mardi 25 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2500908 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 février 2025, M. B A demande au juge des référés d'enjoindre au préfet des Côtes-d'Armor, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'instruire sa demande de titre de séjour " vie privée et familiale ".
Il soutient qu'il vit sans ressources, que l'absence de tire de séjour ne lui permet plus de contribuer à l'entretien de ses enfants, que le foyer, dès lors qu'il ne perçoit plus de prestations, est dans une situation d'extrême précarité.
Une pièce, produite par le préfet des Côtes-d'Armor, a été enregistrée le 19 février 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Plumerault, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision ". Saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d'injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l'exécution d'une décision administrative.
2. Il résulte de l'instruction que M. A, ressortissant guinéen né le 7 octobre 1985, a déposé le 4 janvier 2024 une demande de titre de séjour " vie privée et familiale ". Postérieurement à l'introduction de la requête, il a été mis en possession par le préfet des Côtes-d'Armor d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande, valable jusqu'au 18 mai 2025. Ce document justifie de la régularité de son séjour en France et lui permet d'exercer une activité professionnelle. Dans ces conditions, M. A, ne justifie pas, à la date de la présente ordonnance, d'une situation d'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Sa requête ne peut, par suite, qu'être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet des Côtes-d'Armor.
Fait à Rennes, le 25 février 2025.
Le juge des référés,
signé
F. Plumerault
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026