LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA35-2502874

Tribunal Administratif de Rennes — Décision N° TA35-2502874

mardi 27 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Rennes
SectionTribunal Administratif de Rennes
N° DossierTA35-2502874
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête de M. A, qui contestait son expulsion de logement intervenue le 17 avril 2025. Le tribunal déclare les conclusions en annulation de l'expulsion irrecevables car relevant de la compétence des juridictions judiciaires, et non administratives. Il rejette également la demande d'enquête sur les huissiers, celle-ci ne relevant pas du juge administratif. Enfin, les conclusions indemnitaires sont jugées irrecevables faute de précisions sur le fondement de la responsabilité et la personne publique mise en cause, en application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 avril 2025, M. B A doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 7 novembre 2024, exécutée le 17 avril 2025 par laquelle il a été expulsé de son logement ;

2°) d'ouvrir une enquête sur le comportement des huissiers impliqués dans cette affaire, afin de sanctionner le non-respect de leurs obligations professionnelles ;

3°) de condamner l'administration à réparer le préjudice qu'il a subi en raison de la décision attaquée et de l'inaction de la chambre des huissiers de justice.

Il soutient que :

- l'expulsion est illégale dès lors qu'elle a été ordonnée pour la première fois le 7 novembre 2024, au cours de la trêve hivernale ;

- il a été expulsé le 17 avril 2025 sans que ses réclamations ne soient prises en compte par la chambre des huissiers de justice ;

- l'inaction de la chambre des huissiers de justice porte atteinte à ses droits fondamentaux et est constitutive d'un déni de justice.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code des procédures civiles d'exécution ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative ; () /4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ()/ 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.()".

2. Aux termes de l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution : " L'Etat est tenu de prêter son concours à l'exécution des jugements et des autres titres exécutoires. (.) ".

3. En premier lieu, la demande de M. A qui souhaite obtenir l'annulation de la décision du 7 novembre 2024, exécutée le 17 avril 2025 dans le cadre de la procédure d'expulsion dont il a fait l'objet, ne relève pas de la compétence du tribunal administratif mais de la compétence des juridictions de l'ordre judiciaire. Il y a lieu, dans ces conditions, de faire application des dispositions du 2° précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de rejeter les conclusions à fin d'annulation de M. A comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

4. En deuxième lieu, le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes qui tendent à l'annulation d'une décision administrative, à la condamnation de l'administration au paiement d'une somme d'argent ou, dans certaines hypothèses, notamment celles prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative, à ce que soit adressée une injonction à l'administration.

5. Il ressort des termes de sa requête que M. A demande au tribunal de bien vouloir ouvrir une enquête sur le comportement des huissiers de justice impliqués dans son expulsion, afin de sanctionner leurs manquements à leurs obligations professionnelles. Or, il n'appartient pas au juge administratif de connaître d'une telle demande.

6. Enfin, le requérant demande la condamnation de l'administration à réparer le préjudice qu'il a subi en raison de l'illégalité de la décision d'expulsion du 7 novembre 2024, exécutée le 17 avril 2025. Toutefois, les conclusions indemnitaires de M. A ne mentionnent pas le fondement de responsabilité de cette demande, et ne sont assorties d'aucun moyen permettant d'en apprécier le bien-fondé. En outre, M. A ne précise pas l'identité de la personne publique dont il entend engager la responsabilité.

7. Par suite, de telles conclusions sont irrecevables et peuvent être rejetées sur le fondement du 4° et du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Rennes, le 27 mai 2025.

Le président de la 3ème chambre,

signé

E. Berthon

La République mande et ordonne au préfet d'Ille-et-Vilaine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions