mardi 1 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rennes |
| Section | Tribunal Administratif de Rennes |
| N° Dossier | TA35-2502699 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | AARPI ANDOTTE AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 avril 2025, l'association Alternative Fouesnantaise demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Fouesnant les Glénan du 8 avril 2025 portant refus de mettre à sa disposition le terrain de Kerchann entre le 22 et le 25 mai 2025, pour l'organisation de l'évènement citoyen et festif " Festival ouvert et solidaire " le 24 mai 2025 ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Fouesnant les Glénan de mettre ce terrain à sa disposition ainsi que l'ensemble du matériel nécessaire au bon déroulement de cet évènement ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Fouesnant les Glénan la somme de 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en intervention, enregistré le 25 avril 2025, l'Union syndicale Solidaires du Finistère, représentée par Me Ogier, conclut à l'admission de son intervention et à l'annulation de l'arrêté du maire de la commune de Fouesnant les Glénan du 8 avril 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative () ".
Sur les conclusions de l'association Alternative Fouesnantaise :
2. Aux termes de l'article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Sous réserve de dispositions législatives spéciales, le domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 est constitué des biens lui appartenant qui sont soit affectés à l'usage direct du public, soit affectés à un service public pourvu qu'en ce cas ils fassent l'objet d'un aménagement indispensable à l'exécution des missions de ce service public ".
3. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le terrain communal du site de Kerchann, qui accueille ponctuellement des évènements, soit affecté à l'usage direct du public ou affecté à un service public et aménagé à cet effet. Dans ces circonstances, la décision en litige, qui constitue un simple acte de gestion, par le maire de la commune de Fouesnant les Glénan, d'un terrain appartenant à son domaine privé ne ressortit pas à la compétence juridictionnelle du juge administratif et l'exception d'incompétence opposée par la commune en défense doit, par suite, être accueillie.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par l'association Alternative Fouesnantaise doit être rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Sur l'intervention de l'Union syndicale Solidaires du Finistère :
5. Cette intervention est présentée à l'appui de la requête de l'association Alternative Fouesnantaise. Cette requête étant, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, irrecevable, l'intervention n'est en conséquence pas recevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de l'association Alternative Fouesnantaise est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : L'intervention de l'Union syndicale Solidaires du Finistère n'est pas admise.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Alternative Fouesnantaise, à la commune de Fouesnant les Glénan et à l'Union syndicale Solidaires du Finistère.
Fait à Rennes le 1er juillet 2025.
Le président de la 5ème chambre,
Signé
N. Tronel
La République mande et ordonne au préfet du Finistère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2502699
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026