jeudi 27 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2500437 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement urgent |
| Avocat requérant | BERTHET-LE FLOCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 janvier 2025, M. D A, représenté par Me Gonultas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 janvier 2025 par lequel le préfet du Finistère lui fait obligation de quitter le territoire français sans délai, fixe le pays de destination et lui fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans ;
2°) d'enjoindre au préfet du Finistère de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile puisqu'il a respecté la précédente interdiction de retour prise en 2021 et il avait pris ses dispositions pour repartir dans son pays demander un visa de long séjour ;
- l'arrêté méconnaît l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision d'interdiction de retour méconnaît l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 février 2025, le préfet du Finistère conclut au rejet de la requête.
Le préfet fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C, magistrat honoraire, pour exercer ses fonctions en application de l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les observations de Me Gonultas, représentant M. A, qui reprend ses écritures, en insistant sur sa vie privée et familiale et l'attention portée à son enfant,
- les observations de M. B, représentant le préfet du Finistère,
- les explications de M. A et de sa compagne.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Considérant ce qui suit :
Sur la légalité de l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français :
1. M. A, de nationalité albanaise, est entré en France en 2013 selon ses déclarations et a demandé l'asile. Par décision du 19 décembre 2014, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande. Il a fait l'objet de plusieurs obligations de quitter le territoire français en mars 2015, janvier 2020 et février 2021 avec une interdiction de retour de trois ans. Il n'a pas respecté cette interdiction de retour et s'est maintenu en situation irrégulière. Constatant que l'intéressé ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois et que son comportement représente une menace pour l'ordre public, le préfet du Finistère pouvait légalement prendre, par décision du 22 janvier 2025 et sur le fondement du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une obligation de quitter le territoire français et fixer le pays de destination de M. A.
2. L'arrêté vise ou cite notamment le 5° de l'article L. 611-1 et les articles, L. 612-2, L. 612-3, L. 612-6, L. 612-10 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont le préfet a fait application et mentionne la situation administrative et personnelle de l'intéressé, notamment son entrée sur le territoire, le non-respect de l'interdiction de retour qui lui a été faite le 15 octobre 2021, son maintien en situation irrégulière depuis plus de trois mois, et la menace qu'il représente pour l'ordre public. Le préfet indique que l'intéressé représente une menace pour l'ordre public et un risque de soustraction à la mesure d'éloignement du fait de son maintien en situation irrégulière sans solliciter de titre de séjour, de son refus de regagner son pays d'origine, de sa soustraction à une précédente mesure d'éloignement, et de l'absence de garanties de représentation suffisantes justifiant l'absence de délai de départ. Il indique également l'absence de justification de l'ancienneté de son séjour compte tenu des trois précédentes obligations de quitter le territoire français, l'absence de lien avec la France, les précédentes obligations de quitter le territoire français dont il a fait l'objet et la menace à l'ordre public qu'il représente et l'absence de circonstance humanitaire. Le préfet mentionne enfin que M. A n'établit pas encourir de risque personnel en cas de retour dans son pays d'origine. L'arrêté, dans son ensemble comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisance de la motivation doit donc être écarté.
3. Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est () édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. () ".
4. Il résulte de la lecture même de l'arrêté que le préfet a pris en compte la durée de la présence en France de M. A et la nature de ses liens avec la France en notant l'absence de stabilité et l'intensité de la relation avec la mère de son enfant et la menace qu'il représente pour l'ordre public. Il a donc examiné, contrairement à ce que soutient M. A, le droit au séjour de l'intéressé et si cette situation pouvait être regardée comme des considérations humanitaires en notant l'absence de telles circonstances. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
5. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () ".
6. Il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français le 15 octobre 2021 avec interdiction de retour d'une durée de trois ans qu'il n'a pas respecté puisque, durant cette période, il s'est rendu coupable de faits ayant justifié sa condamnation pénale, même s'il établit être reparti dans son pays d'origine pendant une partie de cette interdiction de retour. Il a fait l'objet de multiples condamnations pour trafic de stupéfiants, violences, vols et conduite sous l'emprise de stupéfiants entre 2015 et 2023. Même si la dernière infraction n'a pas donné lieu à poursuites, la gravité et la réitération de ces faits caractérisent la menace pour l'ordre public que représente M. A. Si l'intéressé indique que ses condamnations sont anciennes, cette situation résulte en partie de son absence de France et cette menace reste actuelle, puisqu'il a de nouveau fait l'objet d'une interpellation pour conduite d'un véhicule sous l'emprise de stupéfiants. Lors de son audition du 22 janvier 2025, il a expressément indiqué ne pas vouloir retourner dans son pays d'origine. Il pouvait donc, du fait de cette menace pour l'ordre public et des autres motifs caractérisant le risque de soustraction à la mesure, faire l'objet d'un refus de délai de départ volontaire. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-2 et de l'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle doit être écarté.
7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France en 2013 selon ses déclarations mais ne peut se prévaloir de l'ancienneté de son séjour dès lors qu'il se maintient en dépit de plusieurs obligations de quitter le territoire français prises en mars 2015, janvier 2020, février 2021 auxquelles il s'est soustrait. Il est marié depuis mars 2018 avec une française et a eu un enfant en 2019, mais il n'établit pas la stabilité de cette relation qui aurait seulement repris en janvier 2025. Il a d'ailleurs tissé cette attache familiale alors qu'il se trouvait irrégulièrement en France et sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français et ne pouvait dès lors ignorer la précarité qui en découlait. Il ne fait valoir aucune autre attache en France et n'établit pas ne plus en avoir dans son pays d'origine où il a résidé l'essentiel de sa vie et où il est retourné récemment. Enfin, ainsi qu'il vient d'être dit, M. A représente une menace pour l'ordre public permettant au préfet de s'ingérer dans l'exercice de ce droit, la mesure apparaissant nécessaire à la défense de l'ordre, à la prévention des infractions pénales et à la protection des droits et libertés d'autrui. Dans ces conditions, le préfet du Finistère n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels il a pris l'arrêté attaqué. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
9. Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
10. Il ne ressort pas des pièces du dossier, en l'absence de tout autre élément au dossier, que M. A, même si le couple a fait une déclaration de reprise de vie commune à la Caisse d'allocations familiales, que l'intéressé réside habituellement avec la mère de l'enfant. Le présent arrêté n'a donc ni pour objet ni pour effet de séparer M. A de son enfant. L'intéressé n'établit pas participer à l'entretien et l'éducation de son enfant dans les conditions prévues par le code civil en se bornant à produire un courrier de son épouse, rédigé pour les besoins de la cause, un certificat de l'école mentionnant qu'il a participé à des sorties scolaires en 2024 et quelques tickets de caisse. Dans ces conditions, et alors que l'intéressé représente une menace pour l'ordre public qui doit être prise en compte dans l'appréciation de la situation dans son ensemble, M. A n'établit pas que le préfet aurait porté une insuffisante attention à l'intérêt supérieur de son enfant. Le moyen tiré la méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. () ".
12. M. A ne fait état d'aucun élément susceptible d'être regardé comme des circonstances humanitaires. Par ailleurs, l'intéressé est entré en France en 2013 mais ne peut se prévaloir de l'ancienneté de son séjour puisqu'il a fait l'objet de plusieurs obligations de quitter le territoire français auxquelles il s'est soustrait. Il n'établit pas l'existence de liens particuliers en France. Il représente une menace pour l'ordre public. Il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, la dernière comportant une interdiction de retour qu'il n'a pas respecté. Dans ces conditions, le préfet n'a pas commis d'erreur de droit en prenant la mesure ni d'erreur manifeste d'appréciation en fixant à cinq ans la durée de cette interdiction de retour.
13. Pour les motifs retenus au point 8, M. A n'établit pas que le préfet aurait porté atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 22 janvier 2025 portant obligation de quitter le territoire français.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête n'implique aucune mesure d'exécution. Il y a lieu, par suite, de rejeter les conclusions de M. A à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à l'octroi d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens à la partie perdante. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions de M. A présentées sur ce fondement.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet du Finistère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2025.
Le magistrat désigné,
signé
O. CLa greffière d'audience,
signé
E. Ramillet
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026