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AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2407725

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2407725

mercredi 15 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2407725
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationEloignement urgent
Avocat requérantCABINET INDIVIDUEL SOLENN LOUIS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 décembre 2024, M. C B, représenté par Me Louis, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 24 décembre 2024 par lequel le préfet d'Ille-et-Vilaine lui fait obligation de quitter le territoire français sans délai, fixe le pays de destination et lui fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'arrêté du 24 décembre 2024 l'assignant à résidence ;

3°) d'enjoindre au préfet d'Ille-et-Vilaine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente ;

4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- l'arrêté est insuffisamment motivé ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;

- le préfet a commis une erreur de droit en exigeant l'exclusivité des liens en France ;

- l'arrêté méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision de refus de délai de départ volontaire est entachée d'un défaut d'examen et une insuffisance de motivation ;

- l'autorité préfectorale ne justifie pas l'absence de délai ;

- la décision fixant le pays de destination est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision d'interdiction de retour est entachée d'un défaut d'examen et une insuffisance de motivation ;

- l'arrêté méconnaît l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision d'assignation à résidence est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen de sa situation ;

- la décision d'assignation à résidence est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- ses modalités d'application sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation, d'un défaut d'examen et d'une insuffisance de motivation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 janvier 2025, le préfet d'Ille-et-Vilaine conclut au rejet de la requête.

Le préfet fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Descombes, président, pour statuer sur les recours dont le jugement relève des dispositions des articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Descombes,

- les observations de Me Louis, représentant M. B, qui reprend les mêmes termes que les écritures qu'il développe,

- les explications de M. B,

- et les observations de M. A, représentant le préfet d'Ille-et-Vilaine qui reprend les mêmes termes que les écritures en les développant.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

Sur l'aide juridictionnelle :

1. Il y a lieu, en raison de l'urgence, d'admettre M. B à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

2. M. B, de nationalité géorgienne, déclare sans en justifier être entré en France de manière irrégulière en 2018, en tant que mineur avec sa mère et son jeune frère. Constatant qu'il n'est en possession d'aucun document d'identité ou de voyage, par deux arrêtés en date du 24 décembre 2024, le préfet d'Ille-et-Vilaine, d'une part, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, en fixant le pays de destination et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et, d'autre part, l'a assigné à résidence. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de ces deux arrêtés.

Sur la légalité des arrêtés :

En ce qui concerne l'arrêté portant l'obligation de quitter le territoire français :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet a fait application et mentionne la situation administrative et personnelle de l'intéressé, notamment les circonstances qu'il n'est en possession d'aucun document d'identité ou de voyage, que son entrée devant être regardée comme étant irrégulière, il a méconnu les dispositions de l'article L. 311-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qu'ainsi il peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire, sur les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 de ce même code, qu'il déclare travailler illégalement à l'aide d'une fausse carte d'identité lituanienne en tant qu'intérimaire chez Crit, Toma et Interaction, qu'il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, puisqu'il déclare sans en justifier vivre chez des amis dont il ne connaît pas l'adresse, qu'il n'a pas remis l'original de son passeport ou de tout document d'identité aux services de police, alléguant simplement être de nationalité géorgienne, qu'il ne justifie pas avoir entamé au jour de la présente décision de nouvelles démarches en vue de régulariser sa situation administrative, et qu'il déclare refuser de retourner en Géorgie. Le préfet indique que l'intéressé présente ainsi un risque de fuite justifiant l'absence de délai de départ. Il mentionne également que si le requérant déclare être célibataire et sans enfant à charge, et précise être en France avec sa mère et son frère, aucun élément ne fait obstacle à ce que la cellule familiale se reconstruise dans son pays d'origine. Le préfet ajoute que M. B n'établit pas encourir de risque personnel en cas de retour dans son pays d'origine. Enfin, il indique que, compte tenu de tout ce qui précède, et bien que sa présence ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il n'a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement qu'il n'aurait pas mise à exécution, il convient de prononcer à l'encontre de l'intéressé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. L'arrêté, dans son ensemble, comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation doit donc être écarté.

4. En deuxième lieu, une telle motivation et l'ensemble des considérants de l'arrêté permettent de vérifier que le préfet, qui a notamment pris en compte la situation de l'intéressé au regard de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, a procédé à un examen suffisant de la situation de M. B et complet au regard des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sans avoir à rappeler sa première demande de titre de séjour en qualité d'étudiant, dont il reconnaît lui-même qu'il n'avait pas encore transmis les documents manquant qui lui avaient été réclamés.

5. En troisième lieu, il résulte de la lecture même de l'arrêté attaqué que le préfet d'Ille-et-Vilaine a examiné les liens familiaux de M. B tant en France qu'en Géorgie. Contrairement à ce que soutient le requérant, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet aurait exigé une exclusivité des liens en France. Le moyen tiré de l'erreur de droit dans l'analyse de la vie privée et familiale de l'intéressé doit être écarté.

6. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".

7. Il ressort des pièces du dossier que M. B déclare être célibataire et sans enfant à charge. S'il a indiqué être en France avec sa mère et son frère mineur, qui sont tous deux dans l'attente d'une réponse à leur demande de titre de séjour, il ne fait valoir aucune autre attache en France et n'établit pas ne plus en avoir de famille proche dans son pays d'origine ou réside son père et ses grand-mères. Par ailleurs, comme exposé au point 3, il a déclaré lui-même travailler illégalement à l'aide d'une fausse carte d'identité lituanienne en tant qu'intérimaire, si bien qu'il ne justifie d'aucune intégration sociale ou professionnelle sur le territoire national. Dans ces conditions, le préfet d'Ille-et-Vilaine n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris l'arrêté attaqué. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

8. En dernier lieu, pour les mêmes motifs, et alors même que l'intéressé a quitté son pays depuis plusieurs années, le préfet n'a pas entaché son arrêté d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle.

9. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 24 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français.

S'agissant de la décision de refus de délai de départ volontaire :

10. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au points 3 et 4, les moyens tirés d'un défaut d'examen et une insuffisance de motivation doivent être écartés.

11. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, () ".

12. Il ressort des pièces du dossier que M. B ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, puisqu'il déclare sans en justifier vivre chez des amis dont il ne connaît pas l'adresse, qu'il n'a pas remis l'original de son passeport ou de tout document d'identité aux services de police, alléguant simplement être de nationalité géorgienne et qu'il déclare refuser de retourner en Géorgie. Il pouvait donc être regardé au moins comme présentant un risque de soustraction à la mesure d'éloignement au titre des 4° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile justifiant le refus de départ volontaire. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-2 et de l'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.

13. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 24 décembre 2024 de refus de délai de départ volontaire.

S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :

14. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté. Par suite, M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 24 décembre 2024 fixant le pays de renvoi.

S'agissant de la décision d'interdiction de retour :

15. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au points 3 et 4, les moyens tirés d'un défaut d'examen et une insuffisance de motivation doivent être écartés.

16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire au-delà du délai de départ volontaire, l'autorité administrative édicte une interdiction de retour. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. () ".

17. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui ne fait état d'aucune circonstance humanitaire, ne justifie, ainsi qu'il est dit au point 7, d'aucune intégration sociale ou professionnelle sur le territoire national et, s'il fait état de la présence en France de sa mère et de son frère mineur en attente de la réponse à leur demande de titre de séjour, il n'établit ni l'existence d'autres liens particuliers en France, ni l'absence de famille dans son pays d'origine où réside au moins son père. Dans ces conditions, alors même que l'intéressé a quitté son pays depuis plusieurs années, qu'il ne représente pas une menace pour l'ordre public, et qu'il n'a pas fait lui-même l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire français, contrairement à sa mère, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit en prenant la mesure contestée, ni commis d'erreur manifeste d'appréciation en fixant à un an la durée de cette interdiction de retour.

18. En troisième lieu, pour les motifs retenus au point 7, M. B n'établit pas que le préfet aurait porté atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

19. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 24 décembre 2024 d'interdiction de retour

En ce qui concerne l'arrêté portant assignation à résidence :

20. En premier lieu, l'arrêté d'assignation à résidence vise les articles L. 731-1, L. 733-1, L. 733-2 et L. 733-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet a fait application et mentionne la situation administrative et personnelle de l'intéressé, notamment l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet, la perspective raisonnable de son départ. Le préfet indique également les modalités de l'assignation et de pointage. L'arrêté comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation doit donc être écarté.

21. En deuxième lieu, une telle motivation et l'ensemble des considérants de l'arrêté permettent de vérifier que le préfet, qui a notamment pris en compte la situation de l'intéressé au regard de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, a procédé à un examen suffisant de la situation de M. B.

22. En troisième lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que le moyen tiré de ce que l'arrêté portant assignation à résidence devrait être annulée par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.

23. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".

24. Si le requérant soutient que les mesures portant obligation de pointage les mardi et jeudi, sauf les jours fériés et chômés, à seize heures à la direction de la police de l'air et des frontières à Saint-Jacques-de-La-Lande, interdiction de sortir de la commune de Rennes sauf exceptions, et astreinte de demeurer à l'adresse à laquelle il est hébergé à Rennes entre dix-huit heures et vingt-et-une heures chaque jour y compris les week-ends et jours fériés sont disproportionnées au regard de sa situation, il n'apporte toutefois pas la preuve d'une contrainte particulière qui l'empêcherait de satisfaire à ces obligations de présentation pour lesquelles il lui est en outre loisible de demander une dérogation. Par conséquent, les mesures d'accompagnement de la décision d'assignation ne présentent pas de caractère disproportionné, ni ne sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation. Enfin, pour les motifs retenus au point 7, il n'établit pas que la mesure porterait atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale.

25. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 24 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français et assignation à résidence.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

26. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions de M. B à fin d'injonction.

Sur les frais liés au litige :

27. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à l'octroi d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens à la partie perdante. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions de M. B présentées sur ce fondement.

D É C I D E :

Article 1er : M. B est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : La requête de M. B est rejetée.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet d'Ille-et-Vilaine.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 janvier 2025.

Le magistrat désigné,

signé

G. Descombes La greffière d'audience,

signé

E. Ramillet

La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2407725

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