LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2500749

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2500749

mardi 18 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2500749
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationEloignement urgent
Avocat requérantVAILLANT

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I - Par une requête, enregistrée sous le n° 2500749 le 5 février 2025, Mme D, représentée par Me Vaillant demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 29 janvier 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;

3°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, à titre principal, de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive à compter du 29 janvier 2025, dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'OFII une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- il n'est pas justifié de la compétence de la signataire de la décision attaquée ;

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée en fait ;

- elle est entachée d'un vice de procédure au regard des articles L. 141-3, L. 522-1, L. 551-10 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'elle n'a pas été assistée d'un interprète lors de l'entretien de vulnérabilité et la notification de la décision attaquée, lesquels ont eu lieu en langue française, langue qu'elle ne parle ni ne comprend ;

- elle méconnaît l'article 20 de la directive n° 2013/33/ UE du Parlement européen et du conseil du 26 juin 2013 et l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile eu égard à sa situation de vulnérabilité qui devait conduire, au moins partiellement, à lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;

- pour les mêmes motifs, elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2025, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

II - Par une requête, enregistrée sous le n° 2500750 le 5 février 2025, M. C, représenté par Me Vaillant demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 29 janvier 2025 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;

3°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, à titre principal, de lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de manière rétroactive à compter du 29 janvier 2025, dans un délai de trois jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'OFII une somme de 1 500 euros en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- il n'est pas justifié de la compétence de la signataire de la décision attaquée ;

- la décision attaquée n'est pas suffisamment motivée en fait ;

- elle est entachée d'un vice de procédure au regard des articles L. 141-3, L. 522-1, L. 551-10 et R. 551-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'a pas été assisté d'un interprète lors de l'entretien de vulnérabilité et la notification de la décision attaquée, lesquels ont eu lieu en langue française, langue qu'il ne parle ni ne comprend ;

- elle méconnaît l'article 20 de la directive n° 2013/33/ UE du Parlement européen et du conseil du 26 juin 2013, l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile eu égard à sa situation de vulnérabilité qui devait conduire, au moins partiellement, à lui accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;

- pour les mêmes motifs, elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 février 2025, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Pellerin, première conseillère, en application des articles L. 922-1 à L. 922-3 et R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Pellerin,

- les observations de Me Vaillant, représentant Mme A et M. B, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que l'OFII ne conteste pas avoir mené l'entretien de vulnérabilité dans le cadre de la demande de réexamen des requérants sans l'aide d'un interprète et que le défaut d'examen de la vulnérabilité de leur situation est révélé par la tenue d'un entretien de vulnérabilité commun et l'édiction d'une décision commune ;

- et les observations de M. B, assisté d'une interprète en mongole, qui confirme la précarité des conditions de vie de la famille.

Le directeur général de l'OFII n'était ni présent, ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 922-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, de nationalité mongole, née le 10 mai 1986, est entrée en France le 15 janvier 2023 avec sa fille, née le 6 mars 2007 et a sollicité son admission au bénéfice de l'asile auprès de la préfecture d'Ille-et-Vilaine le 22 mai 2023. Le 8 août 2023, l'intéressée a donné naissance à sa seconde fille. Son époux, M. B, né le 21 avril 1989, est entré en France le 16 septembre 2023 et a sollicité son admission au bénéfice de l'asile auprès de la préfecture d'Ille-et-Vilaine le 7 novembre 2023. Leurs demandes d'asile ont été rejetées définitivement par la cour nationale du droit d'asile le 10 décembre 2024. Le 29 janvier 2025, Mme A et M. B ont sollicité le réexamen de leur demande d'asile. Par une décision du même jour, la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a refusé de leur accorder le bénéfice des conditions matérielles d'accueil au motif qu'ils ont présenté une demande de réexamen de leur demande d'asile. Mme A et M. B demandent l'annulation de cette décision.

2. Les requêtes n°s 2500749 et 2500750 tendent à l'annulation de la même décision, concernent la situation de membres d'une même famille et présentent à juger des questions similaires. Elles ont fait l'objet d'une instruction commune et il y a lieu de les joindre.

