en France pendant une période de douze mois. Le 15 novembre 2024, il a été placé au centre de rétention administrative à Saint-Dizier, puis à Rennes-Saint-Jacques-de-la-Lande, rétention prolongée jusqu'au 13 décembre 2024, puis jusqu'au 12 janvier 2025, après qu'il a fait obstacle à son renvoi en refusant d'embarquer sur un vol pour l'Albanie le 9 décembre 2024. Puis, le 27 décembre 2024, il a sollicité l'asile auprès de l'OFPRA. Par un arrêté du 28 décembre, dont M. A demande l'annulation, la préfète de Meurthe-et-Moselle a prononcé son maintien en rétention administrative le temps de l'instruction de sa demande d'asile. En dernier lieu, par une décision du 30 décembre 2024, la demande d'asile du requérant a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, l'arrêté contesté est signé par M. B C, sous-préfet de l'arrondissement de Lunéville, auquel la préfète de Meurthe-et-Moselle a délégué sa signature aux fins de signer, les samedis, dimanches et jours fériés, toute décision en matière de mesure d'éloignement y compris les mesures accessoires, par un arrêté en date du 12 décembre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté comporte l'énoncé des motifs de fait et de droit au regard desquels le préfet a pris la décision attaquée. Le moyen tiré du caractère insuffisant de la motivation de l'arrêté attaqué doit ainsi être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l'Union. / 2. Ce droit comporte notamment : / a) le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre (). ". Aux termes de l'article 51 de la Charte : " 1. Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux États membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union (). ".
5. Le droit d'être entendu préalablement à toute décision qui affecte sensiblement et défavorablement les intérêts de son destinataire constitue l'une des composantes du droit de la défense, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et fait partie des principes généraux du droit de l'Union européenne ayant la même valeur que les traités. Il garantit à toute personne la possibilité de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours de la procédure administrative, afin que l'autorité compétente soit mise à même de tenir compte de l'ensemble des éléments pertinents pour fonder sa décision. Ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
6. En l'espèce, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'à la date de l'arrêté en litige, M. A a sollicité en vain un entretien avec les services préfectoraux, ni qu'il a été empêché de s'exprimer avant que ne soit pris l'arrêté attaqué, alors qu'il ressort des pièces du dossier qu'il a signé le 18 novembre 2024 un procès-verbal faisant état de la notification de ses droits en rétention. Ainsi, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire et du principe fondamental du droit d'être entendu tel qu'il est énoncé au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il est remis au demandeur d'asile un document d'information sur la procédure de demande d'asile, sur ses droits et sur les obligations qu'il doit respecter au cours de la procédure, et sur les conséquences que pourrait avoir le non-respect de ses obligations ou le refus de coopérer avec les autorités. (.) ". Aux termes de l'article L. 744-6 du même code : " A son arrivée au centre de rétention, l'étranger reçoit notification des droits qu'il est susceptible d'exercer en matière de demande d'asile. / A cette fin, il peut bénéficier d'une assistance juridique et linguistique. Lui sont notamment indiquées les conditions de recevabilité d'une demande d'asile formée en rétention prévues à l'article L. 754-1 ". Aux termes de l'article R. 754-2 de ce code : " L'étranger placé ou maintenu en rétention administrative qui souhaite demander l'asile est informé, sans délai, de la procédure de demande d'asile, de ses droits et de ses obligations au cours de cette procédure, des conséquences que pourrait avoir le non-respect de ces obligations ou le refus de coopérer avec les autorités et des moyens dont il dispose pour l'aider à présenter sa demande. / Cette information lui est communiquée dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend. ". Aux termes de l'article L. 754-3 de ce même code : " Si la France est l'État responsable de l'examen de la demande d'asile et si l'autorité administrative estime, sur le fondement de critères objectifs, que cette demande est présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la décision d'éloignement, elle peut prendre une décision de maintien en rétention de l'étranger pendant le temps strictement nécessaire à l'examen de sa demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et, en cas de décision de rejet ou d'irrecevabilité de celle-ci, dans l'attente de son départ. () ".
8. Il résulte des dispositions précitées que le requérant ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de l'article R. 521-16, qui ne s'applique pas aux demandes d'asile présentées en rétention, ces dernières étant régies par les articles L. 744-6 et R. 754-2. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier que M. A a signé sans réserve le 18 novembre 2024 un procès-verbal faisant état de la notification de ses droits en rétention et lui indiquant notamment qu'il dispose d'un délai de cinq jours à compter de la présente notification pour demander l'asile et qu'il peut bénéficier d'une assistance juridique et linguistique, conformément à l'article L. 744-6, de sorte qu'il doit être regardé comme ayant reçu les informations relatives aux droits et obligations du demandeur d'asile placé en rétention. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
9. En cinquième lieu, d'une part, pour considérer que la demande d'asile du requérant présentait un caractère dilatoire, sur le fondement de l'article L. 754-3 précité, la préfète de Meurthe-et-Moselle s'est fondée sur la circonstance que M. A, qui se maintient sur le territoire français depuis dix ans, n'a engagé aucune démarche avant de demander l'asile, qu'il n'a fait état d'aucune crainte en cas de retour dans son pays d'origine lors de son audition par les services de police avant l'édiction de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet et qu'il n'a demandé l'asile que le 27 décembre suivant, quarante-trois jours après son placement en rétention et dix-neuf jours après avoir fait échec à son embarquement sur un vol à destination de l'Albanie en exécution de l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. Il suit de là que le préfet a pu, sans entacher sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation, retenir le caractère dilatoire de sa demande d'asile pour prendre la décision contestée.
10. D'autre part, si le requérant se prévaut d'une adresse stable et permanente, être marié avec une ressortissante française, être père de trois enfants, et que sa femme attend leur quatrième enfant, pour justifier de l'existence de garanties suffisantes, cette circonstance reste sans incidence sur la légalité de l'arrêté attaqué dès lors qu'il ressort des dispositions de l'article L.754-3 précité que le maintien en rétention administrative n'est pas conditionné par l'absence de garanties de représentation suffisantes mais peut être prononcé lorsque la personne étrangère placée en rétention administrative présente une demande d'asile dans le seul but de faire échec à une mesure d'éloignement. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation en ce qu'il présenterait des garanties de représentation suffisantes ne peut qu'être écarté.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 752-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le président du tribunal administratif ou le magistrat désigné, saisi en application des articles L. 752-6 ou L. 752-7, fait droit à la demande de l'étranger lorsque celui-ci présente des éléments sérieux de nature à justifier, au titre de sa demande d'asile, son maintien sur le territoire durant l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile ". Il résulte de ces dispositions qu'il est fait droit à la demande de suspension de la mesure d'éloignement si le juge a un doute sérieux sur le bien-fondé de la décision de rejet ou d'irrecevabilité opposée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides à la demande de protection, au regard des risques de persécutions allégués ou des autres motifs retenus par l'Office.
12. M. A doit être regardé comme entendant invoquer la méconnaissance des dispositions de l'article L. 752-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en mentionnant son droit de se maintenir sur le territoire en cas de rejet de sa demande d'asile. Toutefois, l'arrêté attaqué n'ayant pas pour objet de décider l'éloignement du requérant, ce moyen ne peut qu'être écarté. En tout état de cause, il ne présente aucun élément contestant le bien-fondé de la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.
13 Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté portant maintien en rétention administrative de M. A doivent être rejetées. Il en va de même des conclusions présentées à fin d'injonction et celles présentées au titre des frais liés au litige.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et à la préfète de Meurthe-et-Moselle.
Décision communiquée aux parties le 6 janvier 2025, en application de l'article R. 922-25 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le magistrat désigné,
signé
J. Le BonniecLa greffière,
signé
P. Lecompte
La République mande et ordonne à la préfète de Meurthe-et-Moselle en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026