Sur l'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre Mme A et M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque les dispositions du présent code prévoient qu'une information ou qu'une décision doit être communiquée à un étranger dans une langue qu'il comprend, cette information peut se faire soit au moyen de formulaires écrits dans cette langue, soit par l'intermédiaire d'un interprète. L'assistance de l'interprète est obligatoire si l'étranger ne parle pas le français et qu'il ne sait pas lire. / En cas de nécessité, l'assistance de l'interprète peut se faire par l'intermédiaire de moyens de télécommunication. Dans une telle hypothèse, il ne peut être fait appel qu'à un interprète inscrit sur une liste établie par le procureur de la République ou à un organisme d'interprétariat et de traduction agréé par l'administration. Le nom et les coordonnées de l'interprète ainsi que le jour et la langue utilisée sont indiqués par écrit à l'étranger ".

5. Aux termes de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " À la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables. / Lors de l'entretien personnel, le demandeur est informé de sa possibilité de bénéficier de l'examen de santé gratuit prévu à l'article L. 321-3 du code de la sécurité sociale. ".

6. Aux termes de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur est informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend, que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut lui être refusé ou qu'il peut y être mis fin dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 551-15 et L. 551-16 ". Aux termes de l'article R. 551-23 du même code : " Les modalités de refus ou de réouverture des conditions matérielles d'accueil sont précisées par l'Office français de l'immigration et de l'intégration lors de l'offre de prise en charge dans une langue que le demandeur d'asile comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il la comprend ".

7. Il ressort des pièces du dossier que, le 29 janvier 2025, lors du dépôt de leur demande de réexamen de leur demande d'asile, les requérants ont bénéficié d'un entretien en langue française sans l'intermédiaire d'un interprète alors qu'il ressort des entretiens d'évaluation de leur vulnérabilité des 22 mai et 7 novembre 2023 effectués lors de le leur première demande d'asile que la langue mongole est la seule langue comprise par les intéressés. Si aucune disposition du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne prévoit que cet entretien doit être mené dans une langue que l'étranger comprend et si, par suite, le respect des dispositions de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne constitue pas une condition de sa régularité, cet entretien ne peut avoir un caractère effectif que si l'étranger et l'agent le menant se comprennent suffisamment. Or, aucune pièce des dossiers n'établit que l'entretien du 29 janvier 2025 a été mené par un auditeur parlant couramment la langue mongole. Par ailleurs, cette fiche d'évaluation permet également à l'étranger de certifier qu'il a été informé dans une langue qu'il comprend des conditions et modalités de refus et de cessation des conditions matérielles d'accueil, informations qui doivent lui avoir été communiquées dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de penser qu'il l'a comprend et qui, par suite, doivent lui avoir été délivrées, en application de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avec l'assistance d'un interprète remplissant les conditions prévues par les dispositions de cet article, lorsque, comme en l'espèce, les intéressés ne parlent pas le français et ne savent pas le lire. Dès lors, il n'est pas établi que Mme A et M. B ont été informés, conformément aux prévisions de l'article L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, des conditions et des modalités selon lesquelles le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être refusé ou retiré ni même qu'ils auraient bénéficié d'un entretien d'évaluation de leur vulnérabilité présentant un caractère effectif. Par suite, Mme A et M. B sont fondés à soutenir que la décision attaquée a été prise au terme d'une procédure irrégulière et à obtenir, seulement pour ce motif, son annulation.

8. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens de la requête, que la décision du 29 janvier 2025 de la directrice territoriale de l'OFII refusant à Mme A et M. B le bénéfice des conditions matérielles d'accueil doit être annulée.

Sur les conclusions présentées aux fins d'injonction et d'astreinte :

9. Eu égard à ses motifs, le présent jugement implique seulement que l'Office français de l'immigration et de l'intégration procède au réexamen de la situation des requérants. Il y a donc lieu d'enjoindre au directeur général de l'OFII de procéder à ce réexamen et de se prononcer sur la demande de Mme A et de M. B tendant au bénéfice des conditions matérielles d'accueil dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

10. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande présentée par Mme A et de M. B sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi susvisée du 10 juillet 1991.

DÉCIDE :

Article 1er : Mme A et M. B sont admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : La décision du 29 janvier 2025 de la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration refusant à Mme A et à M. B le bénéfice des conditions matérielles d'accueil est annulée.

Article 3 : Il est enjoint au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de procéder au réexamen de la demande de Mme A et de M. B dans un délai d'un mois.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme D, à M. E B, à Me Vaillant et au directeur général de l'office français de l'immigration et de l'intégration.

Rendu public par mis à disposition au greffe le 18 février 2025.

La magistrate désignée,

signé

C. PellerinLa greffière,

signé

P. Lecompte

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice, à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°s 2500749, 2500750

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions